Audiences du CRTC - Oui aux redevances, non à Radio-Canada
Pierre Karl Péladeau ne veut pas qu'une société d'État subventionnée participe au partage
Apportez-en, des redevances, mais que Radio-Canada ou Télé-Québec n'en touchent pas! Voilà vite résumée la position qu'a défendue hier le grand patron de Quebecor devant le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC). Pierre Karl Péladeau a carrément affirmé qu'il serait «scandaleux» qu'une société d'État touche des redevances des distributeurs de contenu télévisuel.
«Je trouverais ça simplement scandaleux, d'autant plus que ça servirait probablement à acheter plus de séries américaines, comme Radio-Canada le fait depuis des années avec Beautés désespérées, Chère Betty, Perdus, Frères et soeurs», a dit Pierre Karl Péladeau, président et chef de la direction de Quebecor Media. Naturellement, Radio-Canada dira toujours qu'elle manque d'argent... Même si on lui donnait des milliards de plus, elle en manquerait encore.»
Le président Péladeau a tenu la même position ferme à l'égard de Télé-Québec, le réseau soutenu par les fonds de l'Assemblée nationale. «C'est le même principe qui s'applique», a-t-il dit. D'ailleurs, pour sortir de leur marasme, si elles s'y trouvent, les télés d'État n'ont qu'à réclamer davantage de subventions des gouvernements, a ajouté M. Péladeau.
Le CRTC tient ses audiences à Gatineau, depuis lundi, sur l'épineuse question des redevances télévisuelles. Pour l'instant, les câblodistributeurs et les propriétaires de satellites ne les versent qu'aux chaînes spécialisées. Les télévisions généralistes veulent leur part avec d'autant plus d'insistance que les enveloppes publicitaires ou de subventions étatiques diminuent sans cesse.
Quebecor s'exprimait après les entreprises CTV, Rogers, Radio-Canada et Bell. L'entreprise québécoise a la particularité de posséder à la fois une télé généraliste (TVA) et un réseau de distribution par câble (Vidéotron). Son président a donc développé une ligne claire entre les deux positions, celle du contenant et celle du contenu.
Le conglomérat se dit contre une hausse des tarifs pour payer la nouvelle et éventuelle redevance aux télés généralistes, décrites par ailleurs comme des fondements non seulement du système audiovisuel, mais aussi de la «santé démocratique, culturelle, sociale et économique de notre société». Pierre Karl Péladeau a plutôt plaidé pour des parts calculées à la «valeur du signal», comme permettraient de la fixer objectivement les cotes d'écoute et le budget de programmation canadienne, par exemple.
Radio-Canada a demandé mardi que les câblodistributeurs versent des redevances à tous. Le président Hubert Lacroix a dit que les subventions versées par l'État ne changeaient pas la valeur intrinsèque de ses émissions, qui devraient donc, selon lui, être payées à leur juste valeur par les distributeurs de signaux. Lundi, le réseau CTV, le plus important du secteur privé au pays, a carrément menacé de fermer des stations régionales si les règles de distribution des redevances ne sont pas modifiées par le CRTC. En après-midi, le câblo Rogers a mis en garde contre une hausse des tarifs s'il lui faut verser des quotes-parts à davantage de chaînes. Les audiences se poursuivent jusqu'au 27 novembre.
«Je trouverais ça simplement scandaleux, d'autant plus que ça servirait probablement à acheter plus de séries américaines, comme Radio-Canada le fait depuis des années avec Beautés désespérées, Chère Betty, Perdus, Frères et soeurs», a dit Pierre Karl Péladeau, président et chef de la direction de Quebecor Media. Naturellement, Radio-Canada dira toujours qu'elle manque d'argent... Même si on lui donnait des milliards de plus, elle en manquerait encore.»
Le président Péladeau a tenu la même position ferme à l'égard de Télé-Québec, le réseau soutenu par les fonds de l'Assemblée nationale. «C'est le même principe qui s'applique», a-t-il dit. D'ailleurs, pour sortir de leur marasme, si elles s'y trouvent, les télés d'État n'ont qu'à réclamer davantage de subventions des gouvernements, a ajouté M. Péladeau.
Le CRTC tient ses audiences à Gatineau, depuis lundi, sur l'épineuse question des redevances télévisuelles. Pour l'instant, les câblodistributeurs et les propriétaires de satellites ne les versent qu'aux chaînes spécialisées. Les télévisions généralistes veulent leur part avec d'autant plus d'insistance que les enveloppes publicitaires ou de subventions étatiques diminuent sans cesse.
Quebecor s'exprimait après les entreprises CTV, Rogers, Radio-Canada et Bell. L'entreprise québécoise a la particularité de posséder à la fois une télé généraliste (TVA) et un réseau de distribution par câble (Vidéotron). Son président a donc développé une ligne claire entre les deux positions, celle du contenant et celle du contenu.
Le conglomérat se dit contre une hausse des tarifs pour payer la nouvelle et éventuelle redevance aux télés généralistes, décrites par ailleurs comme des fondements non seulement du système audiovisuel, mais aussi de la «santé démocratique, culturelle, sociale et économique de notre société». Pierre Karl Péladeau a plutôt plaidé pour des parts calculées à la «valeur du signal», comme permettraient de la fixer objectivement les cotes d'écoute et le budget de programmation canadienne, par exemple.
Radio-Canada a demandé mardi que les câblodistributeurs versent des redevances à tous. Le président Hubert Lacroix a dit que les subventions versées par l'État ne changeaient pas la valeur intrinsèque de ses émissions, qui devraient donc, selon lui, être payées à leur juste valeur par les distributeurs de signaux. Lundi, le réseau CTV, le plus important du secteur privé au pays, a carrément menacé de fermer des stations régionales si les règles de distribution des redevances ne sont pas modifiées par le CRTC. En après-midi, le câblo Rogers a mis en garde contre une hausse des tarifs s'il lui faut verser des quotes-parts à davantage de chaînes. Les audiences se poursuivent jusqu'au 27 novembre.
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