La Presse est sauvée
Le syndicat des distributeurs entérine à son tour une entente de principe
Le dernier syndicat des employés de La Presse, celui des distributeurs, a entériné à son tour une entente de principe hier soir et du même coup assuré la continuité des opérations de l'entreprise.
La longue et douloureuse assemblée générale débutée en après-midi a été levée assez tard en soirée, tout près de l'échéance de l'ultimatum fixé par la direction pour la négociation à rabais des conventions collectives.
L'entente négociée a été acceptée par près de 83 % des membres, par 139 voix contre 29. Il était vraiment minuit moins quelques. La direction menaçait de «suspendre la publication» du quotidien le 1er décembre si elle n'arrivait pas à s'entendre avec tous les employés pour économiser un million par mois dans ses frais d'opération. Un autre million a été trouvé par diverses autres mesures, y compris l'élimination de l'édition du dimanche.
«Ça a été dur et pénible, a dit hier soir au Devoir Gilles Duguay, président du Syndicat des distributeurs. Ça a été difficile de convaincre les membres d'entériner les offres, mais la majorité a accepté l'évidence : nous ne pouvions pas aller plus loin. Nous ne pouvions pas déclencher un conflit de travail et y engager tous les autres employés et leurs familles.»
Les distributeurs sont chargés de la livraison du journal à partir de l'usine d'impression. Ils ont le plus perdu dans cette négociation sous forte pression. L'entente prévoit l'élimination de 25 des 102 postes permanents.
Les aides-distributeurs surnuméraires seront également affectés. Les premières demandes patronales signifiaient des saignées encore plus importantes. «Je trouve pénible que le propriétaire élimine des postes et coupe dans les conditions de travail des bas salariés, dit encore M. Duguay. Pendant ce temps la haute direction a droit à des salaires faramineux et à des bonis de rendement. C'est franchement révoltant.»
Trois autres syndicats de La Presse également affiliés à la CSN, dont les journalistes, ont accepté des ententes de principe la semaine dernière. Les membres des syndicats FTQ avaient fait le même choix le mois dernier. Tous ont consenti à revoir à la baisse leurs conditions de travail. Au total, les négociations concernaient plus de 600 employés.
La longue et douloureuse assemblée générale débutée en après-midi a été levée assez tard en soirée, tout près de l'échéance de l'ultimatum fixé par la direction pour la négociation à rabais des conventions collectives.
L'entente négociée a été acceptée par près de 83 % des membres, par 139 voix contre 29. Il était vraiment minuit moins quelques. La direction menaçait de «suspendre la publication» du quotidien le 1er décembre si elle n'arrivait pas à s'entendre avec tous les employés pour économiser un million par mois dans ses frais d'opération. Un autre million a été trouvé par diverses autres mesures, y compris l'élimination de l'édition du dimanche.
«Ça a été dur et pénible, a dit hier soir au Devoir Gilles Duguay, président du Syndicat des distributeurs. Ça a été difficile de convaincre les membres d'entériner les offres, mais la majorité a accepté l'évidence : nous ne pouvions pas aller plus loin. Nous ne pouvions pas déclencher un conflit de travail et y engager tous les autres employés et leurs familles.»
Les distributeurs sont chargés de la livraison du journal à partir de l'usine d'impression. Ils ont le plus perdu dans cette négociation sous forte pression. L'entente prévoit l'élimination de 25 des 102 postes permanents.
Les aides-distributeurs surnuméraires seront également affectés. Les premières demandes patronales signifiaient des saignées encore plus importantes. «Je trouve pénible que le propriétaire élimine des postes et coupe dans les conditions de travail des bas salariés, dit encore M. Duguay. Pendant ce temps la haute direction a droit à des salaires faramineux et à des bonis de rendement. C'est franchement révoltant.»
Trois autres syndicats de La Presse également affiliés à la CSN, dont les journalistes, ont accepté des ententes de principe la semaine dernière. Les membres des syndicats FTQ avaient fait le même choix le mois dernier. Tous ont consenti à revoir à la baisse leurs conditions de travail. Au total, les négociations concernaient plus de 600 employés.
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