Tribune de la presse: les avocats de Quebecor montent au front
Les procureurs de Quebecor ont écrit au président de la Tribune de la presse de Québec pour lui souligner que, selon leur interprétation, le refus d'accréditer deux journalistes du Journal de Québec brime «l'exercice de la liberté de presse et du droit du public à l'information». Des copies de la lettre datée de mercredi, dont Le Devoir a obtenu copie, ont été envoyées aux 125 députés de l'Assemblée nationale.
Les avocats de l'empire de presse demandent au président de la Tribune, Pierre Duchesne, de la télévision de Radio-Canada, d'obtenir pour les journalistes exclus «une accréditation temporaire, avec tous les privilèges consentis aux membres réguliers de la Tribune». Le tout, sous réserve du règlement définitif de l'affaire, évidemment. La Tribune de la presse a expliqué hier au Devoir qu'elle attendait «la décision du président de l'Assemblée nationale sur le fond du dossier» avant de réagir.
La Tribune a décidé le mois dernier de modifier ses statuts pour reporter l'étude de demandes d'accréditation provenant d'un consortium médiatique en conflit de travail. C'est le cas de Quebecor, également propriétaire du Journal de Québec, qui a imposé un lockout au Journal de Montréal au début de l'année.
Les procureurs du cabinet Fasken Martineau attendent toujours la décision du président de l'Assemblée nationale dans ce dossier. Le président délègue ses pouvoirs d'accréditation à la Tribune depuis plus d'un siècle.
Un reporter peut cependant demander une accréditation journalière tout en indiquant chaque fois au président de la Tribune la raison de sa requête. «Qu'en serait-il s'il doit aller rencontrer à l'Assemblée nationale des sources à qui il a promis la confidentialité?», demandent les avocats, qui répètent que la conduite de Pierre Duchesne réprime «l'exercice de droits fondamentaux».
Les avocats de l'empire de presse demandent au président de la Tribune, Pierre Duchesne, de la télévision de Radio-Canada, d'obtenir pour les journalistes exclus «une accréditation temporaire, avec tous les privilèges consentis aux membres réguliers de la Tribune». Le tout, sous réserve du règlement définitif de l'affaire, évidemment. La Tribune de la presse a expliqué hier au Devoir qu'elle attendait «la décision du président de l'Assemblée nationale sur le fond du dossier» avant de réagir.
La Tribune a décidé le mois dernier de modifier ses statuts pour reporter l'étude de demandes d'accréditation provenant d'un consortium médiatique en conflit de travail. C'est le cas de Quebecor, également propriétaire du Journal de Québec, qui a imposé un lockout au Journal de Montréal au début de l'année.
Les procureurs du cabinet Fasken Martineau attendent toujours la décision du président de l'Assemblée nationale dans ce dossier. Le président délègue ses pouvoirs d'accréditation à la Tribune depuis plus d'un siècle.
Un reporter peut cependant demander une accréditation journalière tout en indiquant chaque fois au président de la Tribune la raison de sa requête. «Qu'en serait-il s'il doit aller rencontrer à l'Assemblée nationale des sources à qui il a promis la confidentialité?», demandent les avocats, qui répètent que la conduite de Pierre Duchesne réprime «l'exercice de droits fondamentaux».
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