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    Le Québec fête les 100 ans du Devoir

    Une foule de lecteurs enthousiastes au marché Bonsecours; un gala empreint d'émotion clôture une journée faste

    11 janvier 2010 |Lisa-Marie Gervais | Médias
    Une rencontre historique s'est déroulée au marché Bonsecours entre les artisans du Devoir et les lecteurs à l'occasion des festivités qui ont marqué hier les 100 ans du journal.
    Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Une rencontre historique s'est déroulée au marché Bonsecours entre les artisans du Devoir et les lecteurs à l'occasion des festivités qui ont marqué hier les 100 ans du journal.
    Galeries photos de la journée
    Le Devoir reçoit au Marché Bonsecours. 10 janvier 2010 Le Devoir reçoit au Marché Bonsecours
    Cent ans, ça se fête. Et depuis quelque temps déjà, des reportages et des émissions spéciales partout dans les médias québécois et même d'ailleurs, la publication d'une édition du centenaire et d'un cahier spécial, entre deux tchin-tchin dans la salle de rédaction du journal, avaient donné le ton à ce grand anniversaire célébré par tout le Québec.

    La grande réception qui s'est tenue hier sous la présidence d'honneur de Jean Charest et l'ovation donnée au directeur du Devoir, Bernard Descôteaux, ont témoigné de toute l'affection dont jouit le quotidien. Mais le coup d'envoi des festivités du centenaire a véritablement été donné hier matin au marché Bonsecours, au cours d'une grande rencontre historique entre tous ceux qui, hier et aujourd'hui, participent de ce «petit miracle» et celui que nous appelons affectueusement l'«ami-lecteur». Dans cette reconstitution d'une salle de rédaction, autour d'un sympathique café croissant, les déclarations d'amour ont fusé, tendres effusions de ces coeurs fidèles aux artisans du Devoir. «On vous aime», a lancé une dame qui avait fait le chemin depuis Valleyfield pour venir rencontrer les journalistes.

    L'heure, qui était définitivement aux réjouissances, a donné lieu à des confidences et des manifestations d'appui indéfectible. «Le journal est unique et il mérite cette attention. Je suis venu ici aujourd'hui pour lui donner mon soutien. On se rend compte que d'autres journaux sont sujets à l'intervention de leurs propriétaires qui limitent la liberté des opinions», a soutenu Robert Roch, un Manitobain qui lit Le Devoir depuis son arrivée au Québec en 1971.

    L'organisateur des activités du centenaire, Michel Petit, s'est réjoui d'avoir vu autant de gens répondre à l'appel. «On avait fait le pari que les lecteurs allaient vouloir venir rencontrer les journalistes du Devoir. On s'attendait à quelques personnes, mais on a eu plus d'un millier. C'était génial. Une symbiose incroyable», a-t-il souligné.

    Ayant récolté de nombreux éloges de la part de ses collègues, des concurrents et des gens qui vouent un grand respect au Devoir, le directeur du journal, Bernard Descôteaux, a également tenu à rendre hommage à son tour aux artisans du journal, mais surtout aux lecteurs qui donnent un sens à cette belle histoire d'amour. «Vous renforcez notre sentiment d'être utiles et qu'on sert à quelque chose. Vos témoignages nous réconfortent», a-t-il déclaré à la foule non sans émotion.


    Une cérémonie festive

    Dans une certaine fébrilité, celle-là même qui précède les hommages des grandes fêtes, les quelque 500 invités du gala des cent ans du Devoir se pressaient fièrement dans le hall du marché Bonsecours où avait lieu le repas d'anniversaire, sous la présidence d'honneur du premier ministre du Québec, Jean Charest. «Le Devoir lui a lancé l'invitation et il a accepté spontanément et rapidement. Les gens du Devoir ont été très touchés», a relaté Michel Petit, qui a également dirigé les fêtes du 350e de Montréal.

    Parmi les convives, des politiciens dont 26 députés du provincial et du fédéral, l'ancien premier ministre Pierre Marc Johnson, la chef de l'opposition Pauline Marois, le maire de Montréal Gérald Tremblay, des représentants des milieux culturel, scientifique, syndical, dont le président de la FTQ, Michel Arsenault, la présidente du Mouvement Desjardins, Monique Leroux, ainsi que le cardinal Jean-Claude Turcotte et Pierre Karl Péladeau, qui étaient également à la table d'honneur.

    Le Devoir pouvait hier se vanter d'avoir beaucoup d'amis, même parmi les concurrents. Bon prince, l'éditorialiste de La Presse, dont les prises de position et les opinions divergent le plus souvent d'avec celles du Devoir, a loué les qualités du Devoir et parlé de Claude Ryan comme d'un modèle, presque un mentor.

    «La fierté c'est un peu cliché pour moi. Je ressens plutôt un contentement. C'est un bonheur de voir un ralliement de la société québécoise autour du Devoir», a souligné pour sa part l'ancienne directrice du Devoir, Lise Bissonnette.

    En fin de soirée, le copropriétaire du Canadien de Montréal, Andrew Molson, qui a célébré tout au long de la dernière année le centenaire de son club de hockey, a offert à M. Descôteaux un chandail du Tricolore arborant le numéro 100. Et Marie-Christine Lalande, jeune concurrente de l'émission spéciale de Tous pour un sur Le Devoir, a rejoint les convives à la Salle de la commune, les joues rosies par son triomphe.

    Des hommages de grandes personnalités du Québec, des témoignages d'affection sur toutes les lèvres et une sorte de vent de fierté mêlé d'une douce euphorie. Voilà qui commence bien un autre siècle pour Le Devoir.

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    Avec Marco Bélair-Cirino












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