À voir à la télévision le mardi 28 juillet - Sortir du cocon
Le titre de ce film a tout pour plaire à celles qui se trouvent trop enrobées (aussi bien dire la quasi-totalité de la gente féminine... ). Le fait que ce titre soit un peu trompeur quant au propos du film ne devrait toutefois pas les empêcher d'apprécier les qualités indéniables de cette production indépendante, qui est passée un peu inaperçue lors de sa sortie en 2002.
Les vraies femmes... raconte un été déterminant dans la vie d'Ana (America Ferrera, la chère Betty de la série du même nom, formidable dans ce premier rôle), une jeune Californienne (un peu) grassouillette d'origine mexicaine, enfant d'immigrants qui triment dur et élève studieuse qui vient d'obtenir une bourse pour aller étudier à l'Université Colombia, à l'autre bout du pays. Cette situation ne plaît pas du tout à ses parents, qui voudraient la voir prendre le chemin de l'atelier de couture que mène à bout de bras sa grande soeur, malgré des marges de profit ridicules et les exigences démesurées de ses clients.
Ana obtempère à la demande de sa mère (Lupe Ontiveros, la bouleversante «nanny» mexicaine de Babel, qui déploie encore tout son talent) de collaborer pendant la saison estivale à l'entreprise familiale, située dans un hangar mal aéré et étouffant à cause de la chaleur. Les employées y sont toutes «latinos» et presque toutes bien en chair.
Elle découvre ainsi dans cet univers qu'elle dédai-gnait la solidarité féminine et une certaine confiance en elle qui lui permet de s'accrocher à son rêve et même de connaître l'amour pour la première fois.
La réalisation de Patricia Cardoso (une programmatrice du Festival de Sundance, où le film a été primé), fluide et simple, laisse ainsi toute la place aux dilemmes auxquels fait face la jeune héroïne et aux désillusions des immigrants quant au rêve américain, tout en évitant les clichés d'usage sur la communauté mexicaine aux États-Unis.
Cinéma / Les vraies femmes ont des courbes - Artv, 21h
Les vraies femmes... raconte un été déterminant dans la vie d'Ana (America Ferrera, la chère Betty de la série du même nom, formidable dans ce premier rôle), une jeune Californienne (un peu) grassouillette d'origine mexicaine, enfant d'immigrants qui triment dur et élève studieuse qui vient d'obtenir une bourse pour aller étudier à l'Université Colombia, à l'autre bout du pays. Cette situation ne plaît pas du tout à ses parents, qui voudraient la voir prendre le chemin de l'atelier de couture que mène à bout de bras sa grande soeur, malgré des marges de profit ridicules et les exigences démesurées de ses clients.
Ana obtempère à la demande de sa mère (Lupe Ontiveros, la bouleversante «nanny» mexicaine de Babel, qui déploie encore tout son talent) de collaborer pendant la saison estivale à l'entreprise familiale, située dans un hangar mal aéré et étouffant à cause de la chaleur. Les employées y sont toutes «latinos» et presque toutes bien en chair.
Elle découvre ainsi dans cet univers qu'elle dédai-gnait la solidarité féminine et une certaine confiance en elle qui lui permet de s'accrocher à son rêve et même de connaître l'amour pour la première fois.
La réalisation de Patricia Cardoso (une programmatrice du Festival de Sundance, où le film a été primé), fluide et simple, laisse ainsi toute la place aux dilemmes auxquels fait face la jeune héroïne et aux désillusions des immigrants quant au rêve américain, tout en évitant les clichés d'usage sur la communauté mexicaine aux États-Unis.
Cinéma / Les vraies femmes ont des courbes - Artv, 21h
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