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À voir à la télévision le dimanche 26 juillet - Images de la Basse-Côte-Nord

Jean-François Nadeau   25 juillet 2009  Médias
On ne le redira jamais assez: Jean-Claude Labrecque a donné à ce presque pays quelques-unes de ses plus belles images. Depuis quarante ans, les thèmes du cinéaste demeurent toujours à peu près les mêmes: la quête du pays, l'occupation de son territoire, la perte d'une mémoire au profit d'un futur bien incertain.

Le Chemin d'eau de la Basse-Côte-Nord, réalisé en 2004, n'échappe pas à ce cadre structurant qui traverse son oeuvre comme une ligne de fond.

Le sujet de ce documentaire est fameux: comment une poignée de villages de la Basse-Côte-Nord dépendent toujours pour leur survie de la conquête des glaces par un bateau fragile,

le Nordik Express.

«Terre de Caïen» que ce pays de rocs et de glaces, disait Jacques Cartier. Oui, mais terre humaine, lui répondent les fils du grand fleuve. Ce pays du Nord est beau, infini, majestueux. Et la musique sirupeuse d'André Gagnon n'y ajoute vraiment rien.

Ici, à cause des frais de transport, le simple litre de lait finit par coûter deux fois plus cher qu'ailleurs au Québec. Le pain peut manquer pendant une semaine. Les fruits frais, toujours rares, deviennent inexistants en hiver. Le bingo est un «désennui» collectif couru et la télévision semble avoir beaucoup augmenté l'éloignement des proches.

La figure centrale de ce documentaire est un épicier qui est venu de lui-même s'établir à Tête-à-la-Baleine avec toute sa famille. À l'entendre et à le suivre, on comprend quelle détermination énorme il faut à ces gens du Nord pour maintenir une existence qui constitue en soi un sens à leur vie.

À Saint-Augustin, comme dans d'autres villages, les différents niveaux scolaires sont jumelés, faute de plus d'élèves. En hiver, on abandonne l'automobile sous la neige au profit de la motoneige. Les routes gelées, tapées, défoncées provoquent des accumu-lations d'eau souvent dangereuses pour les habitations. Personne dans ces villages-là pour chanter au monde les besoins d'une route, comme l'avait fait si bien Gilles Vigneault pour Natashquan.

Le Chemin d'eau de la Basse-Côte-Nord - Télé-Québec, 22h30






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