Médias - Les journalistes de La Presse entérinent l'entente à 93 %
Les journalistes de La Presse ont entériné hier midi par un vote massif l'entente de principe intervenue la semaine dernière entre leur exécutif et la direction du quotidien de la rue Saint-Jacques. Approuvée à 93 %, l'entente qui abolit l'actuelle semaine de quatre jours n'en comporte pas moins quelques gains mineurs pour le syndicat de la rédaction.
Hier midi, les syndiqués ont finalement accepté à rebours l'instauration de la semaine de cinq jours (35 heures) plutôt que de quatre (32 heures), mais ont donné leur accord à une entente qui exempte du même coup les chroniqueurs et éditorialistes de baisses marquées de salaire.
Ces derniers, qui travaillent déjà cinq jours, verront plutôt leurs salaires gelés au moins jusqu'en 2014. Le salaire des journalistes subira le même sort d'ici 2011, mais sera majoré de 2 % par an en 2012 et 2013.
Ces traitements différents, source de divisions et de frictions au sein du syndicat, ont néanmoins reçu l'aval de la majorité. «Les gens sont soulagés d'avoir enfin une entente. On a tenté de faire comprendre que tous finissent par payer. Certains dès aujourd'hui, et d'autres plus tard», a soutenu hier Charles Côté, trésorier du syndicat et membre du comité de négociations.
Rappelons que la direction de La Presse réclamait au départ un gel généralisé des salaires et l'abandon de la semaine de quatre jours. L'entreprise avait menacé de suspendre la publication du journal dès le 1er décembre.
Les pourparlers des derniers jours ont néanmoins permis d'effectuer quelques gains pour le syndicat, dont l'intégration complète d'environ 25 journalistes de Cyberpresse au syndicat de la rédaction, ce qui leur garantira de bien meilleures conditions de travail. «C'est la fin d'un long combat de dix ans. Cela élimine aussi la possibilité d'effectuer des mises à pied à La Presse pour réembaucher ensuite au rabais les journalistes pour le site Internet», a soutenu hier M. Côté.
Le maintien de la semaine de quatre jours, avec salaire réduit, a aussi été obtenu à l'arraché pour ceux qui en feront la demande. «Au moins, les gens qui ne peuvent pas travailler cinq jours auront une possibilité de rester à quatre», a ajouté le porte-parole syndical. L'entente sabre toutefois allègrement les vacances, qui passeront de quatre à trois semaines par année, puis à cinq, mais seulement après 14 ans d'ancienneté plutôt que neuf. Une concession «qui fait mal», estime Charles Côté. Par contre, les journalistes jouiront de six nouvelles journées de congé mobiles par an.
Hier matin, le dernier des syndicats de La Presse et le plus menacé par des réductions de postes, celui de la distribution, a aussi approuvé une entente de principe qui sera votée lundi. Les syndiqués de l'informatique ont accepté l'entente de principe à l'unanimité, et les employés de bureau ont pour leur part entériné l'entente à 53 %.
Pour Caroline Jamet, vice-présidente aux communications, «ces ententes permettront d'avoir des bases solides pour les années à venir», afin que La Presse et Cyberpresse continuent de jouer un rôle essentiel en information.
Hier midi, les syndiqués ont finalement accepté à rebours l'instauration de la semaine de cinq jours (35 heures) plutôt que de quatre (32 heures), mais ont donné leur accord à une entente qui exempte du même coup les chroniqueurs et éditorialistes de baisses marquées de salaire.
Ces derniers, qui travaillent déjà cinq jours, verront plutôt leurs salaires gelés au moins jusqu'en 2014. Le salaire des journalistes subira le même sort d'ici 2011, mais sera majoré de 2 % par an en 2012 et 2013.
Ces traitements différents, source de divisions et de frictions au sein du syndicat, ont néanmoins reçu l'aval de la majorité. «Les gens sont soulagés d'avoir enfin une entente. On a tenté de faire comprendre que tous finissent par payer. Certains dès aujourd'hui, et d'autres plus tard», a soutenu hier Charles Côté, trésorier du syndicat et membre du comité de négociations.
Rappelons que la direction de La Presse réclamait au départ un gel généralisé des salaires et l'abandon de la semaine de quatre jours. L'entreprise avait menacé de suspendre la publication du journal dès le 1er décembre.
Les pourparlers des derniers jours ont néanmoins permis d'effectuer quelques gains pour le syndicat, dont l'intégration complète d'environ 25 journalistes de Cyberpresse au syndicat de la rédaction, ce qui leur garantira de bien meilleures conditions de travail. «C'est la fin d'un long combat de dix ans. Cela élimine aussi la possibilité d'effectuer des mises à pied à La Presse pour réembaucher ensuite au rabais les journalistes pour le site Internet», a soutenu hier M. Côté.
Le maintien de la semaine de quatre jours, avec salaire réduit, a aussi été obtenu à l'arraché pour ceux qui en feront la demande. «Au moins, les gens qui ne peuvent pas travailler cinq jours auront une possibilité de rester à quatre», a ajouté le porte-parole syndical. L'entente sabre toutefois allègrement les vacances, qui passeront de quatre à trois semaines par année, puis à cinq, mais seulement après 14 ans d'ancienneté plutôt que neuf. Une concession «qui fait mal», estime Charles Côté. Par contre, les journalistes jouiront de six nouvelles journées de congé mobiles par an.
Hier matin, le dernier des syndicats de La Presse et le plus menacé par des réductions de postes, celui de la distribution, a aussi approuvé une entente de principe qui sera votée lundi. Les syndiqués de l'informatique ont accepté l'entente de principe à l'unanimité, et les employés de bureau ont pour leur part entériné l'entente à 53 %.
Pour Caroline Jamet, vice-présidente aux communications, «ces ententes permettront d'avoir des bases solides pour les années à venir», afin que La Presse et Cyberpresse continuent de jouer un rôle essentiel en information.
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