Médias - La Tribune de la presse se braque
C'est fait. Les membres de la Tribune de la presse à Québec ont adopté hier la proposition de modification des statuts de leur institution. Un amendement permet de suspendre l'accréditation d'un nouveau journaliste lié à un groupe de presse aux prises avec un conflit de travail. Un autre protège les membres de la direction de la Tribune en cas de poursuite judiciaire.
Les amendements ont été adoptés par plus des deux tiers des voix, tel qu'exigé. Il a été impossible de connaître le taux de participation et le résultat précis du scrutin. Une cinquantaine de professionnels, journalistes, réalisateurs, photographes ou recherchistes avaient le droit de vote.
Ce grand chambardement découle de la demande d'accréditation de deux nouveaux membres liés au Journal de Québec. Ce quotidien appartient à Quebecor, tout comme Le Journal de Montréal, en lockout depuis le début de l'année. Or, les textes des journalistes de l'un peuvent se retrouver dans l'autre, et donc susciter l'épineuse question du recours aux briseurs de grève.
L'exécutif de la Tribune pourra maintenant repousser la patate chaude. «On ne veut pas intervenir dans les conflits de travail et on ne veut pas altérer l'équilibre des forces, explique le président de la Tribune, Pierre Duchesne, journaliste à Radio-Canada. Nous adoptons une position de neutralité.»
Quebecor prend acte de la décision sans dévoiler sa tactique de riposte. Isabelle Dessureault, vice-présidente aux affaires publiques de l'entreprise, répète au Devoir que la création du nouveau bureau politique s'inscrit dans une stratégie à moyen terme de «regroupement des forces» qui dépasse le cadre strict du conflit de travail.
Elle souligne que les syndiqués du Journal de Montréal travaillent à l'Assemblée nationale pour le site ruefrontenac.com avec leur accréditation du quotidien en lockout. «L'employeur n'a jamais demandé de révoquer cette accréditation, dit-elle. On se demande quelle sera la politique adoptée dans ce cas par les membres de la Tribune.»
Mme Dessureault, jointe en Europe où elle est en vacances, ajoute que cette institution ne regroupe que des journalistes «qui décident entre eux», sans représentants des médias ou du public.
Par ailleurs, dans un jugement du 11 septembre rendu public hier, la Cour supérieure du Québec a annulé la décision de la Commission des relations de travail qui jugeait que Le Journal de Québec avait utilisé des briseurs de grève lors du conflit de travail avec ses journalistes et photographes. Le tribunal confirme que le quotidien n'a pas contrevenu aux dispositions antibriseurs de grève du Code du travail du Québec lors du conflit de travail qui a duré 16 mois, en 2007 et 2008. Les syndiqués étudient la possibilité de porter la cause en appel.
Les amendements ont été adoptés par plus des deux tiers des voix, tel qu'exigé. Il a été impossible de connaître le taux de participation et le résultat précis du scrutin. Une cinquantaine de professionnels, journalistes, réalisateurs, photographes ou recherchistes avaient le droit de vote.
Ce grand chambardement découle de la demande d'accréditation de deux nouveaux membres liés au Journal de Québec. Ce quotidien appartient à Quebecor, tout comme Le Journal de Montréal, en lockout depuis le début de l'année. Or, les textes des journalistes de l'un peuvent se retrouver dans l'autre, et donc susciter l'épineuse question du recours aux briseurs de grève.
L'exécutif de la Tribune pourra maintenant repousser la patate chaude. «On ne veut pas intervenir dans les conflits de travail et on ne veut pas altérer l'équilibre des forces, explique le président de la Tribune, Pierre Duchesne, journaliste à Radio-Canada. Nous adoptons une position de neutralité.»
Quebecor prend acte de la décision sans dévoiler sa tactique de riposte. Isabelle Dessureault, vice-présidente aux affaires publiques de l'entreprise, répète au Devoir que la création du nouveau bureau politique s'inscrit dans une stratégie à moyen terme de «regroupement des forces» qui dépasse le cadre strict du conflit de travail.
Elle souligne que les syndiqués du Journal de Montréal travaillent à l'Assemblée nationale pour le site ruefrontenac.com avec leur accréditation du quotidien en lockout. «L'employeur n'a jamais demandé de révoquer cette accréditation, dit-elle. On se demande quelle sera la politique adoptée dans ce cas par les membres de la Tribune.»
Mme Dessureault, jointe en Europe où elle est en vacances, ajoute que cette institution ne regroupe que des journalistes «qui décident entre eux», sans représentants des médias ou du public.
Par ailleurs, dans un jugement du 11 septembre rendu public hier, la Cour supérieure du Québec a annulé la décision de la Commission des relations de travail qui jugeait que Le Journal de Québec avait utilisé des briseurs de grève lors du conflit de travail avec ses journalistes et photographes. Le tribunal confirme que le quotidien n'a pas contrevenu aux dispositions antibriseurs de grève du Code du travail du Québec lors du conflit de travail qui a duré 16 mois, en 2007 et 2008. Les syndiqués étudient la possibilité de porter la cause en appel.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

