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Ego inc.

Pour se vendre, faut-il se transformer soi-même en marque, comme certains journalistes ?

Stéphane Baillargeon   27 octobre 2009  Médias
Le journaliste Dominic Arpin se met lui-même en marché grâce aux nouvelles technologies.
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Le journaliste Dominic Arpin se met lui-même en marché grâce aux nouvelles technologies.
Le journaliste Dominic Arpin est une marque et s'en plaint d'autant moins qu'il n'en demande pas plus. Chroniqueur, animateur et blogueur vedette, il a quitté il y a deux ans son emploi de TVA, «permanent, syndiqué et grassement payé pendant une décennie», précise-t-il. Depuis, il est devenu un média à lui tout seul, une «petite, petite entreprise de presse» dont toute la crédibilité repose sur sa renommée personnelle. Sa marque, quoi.

«L'époque où un journaliste pouvait espérer rentrer dans une salle de presse et y décrocher une job permanente jusqu'à sa retraite en bénéficiant d'une tonne d'avantages sociaux et de six semaines de vacances est terminée à mon sens, a-t-il dit la semaine dernière à une table ronde sur l'avenir du journalisme, organisée à la conférence Webcom Montréal 2009. Les journalistes qui vont survivre à la crise auront compris qu'ils sont eux-mêmes un média. Ils sont multimédias, multiplateformes aussi.

Ils ont un blogue, un profil sur Twitter et Facebook, ils placent leurs reportages sur YouTube, ils enregistrent des podcasts, ils ont des antennes à la télé, à la radio, dans les journaux et les magazines. Les journalistes qui ont un avenir sont des marques.»

Le personal branding

Dans le même sens, l'Américain Michael Arrington, fondateur du blogue TechCrunch, se demandait récemment si les cinquante meilleurs journalistes du New York Times ne devraient pas quitter le quotidien en difficultés financières pour se lancer dans les affaires sur Internet en misant sur leur renom. Les Américains ont d'ailleurs forgé l'expression «personal branding» pour décrire ce phénomène qui dépasse largement celui des reporters et des chroniqueurs.

Tout compte ironique fait, la Montréalaise Naomi Klein, égérie de l'altermondialisme depuis No Logo, une brique contre «la tyrannie des marques» parue en janvier 2000 et traduite en 28 langues, semble elle-même être devenue une marque. Elle a son blogue, ses vidéos sur YouTube («Broadcast yourself», dit le slogan), ses millions de références googlelisables. Comme une mini Nike, quoi.

«Le personal branding, c'est du mixmarketing, avec les mêmes variables, le produit, son prix, sa distribution, sa promotion, explique la spécialiste du marketing Internet Michelle Blanc. Le branding, c'est de la célébrité sous un autre nom. Cette renommée est fournie par les autres, et les nouveaux médias permettent de multiplier les chances d'entrer en contact.»

Mme Blanc, elle-même une «marque» réputée de son milieu spécialisé, confie avoir reçu en consultation «plusieurs journalistes québécois» intéressés par leur propre mise en marché. «Des éditorialistes en particulier, parce qu'ils sont inquiets, dit la consultante, en gardant les noms de ses célèbres clients pour elle. Je leur ai dit que l'éditorial et la chronique font encore vendre. Je leur ai dit que s'ils avaient une opinion forte, ils n'avaient pas à craindre. Le fait journalistique en lui-même n'a plus de valeur. L'enquête en a, le reportage de proximité aussi, et puis la réflexion, la valeur ajoutée, quoi.»

Patrick Lagacé ou Richard Martineau l'ont compris: ils surchroniquent, ils omnicommentent, ils überbloguent, sur tout et n'importe quoi. «Ces gens ont optimisé leur marque», dit encore Mme Blanc. Elle explique alors que si un journaliste a besoin de deux sources pour confirmer une nouvelle, son milieu en réclame trois pour authentifier une réputation. «Il faut trois sources en marketing pour confirmer une décision d'achat dans l'esprit du consommateur. Dans ce cas, un journaliste de marque devra passer dans le journal, avoir sa chronique à la télé et son blogue, par exemple.»

Bref, «la crédibilité est fournie par les autres». Un média en donne, et un réseau en donne beaucoup. Foglia était une vedette et un nom bien avant l'invention du Web. Pierre Bruneau et Bernard Derome aussi. Seulement, les nouvelles technologies multiplient les occasions de se vendre, comme le savon à barbe. «Le journaliste doit maintenant savoir se mettre en marché autant que fouiller une histoire, résume Dominic Arpin. Il doit être un homme-orchestre et jouer de plusieurs instruments à la fois.»

L'armée de réserve

Franchement, les patrons n'en demandent pas moins, ceux des médias comme tous les autres, ou presque.

«On peut voir dans le personal branding une nouvelle façon de se vendre, mais c'est une approche superficielle qui n'explique pas le phénomène qui date d'une bonne vingtaine d'années déjà, dit Sid Ahmed Soussi, professeur du département de sociologie de l'UQAM, sociologue du travail et des organisations. Il faut plutôt y voir un nouveau discours dominant des organisations qui va de pair avec la qualité totale ou l'excellence. Il faut surtout mettre le phénomène en relation avec les transformations réelles du travail et des stratégies de gestion du travail.»

Avant, le bon vieux capitaliste développait une «stratégie de gestion» à long terme, avec l'idée de rentabiliser son investissement régulièrement et à long terme. La financiarisation de l'économie a accéléré la recherche du profit à court terme par des managers. «Cette mutation a influé sur le mode d'organisation du travail, reprend le sociologue. Avant, le travail était organisé par le taylorisme. Maintenant, le travail est externalisé, à l'extérieur du pays et à l'extérieur des entreprises.»

C'est le royaume du pigiste professionnel embauché pour des projets ponctuels, de plus en plus courts d'ailleurs. Le rapport salarial collectif (et le syndicat, cette vieille affaire très XIXe siècle) disparaît alors au profit de contrats générés par les réseaux. Bref, «l'armée de réserve du capital» des vieux marxistes entre en guerre contre elle-même dans un impitoyable système darwinien où ne survivent que les «marques» les mieux adaptées.

«Pour affirmer son identité professionnelle, il ne reste plus que le réseau, c'est-à-dire cette production d'images de soi renvoyée à autrui dans un marché du travail très, très volatil», explique encore le professeur Soussi. Il précise qu'en Allemagne et en Europe du Nord, la mutation du salarié en prolétaire du branding prend beaucoup moins parce que les vieilles solidarités, syndicales notamment, persistent et résistent.

«La transformation de l'individu en marque témoigne d'un énorme processus de précarisation du travail, dit-il. Cette situation hyperconcurrentielle des travailleurs entre eux sur les réseaux s'avère très profitable pour les entreprises qui ont intérêt à entretenir cette précarité d'une main-d'oeuvre parfois de très haute qualification.»

Dominic Arpin est du lot, par choix, en toute conscience. Il avoue ne pas avoir encore trouvé le moyen de monnayer adéquatement sa marque de très haute tenue.

«Je suis tout seul, dit-il en entrevue au Devoir. Je suis propriétaire du blogue et je paye pour son hébergement. Je prends mes photos. Je le dis très honnêtement: mon blogue ne me permettrait pas de vivre. Mais c'est une clé qui m'ouvre des portes plus payantes. Le blogue cimente mes extensions. Je dis d'ailleurs aux jeunes qui sortent des écoles de journalisme de foncer. "Faites-vous les dents, faites-vous connaître, démarquez-vous parce que vous êtes comme une petite marque de commerce".»
 
 
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  • Patrick Lavoie - Abonné
    27 octobre 2009 08 h 50
    Main-d'oeuvre hyperqualifiée à petit prix
    C'est exactement ça. Je suis compositeur de musique pour la publicité. Les agences engagent un nom, une marque, question de fiabilité, et cette entreprise sous-contracte à un compositeur, qui lui, supporte tous les risques, la production, l'embauche de musiciens, l'enregistrement, le mix et tout... Chaque travailleur se retrouve en compétition l'un l'autre sans pitié, à la merci des agences qui les embauche. Parfois, les entreprises qui accaparent les contrats de musique et qui délèguent en fait à un sous-contractant vont jusqu'à signer leur nom pour récolter les droits d'auteurs et même (cas extrême, mais je l'ai déjà vu)déclarer leur «prestation instrumentale» à la guilde, sous leur nom!!!
    La fameuse liberté du travailleur autonome devient soudainement une esclave du système capitaliste, en situation perpétuellement précaire, celui-ci étant donc prêt à tout pour survivre: baisser ses prix, pirater la majorité de ses logiciels, sous-payer les musiciens, abandonner ses droit d'auteurs...
    Et on parle ici des meilleurs musiciens et compositeurs... La crème de la crème. Imaginez le reste...
    Et ce n'est pas tout! Depuis quelques temps, la fameuse marque musicale (que ce soit un compositeur connu ou une entreprise qui sous-contracte et exploite)est confronté à une calamité: les soumissions à l'infini... Les agences prennent peu à peu l'habitude de faire «pitcher» (soumissionner) plusieurs «marque» sans les payer. Ce qui signifie que jusqu'à 15 musiciens-compositeurs doivent produire gratuitement une musique pour l'agence, qui se permettra, dans bien des cas, de recommencer le processus deux ou trois fois, sans se gêner, pour finalement n'en choisir qu'une, donc,n'en payer qu'une!!!
    Le système capitaliste est une recette pour le retour à la dictature (toujours plus avec moins...)
    On est carrément dans une jungle où tout est permis.
    Le première chose à faire est d'en parler, mais c'est la loi du silence...
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  • Michel Mongeau - Inscrit
    27 octobre 2009 09 h 29
    Du logos banalisé
    Quel discours ennuyant!Quelle récupération marchande de la parole! À se nourrir de l'obsession du paraître, on oublie le profond respect dû à la parole mesurée, informée, patiente! Allez bavards, marchands, bruiteurs, butineurs, répandez vos insignifiances sur la toile de Babel...
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  •  
  • Michel Chayer - Inscrit
    27 octobre 2009 09 h 59
    Dominic qui ?
    Dominic qui ?

    Jamais entendu parler de lui, et pourtant je lis les journaux tous les jours !

    Ah ! Les manchettes de TVA ?

    Elles sont aussi captivantes que la tonne de publicité qui accompagne cette litanie de faits divers.
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  •  
  • Fernand Foisy - Abonné
    27 octobre 2009 10 h 17
    TOUS POUR UN ET UN POUR UN....
    Voilà bien la mentalité qui se répand comme le mal de la peste. Chacun pour soi comme si nous habitions tous sur une île déserte, tout seul chacun sur notre île. Ça fait dur en crisse.
    Vivez seul et vous mourrez seul. Car c'est bien connu les cimetières sont remplis de gens indispensables. Lâchez pas les égos, les vers vous attendent, mais attention eux ils travaillent regroupés eux....
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  •  
  • Diane Massicotte - Inscrite
    27 octobre 2009 10 h 34
    marque de commerce personnelle
    En plein dans l'ère du temps.
    Pour poursuivre la réflexion, je vous invite à lire ce texte qui résume bien les 8 lois du.. personal branding:

    http://personalbranding.unblog.fr/2008/06/15/les-8

    diane Massicotte
    http://lebloguedediane.blogspot.com
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  •  
  • Jean Thivierge - Abonné
    27 octobre 2009 10 h 45
    ...et la dépression à la fin de vos jours
    J'ai fait ce métier très noble de journaliste pendant plus de 30 ans à Radio-Canada. Je ne suis pas un dinosaure de l'information pour autant. J'ai vu venir la vague de l'internet bien longtemps avant de prendre ma retraite (forcée) il y a deux ans. J'ai travaillé dans un monde où l'indépendance journalistique était la pierre d'assise de la profession. Quand je lis cet article (Ego inc.)je sens une énorme confusion des genres. On parle maintenant de la mise en marché des journalistes. Foutaise. Exit l'indépendance journaliste. On ne peut plus parler d'indépendance journalistique quand l'objectif de cette démarche est d'abord de plaire à un public pour s'en mettre plein les poches. La vérité dérange, enrage parfois, révolte souvent mais elle est rarement plaisante. Si l'objectif de la personne qui fait du journalisme est de plaire au public alors il y a une énorme confusion des genres et je ne pense pas qu'on puisse parler encore parler d'indépendance journalistique. On peut parler de communicateur privé, d'entertainer, mais pas de journaliste. Quelqu'un a déjà dit à propos d'une certaine façon de faire du journalisme "Don't let the facts interfer with a good story" qu'on pourrait traduire librement de la façon suivante "Ne vous laissez pas emmerder par les faits (ou la vérité) dans la mesure où vous avez une bonne histoire à raconter". Des gens se sont battus et certains sont morts en se battant contre l'arbitraire patronale dans les entreprises de presse. Aujourd'hui, ce serait l'arbitraire du marketing journalistique qui dicterait la voie à suivre. Non merci. Le balancier va trop loin. J'aimerais bien voir dans quelques années ce que seront devenus ces nouveaux journalistes-blogueurs-vedettes en mal de marketing de leur extrême polyvalence. Ils seront à bout de souffle, vidés de leur substance, on les aura assez vus, lus ou entendus. Leur auto-marketing ne sera qu'un mauvais souvenir et ils n'auront peut-être même plus les ressources nécessaires pour se payer quelques consultations chez un psychiatre pour les aider à surmonter la dépression qui les affligera. Pendant ce temps-là, il y aura encore quelques obscurs journalistes sincères qui chercheront la vérité qui dérange et qui un jour prendront leur retraite en se disant qu'ils ont fait du bon travail et qu'ils méritent bien leur prestation de retraite durement gagnée.

    Jean Thivierge
    jeanthivierge@hotmail.com
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  •  
  • Alain Bonin - Abonné
    27 octobre 2009 11 h 10
    Précarité
    Cela ne met pas les journalistes dans une position de faiblesse objective face aux entreprises d'informations? C'est un pensez y bien pour le futur.
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  •  
  • jean julien - Inscrit
    27 octobre 2009 12 h 12
    Le moi INC
    Pendant presque 3 ans, alors que je travaillais comme coach auprès d'une entreprise d'entrainement (http://www.rcee-cpfn.ca/), j'ai pris comme habitude d'appliquer la méthode de "personal branding" proposé par Sylvain Boudreau: le Moi inc,
    http://www.sylvainboudreau.com/Details_LeMoi_inc.p

    c'est d'ailleurs ce qui m'a rapproché également de Mitch Joel, Mentor et personal branding.

    http://www.twistimage.com/blog/archives/your-blog-
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  •  
  • Zach Gebello - Inscrit
    27 octobre 2009 14 h 17
    C'est une farce ?
    Je viens de visiter son blogue. C'est pour les p'tites filles !

    Manque juste les articles sur l'épilation des jambes !
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  •  
  • Normand Desjardins - Abonné
    27 octobre 2009 16 h 10
    Réflexion...
    "il a quitté il y a deux ans son emploi de TVA, «permanent, syndiqué et grassement payé pendant une décennie», précise-t-il.!"

    Et c'est honorable? Intelligent? rend-t-il service à sa profession et à sa société? Fait-il un meilleur travail depuis qu'il est sans moyen? J'en doute.

    L'éloge de l'individualisme à outrance.... C'est un mépris des meilleures conditions acquises en groupe. Loin de sa tribu, on meurt seul. Édifiant.
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  •  
  • Diane Massicotte - Inscrite
    27 octobre 2009 21 h 25
    réaction au texte de M. Patrick Lavoie
    M Lavoie, vous avez tellement raison.
    L'exploitation que vous décrivez pour les musiciens par les agences de pub est aussi le même modèle utilisé pour les attachées de presse pigistes, par les maisons d'édition, entre autres.
    On nivelle par le bas... et on trouve toujours une junior pour accepter le plus bas des cachets.
    Ensuite, on se demande pourquoi on ne vend pas autant de livres qu'avant!
    diane Massicotte, blogueuse libre
    http://lebloguedediane.blogspot.com
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  •  
  • Christine Plante - Inscrite
    28 octobre 2009 18 h 12
    Tout le monde fait sa pub
    Je vous invite à lire un article que j'ai publié la veille de la parution de Ego inc. au sujet du people branding. Quel hasard, M. Baillargeon!

    http://delapubetdesbillets.blogspot.com/2009/10/hu
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  •  
  • Marie-Claude Ducas - Inscrite
    28 octobre 2009 22 h 59
    S'il n'était question que de branding...
    Cette histoire de "personal branding" n'est pas si nouvelle. On a entre autres attiré mon attention sur cet article paru dasn Fast Company il y a 10 ans: http://www.fastcompany.com/magazine/10/brandyou.ht
    Mais dans cet article, on parle aussi de bien autre chose: à savoir les bouleversements dans le monde du travail en général, et celui des médias en particulier. Mais c'est vrai que tout cela est lié, finalement. Et, nouveau ou pas, cela prend une ampleur inégalée. Et on ne sait pas jusqu'où tout cela pourra aller.
    http://marieclaudeducas.infopresse.com/2009/10/28/
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  •  
  • Beat Richert - Inscrit
    3 novembre 2009 11 h 49
    Invitation à notre table ronde sur le même sujet ce jeudi 5 novembre
    Merci Stéphane pour cet article intéressant. Chez Ressac Media, nous nous posons pleins de questions sur la relation triangulaire entre les blogueurs, les journalistes traditionnels et les marques. Pour pouvoir élaborer des réponses, nous ouvrons les portes et organisons un 5 à 7 dans nos bureaux ce jeudi. Je vous invite cordialement à y participer. Pour plus de détails, veuillez visiter l'article sur notre blogue:

    http://www.ressacmedia.com/blog/evenements-confere
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