À la télévision dimanche le 25 octobre - « Aujourd'hui je n'ai que 13 cents en poche... »
À retenir
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Prokofiev: le journal inachevé
Artv, 20h
Un compositeur nous parle. Il s'appelle Serge Prokofiev et c'est l'un des plus grands créateurs de la musique au XXe siècle. Dans ses carnets intimes, lus au fil de ce remarquable documentaire, on entend cette phrase qui glace le sang: «Aujourd'hui je n'ai que 13 cents en poche... » La misère de Prokofiev en exil aux États-Unis ne durera pas trop longtemps. Un contrat avec la société de pianos mécaniques Duo Art lui assurera un matelas financier rassurant. Mais cette phrase résonne pour qui se souvient de l'état de dénuement absolu, trente ans plus tard dans ce même pays, d'un créateur d'une dimension au moins équivalente: Béla Bartók. La misère coûtera la vie au compositeur hongrois.
Le film de Yosif Feyginberg, produit en France en 2008, est admirablement écrit, avec des documents visuels précieux, une illustration sonore juste et habile et — chose rarissime — des analyses et témoignages synthétiques, érudits et pertinents. Cette période importante dans la vie de Prokofiev, de la fuite de 1918 au retour en Russie en 1936, est documentée pour la toute première fois à partir des carnets de Prokofiev, récemment révélés. Ils sont truffés d'analyses lapidaires et pertinentes, cinglantes comme peut l'être sa musique. Ces notes nous révèlent les mots de Prokofiev, son esprit analytique, son regard sur des personnages importants de son temps; sur sa vie à Paris aussi. On le voit ainsi craindre une alliance Diaghilev-Auric-Poulenc, témoigner de sa relation avec Stravinski, etc.
Voilà un documentaire musical essentiel, comme on en reçoit une demi-douzaine par décennie.
La soirée se poursuit avec un documentaire sur la Symphonie Pathétique de Tchaïkovski.
Le film de Yosif Feyginberg, produit en France en 2008, est admirablement écrit, avec des documents visuels précieux, une illustration sonore juste et habile et — chose rarissime — des analyses et témoignages synthétiques, érudits et pertinents. Cette période importante dans la vie de Prokofiev, de la fuite de 1918 au retour en Russie en 1936, est documentée pour la toute première fois à partir des carnets de Prokofiev, récemment révélés. Ils sont truffés d'analyses lapidaires et pertinentes, cinglantes comme peut l'être sa musique. Ces notes nous révèlent les mots de Prokofiev, son esprit analytique, son regard sur des personnages importants de son temps; sur sa vie à Paris aussi. On le voit ainsi craindre une alliance Diaghilev-Auric-Poulenc, témoigner de sa relation avec Stravinski, etc.
Voilà un documentaire musical essentiel, comme on en reçoit une demi-douzaine par décennie.
La soirée se poursuit avec un documentaire sur la Symphonie Pathétique de Tchaïkovski.
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