À la télévision mardi le 20 octobre - Les croyants du marché
À retenir
- Grands reportages / 1929, le grand krach
- RDI, 20h
Un documentaire, un autre, sur le grand effondrement boursier d’octobre 1929. «Voici l’histoire d’un désastre que l’on espérait ne jamais revivre.» Il est ici tenu pour implicite, à plusieurs moments de la narration d’ailleurs, que nous traversons ces jours-ci une crise aussi grave que celle qui suivit le célèbre «jeudi noir».
Au début des années 1920, les croyants du marché s’excitent devant la montée du consumérisme. Achetez tout de suite, payez plus tard! Le culte du moment présent triomphe. Sur la base des préceptes capitalistes du XIXe siècle, la consommation s’emballe jusqu’à perdre haleine.
Aux États-Unis, tout le monde croyait déjà avoir la chance de devenir président.
Voilà désormais qu’on réussit à faire croire à la multitude qu’elle peut aussi devenir riche sans effort et sans argent préalable.
En vérité, ce système d’exploitation mani-pule plus que jamais la crédulité populaire.
On permet d’une part à des gens qui n’en ont pas les moyens d’acheter des bouts de papier grâce à des marges de crédit. D’autre part, on organise des montées artificielles de certains titres dont on fait absorber les fluctuations soudaines par ces pauvres acheteurs à crédit. Tout cela ne manque pas de finir par s’effon-drer, emportant alors même des gens qui n’ont pas directement participé à l’élaboration de cet échafaudage financier instable.
Aujourd’hui, la nature du système capitaliste demeure la même. La crise est moins grave qu’en 1929 parce que, depuis le temps, les croyants du capitalisme ont fini par s’assurer que des filets de sécurité empêcheraient une nouvelle chute aussi soudaine de les emporter à nouveau eux aussi. Mais pour le fond, on voit bien que peu de choses ont changé quant à la nature du système dans lequel nous tentons de vivre.
Au début des années 1920, les croyants du marché s’excitent devant la montée du consumérisme. Achetez tout de suite, payez plus tard! Le culte du moment présent triomphe. Sur la base des préceptes capitalistes du XIXe siècle, la consommation s’emballe jusqu’à perdre haleine.
Aux États-Unis, tout le monde croyait déjà avoir la chance de devenir président.
Voilà désormais qu’on réussit à faire croire à la multitude qu’elle peut aussi devenir riche sans effort et sans argent préalable.
En vérité, ce système d’exploitation mani-pule plus que jamais la crédulité populaire.
On permet d’une part à des gens qui n’en ont pas les moyens d’acheter des bouts de papier grâce à des marges de crédit. D’autre part, on organise des montées artificielles de certains titres dont on fait absorber les fluctuations soudaines par ces pauvres acheteurs à crédit. Tout cela ne manque pas de finir par s’effon-drer, emportant alors même des gens qui n’ont pas directement participé à l’élaboration de cet échafaudage financier instable.
Aujourd’hui, la nature du système capitaliste demeure la même. La crise est moins grave qu’en 1929 parce que, depuis le temps, les croyants du capitalisme ont fini par s’assurer que des filets de sécurité empêcheraient une nouvelle chute aussi soudaine de les emporter à nouveau eux aussi. Mais pour le fond, on voit bien que peu de choses ont changé quant à la nature du système dans lequel nous tentons de vivre.
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