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Ça presse à La Presse

Plus que 12 jours avant la fermeture du quotidien

Stéphane Baillargeon   18 novembre 2009  Médias
Les négociations et les assemblées se succèdent à La Presse, alors qu'approche l'échéance fatidique fixée au 1er décembre par la direction pour en venir à une entente avec tous les syndicats de l'entreprise.

Une nouvelle rencontre patronale-syndicale a lieu aujourd'hui avec les employés de la distribution, ceux qui ont le plus à perdre dans le cadre des présents pourparlers. Les journalistes de La Presse et de Cyberpresse et ceux de deux autres syndicats se réuniront samedi, en plénière, pour discuter des propositions patronales concernant le régime d'assurance et le plan de retraite. Ils poursuivront les délibérations en unités autonomes.

«Nous sommes dans le dernier droit, dit au Devoir le journaliste Rudy Le Cours, porte-parole de l'intersyndicale CSN. Nous savons quelle est l'ampleur du gouffre et les réunions devraient nous permettre de tendre des passerelles.»

Les mandataires de la direction et les représentants des quelque 500 employés toujours sans entente de principe ont été réunis à deux reprises par un conciliateur, samedi et mercredi derniers. «Ces tentatives de rapprochement ont donné lieu à des clarifications, mais pas à des échanges de textes, dit encore M. Le Cours. Le conciliateur est en pourparlers avec les deux parties plusieurs fois par jour. Je demeure très confiant pour une nouvelle rencontre avec la direction avant l'assemblée générale. Il y a une volonté des syndiqués d'en arriver à une entente négociée et je pense que l'employeur le souhaite aussi.»

Par ailleurs, les 253 syndiqués du Journal de Montréal, eux, demeurent dans l'impasse. Ils ont manifesté hier devant le siège de la Caisse de dépôt et placement, où Pierre Karl Péladeau, patron de Quebecor et propriétaire du quotidien, prononçait une allocution.

La semaine dernière, les «lockoutés» ont appris que la direction du journal balaie leur proposition déposée devant un conciliateur pour reprendre les négociations. Les patrons y ont même vu un recul «à certains égards», par exemple au chapitre des «réductions d'effectifs» que refuserait toujours le syndicat, sauf sur une base de départs volontaires.
 
 
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