«Plus que cinq semaines pour sauver La Presse»
L'éditeur du quotidien dépose son «offre finale» et réitère ses menaces de fermer le journal
Rien ne va plus à La Presse. Les négociations sont rompues et la direction sert le même ultimatum à ses employés: l'offre «finale et globale» est à prendre ou le journal cessera de paraître le 1er décembre.
Le président et éditeur Guy Crevier a fait directement savoir hier aux employés du quotidien montréalais qu'il cessait les négociations en secret pour déposer son offre finale de règlement. La sommation se retrouve dans une lettre intitulée «Plus que cinq semaines pour sauver La Presse». Le ton est solennel et alarmiste: «Le temps presse. Le 1er décembre est près de nous. Le sablier s'écoule et il ne pourra être retourné. [...] La décision vous appartient.»
Les deux parties négociaient à huis clos depuis le début de septembre. La direction a partagé des informations financières avec les syndicats au cours des derniers jours. «Tous ces chiffres convergent vers une conclusion, écrit encore M. Crevier. Le modèle d'affaires de La Presse [...] ne tient plus la route.»
L'éditeur parle d'un recul des revenus de 14,5 % en 2009 par rapport à l'an dernier. Le déficit des régimes de retraites impliquerait des versements de l'employeur totalisant plus de 100 millions d'ici 2016.
L'offre patronale comprend le retour à la semaine de travail de cinq jours pour tous et implique le départ de 48 employés du secteur de la distribution. Les compensations offertes vont jusqu'à 100 000 $ pour les trois quarts de ces départs.
Dans un communiqué conjoint publié hier soir, les huit syndicats représentants quelque 600 membres déplorent le fait que l'employeur ait rompu les négociations. Sept organisations syndicales auraient déjà accepté la principale demande concernant la semaine de travail, après le rejet patronal de propositions alternatives, y compris une diminution de salaire de 10 % en lieu et place du nouvel horaire.
Les syndiqués seront informés «du déroulement et de l'état des négociations» dans les prochains jours. Ils devront se prononcer «sur la suite des choses» lors d'assemblées générales, annonce le texte.
Le président et éditeur Guy Crevier a fait directement savoir hier aux employés du quotidien montréalais qu'il cessait les négociations en secret pour déposer son offre finale de règlement. La sommation se retrouve dans une lettre intitulée «Plus que cinq semaines pour sauver La Presse». Le ton est solennel et alarmiste: «Le temps presse. Le 1er décembre est près de nous. Le sablier s'écoule et il ne pourra être retourné. [...] La décision vous appartient.»
Les deux parties négociaient à huis clos depuis le début de septembre. La direction a partagé des informations financières avec les syndicats au cours des derniers jours. «Tous ces chiffres convergent vers une conclusion, écrit encore M. Crevier. Le modèle d'affaires de La Presse [...] ne tient plus la route.»
L'éditeur parle d'un recul des revenus de 14,5 % en 2009 par rapport à l'an dernier. Le déficit des régimes de retraites impliquerait des versements de l'employeur totalisant plus de 100 millions d'ici 2016.
L'offre patronale comprend le retour à la semaine de travail de cinq jours pour tous et implique le départ de 48 employés du secteur de la distribution. Les compensations offertes vont jusqu'à 100 000 $ pour les trois quarts de ces départs.
Dans un communiqué conjoint publié hier soir, les huit syndicats représentants quelque 600 membres déplorent le fait que l'employeur ait rompu les négociations. Sept organisations syndicales auraient déjà accepté la principale demande concernant la semaine de travail, après le rejet patronal de propositions alternatives, y compris une diminution de salaire de 10 % en lieu et place du nouvel horaire.
Les syndiqués seront informés «du déroulement et de l'état des négociations» dans les prochains jours. Ils devront se prononcer «sur la suite des choses» lors d'assemblées générales, annonce le texte.
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