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Le président de l'Assemblée nationale tranche en faveur de la Tribune de la presse

Stéphane Baillargeon   6 octobre 2009  Médias
Le président de l'Assemblée nationale avalise la décision de la Tribune de la presse de Québec de suspendre temporairement l'étude des accréditations pour de nouveaux journalistes travaillant pour un groupe de presse en conflit de travail.

La décision du président Yvon Vallières a été communiquée à l'organisme par lettre, vendredi. Elle a été annoncée hier aux membres de la Tribune, qui l'ont accueillie par des applaudissements.

La Tribune de la presse accrédite ou non les journalistes qui ont besoin de cette reconnaissance officielle pour travailler au parlement, ne serait-ce qu'une seule journée. Selon les usages, elle transmet ses recommandations au président de l'Assemblée nationale qui a toujours respecté cette reconnaissance par les pairs depuis environ 130 ans.

L'organisme rassemble maintenant une cinquantaine de professionnels. Réunis en assemblée il y a deux semaines, ils ont modifié les statuts de la Tribune pour suspendre les accréditations en cas de conflit.

La mutation survient alors qu'un nouveau conflit de travail touche le groupe Quebecor. Le Journal de Québec a été en lock-out pendant plus d'un an et Le Journal de Montréal vit maintenant la même situation. Cependant, les membres de la Tribune ne faisaient pas référence à ces cas précis dans leurs documents. Ils ont toujours affirmé agir précisément pour ne pas s'immiscer dans un conflit de travail.

Le président et chef de la direction de Quebecor, Pierre Karl Péladeau, voit les choses autrement. Ses représentants ont rencontré le président de l'Assemblée nationale jeudi dernier. Dans Le Devoir, samedi, il l'interpellait encore directement. « [Son] pouvoir, il ne serait en aucune circonstance justifié de l'exercer en discriminant entre ceux qui sont ou non autorisés à exercer la liberté de presse et la liberté d'expression », disait-il.

Dans sa lettre, le président de l'Assemblée nationale réitère que la Tribune est un organisme indépendant. Il rend en plus sa décision « dans l'exercice », et non pas sous réserve des responsabilités qui lui incombent.
 
 
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  • Pierre Schneider - Abonné
    6 octobre 2009 05 h 34
    Petit cercle vicieux
    De la part des membres de la tribune et du Président de l'Assemblée, cela ressemble drôlement à de la censure. Des journalistes qui briment la liberté de presse: On aura tout vu !
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