Tribune de la presse: qui dit vrai?
La bisbille autour de l'accréditation de nouveaux journalistes de la Tribune de la presse à Québec se poursuit. Un avocat mandaté par la présidence de l'Assemblée nationale a écrit hier à ses vis-à-vis de Quebecor pour annoncer qu'« avant de répondre formellement » à la demande d'accréditation de deux journalistes liés au groupe, le président « entend requérir les commentaires de la Tribune de la presse afin d'obtenir un éclairage le plus complet possible ».
Quebecor interprète cette formulation comme le signe que le président, Yvon Vallières, n'a pas encore pris position dans l'épineux dossier. La Tribune maintient au contraire que M. Vallières a bel et bien décidé en sa faveur, tout en annonçant subtilement qu'il répondra plus tard et formellement à Quebecor. Simple et logique.
L'affaire découle de la décision prise il y a deux semaines par les membres de la Tribune de modifier les statuts de leur organisme pour suspendre l'accréditation de nouveaux membres d'un groupe de presse aux prises avec un conflit de travail. Les journalistes y voient une assurance de neutralité.
Le président de l'Assemblée nationale doit ultimement entériner les accréditations et il les respecte depuis environ 130 ans. La direction de la Tribune maintient avoir reçu lundi une lettre du président datée de vendredi affirmant son intention de « donner suite aux recommandations de la Tribune de la presse relatives aux accréditations ». De leur point de vue, par rapport à leur demande, l'affaire est entendue.
Quebecor a dépêché quatre avocats de l'étude Fasken Martineau Dumoulin, jeudi dernier, à l'Assemblée nationale, pour plaider sa cause. Le président leur a répondu hier par l'entremise de Raynald Langlois, de Langlois Kronström Desjardins, plutôt que par l'entremise des services juridiques de l'Assemblée nationale.
Le Devoir
Quebecor interprète cette formulation comme le signe que le président, Yvon Vallières, n'a pas encore pris position dans l'épineux dossier. La Tribune maintient au contraire que M. Vallières a bel et bien décidé en sa faveur, tout en annonçant subtilement qu'il répondra plus tard et formellement à Quebecor. Simple et logique.
L'affaire découle de la décision prise il y a deux semaines par les membres de la Tribune de modifier les statuts de leur organisme pour suspendre l'accréditation de nouveaux membres d'un groupe de presse aux prises avec un conflit de travail. Les journalistes y voient une assurance de neutralité.
Le président de l'Assemblée nationale doit ultimement entériner les accréditations et il les respecte depuis environ 130 ans. La direction de la Tribune maintient avoir reçu lundi une lettre du président datée de vendredi affirmant son intention de « donner suite aux recommandations de la Tribune de la presse relatives aux accréditations ». De leur point de vue, par rapport à leur demande, l'affaire est entendue.
Quebecor a dépêché quatre avocats de l'étude Fasken Martineau Dumoulin, jeudi dernier, à l'Assemblée nationale, pour plaider sa cause. Le président leur a répondu hier par l'entremise de Raynald Langlois, de Langlois Kronström Desjardins, plutôt que par l'entremise des services juridiques de l'Assemblée nationale.
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