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«Plus que cinq semaines pour sauver La Presse»

L'éditeur du quotidien dépose son «offre finale» et réitère ses menaces de fermer le journal

Stéphane Baillargeon   23 octobre 2009  Médias
Rien ne va plus à La Presse. Les négociations sont rompues et la direction sert le même ultimatum à ses employés: l'offre «finale et globale» est à prendre ou le journal cessera de paraître le 1er décembre.

Le président et éditeur Guy Crevier a fait directement savoir hier aux employés du quotidien montréalais qu'il cessait les négociations en secret pour déposer son offre finale de règlement. La sommation se retrouve dans une lettre intitulée «Plus que cinq semaines pour sauver La Presse». Le ton est solennel et alarmiste: «Le temps presse. Le 1er décembre est près de nous. Le sablier s'écoule et il ne pourra être retourné. [...] La décision vous appartient.»

Les deux parties négociaient à huis clos depuis le début de septembre. La direction a partagé des informations financières avec les syndicats au cours des derniers jours. «Tous ces chiffres convergent vers une conclusion, écrit encore M. Crevier. Le modèle d'affaires de La Presse [...] ne tient plus la route.»

L'éditeur parle d'un recul des revenus de 14,5 % en 2009 par rapport à l'an dernier. Le déficit des régimes de retraites impliquerait des versements de l'employeur totalisant plus de 100 millions d'ici 2016.

L'offre patronale comprend le retour à la semaine de travail de cinq jours pour tous et implique le départ de 48 employés du secteur de la distribution. Les compensations offertes vont jusqu'à 100 000 $ pour les trois quarts de ces départs.

Dans un communiqué conjoint publié hier soir, les huit syndicats représentants quelque 600 membres déplorent le fait que l'employeur ait rompu les négociations. Sept organisations syndicales auraient déjà accepté la principale demande concernant la semaine de travail, après le rejet patronal de propositions alternatives, y compris une diminution de salaire de 10 % en lieu et place du nouvel horaire.

Les syndiqués seront informés «du déroulement et de l'état des négociations» dans les prochains jours. Ils devront se prononcer «sur la suite des choses» lors d'assemblées générales, annonce le texte.
 
 
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  • André Michaud - Inscrit
    23 octobre 2009 11 h 31
    Réalisme des boss syndicaux??
    M.Desmarais est habitué à perdre de l'argent avec La Presse, mais en bon homme d'affaires il ne peut se permettre de perdre trop. Les employés de la Presse sont parmis les employées les mieux traités au Québec; autant au niveau salaires que bénéfices marginaux.Même les gouvernements ne donnent pas autant d'avantages à leurs employés...Même les primes de départ sont très avantageuses...

    Devant la baisse majeure de revenus, tous les journeaux du monde doivent couper ou fermer.Il n'y a pas une semaine ou l'on ne voit pas à travers le monde des journeaux avec des problèmes de revenus...L'arrivée des chaines d'information continues (RDI , LCN, CNN...) et l'Internet ont changé les habitudes des consommateurs. Les producteurs de papier journal ferment leurs usines, une après l'autre...

    Si les boss syndicaux ne font pas preuve de réalisme ils se tireront dans le pied et obligeront La Presse à fermer ses portes.
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  • Pierre François Gagnon - Inscrit
    23 octobre 2009 16 h 00
    Un catalogue d'info-divertissement!
    A vouloir faire dans la jaunisse rose bonbon, La Presse n'est plus qu'un gros catalogue fourre-tout d'info-divertissement à la solde des ultradroitistes fédéralistes. Je leur souhaite de couler à pic comme ils le méritent, sous les coups de butoir du Marché-providence qu'ils prêchent pour tout le monde sauf pour eux... Le 21e siècle a grand besoin de connaître un renouveau démocratique tant dans la presse que dans la société civile et au gouvernement. Il restera toujours le Journal de Montréal pour divertir le plus grand nombre, et Le Devoir pour défendre un vrai journalisme engagé. La disparition de La Presse lui profiterait énormément. C'est à son tour, je crois, je prendre le haut du pavé au Québec!
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  • François-Luc Valiquette - Abonné
    10 novembre 2009 14 h 52
    La perte ne serait pas si importante
    La presse, que voilà un journal qui a énormément, et malheureusement, évolué dans une très mauvaise direction. À la solde de l'empire Desmarais et de sa clique de fédéralistes à tout crin, ce journal a depuis longtemps perdu le lustre de ses tout débuts. N'oublions pas que c'est Desmarais, un milliardaire franco-ontarien qui a bâti son empire sur le dos des Québécois et qui a déjà dit que jamais un de ses journaux ne se prononcerait en faveur de la souveraineté, elle est où la liberté de presse au Québec, qui tire les ficelles au bout du compte. N'en doutez point, s'il tue La Presse, ce ne sera que pour la rescuciter sous un autre nom qui chapeautera un journal non syndiqué. Si La Presse doit mourir, le Québec n'y perdra pas grand chose. À quand un gouvernement avec des couilles qui brisera l'empire des journaux de Desmarais?
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