À voir à la télévision le jeudi 30 juillet - Massacrer les « cochons de mer »
L'histoire pourrait être celle de tellement de pays côtiers. Des pêcheurs pauvres, forcés de faire vivre leurs familles avec des ressources de poissons qui disparaissent à vue d'oeil, se tournent vers le massacre d'espèces menacées pour tenter de s'en sortir.
Dans ce cas-ci, il s'agit du Pérou, dont la côte est fréquentée par pas moins d'une trentaine d'espèces de cétacés, dont des dauphins. Ceux-ci sont officiellement protégés depuis près de deux décennies, mais on peut tout de même aisément retrouver leur viande sur les étals des marchés. Consommée essentiellement par les plus démunis, celle-ci est vendue comme du «cochon de mer».
Ils sont ainsi pas moins de 15 000 dauphins à mourir chaque année sans que les autorités agissent véritablement pour stopper le trafic, faute de moyens et de volonté. Même que la police craint souvent d'aller faire des descentes dans les marchés, où elle est la cible des marchands en colère. Ces mêmes marchands qui vendent parfois des spécimens vivants capturés dans la forêt amazonienne.
Mais comment dire à des pêcheurs pauvres qu'ils doivent protéger la vie des dauphins alors qu'eux-mêmes peinent à survivre au quotidien? L'écotourisme semble être la seule réponse.
Et depuis quelques années, certains ont choisi de se transformer en croisiériste et d'amener des touristes admirer dauphins et oiseaux marins. On pourrait peut-être éventuellement faire de même sur l'Amazone, pour aller voir le rarissime dauphin rose, promis à la disparition comme son cousin chinois.
Mais cet embryon d'industrie est fragile, surtout que la pollution urbaine et industrielle détruit même les habitats supposément protégés. La baie de Paracas, par exemple, «biologiquement morte» à plus de 95 %. Les dauphins en meurent, et les Péruviens aussi. Une lente agonie qu'il faudra bien entrevoir... un jour.
Grands reportages / SOS dauphins ! - RDI, 20h
Dans ce cas-ci, il s'agit du Pérou, dont la côte est fréquentée par pas moins d'une trentaine d'espèces de cétacés, dont des dauphins. Ceux-ci sont officiellement protégés depuis près de deux décennies, mais on peut tout de même aisément retrouver leur viande sur les étals des marchés. Consommée essentiellement par les plus démunis, celle-ci est vendue comme du «cochon de mer».
Ils sont ainsi pas moins de 15 000 dauphins à mourir chaque année sans que les autorités agissent véritablement pour stopper le trafic, faute de moyens et de volonté. Même que la police craint souvent d'aller faire des descentes dans les marchés, où elle est la cible des marchands en colère. Ces mêmes marchands qui vendent parfois des spécimens vivants capturés dans la forêt amazonienne.
Mais comment dire à des pêcheurs pauvres qu'ils doivent protéger la vie des dauphins alors qu'eux-mêmes peinent à survivre au quotidien? L'écotourisme semble être la seule réponse.
Et depuis quelques années, certains ont choisi de se transformer en croisiériste et d'amener des touristes admirer dauphins et oiseaux marins. On pourrait peut-être éventuellement faire de même sur l'Amazone, pour aller voir le rarissime dauphin rose, promis à la disparition comme son cousin chinois.
Mais cet embryon d'industrie est fragile, surtout que la pollution urbaine et industrielle détruit même les habitats supposément protégés. La baie de Paracas, par exemple, «biologiquement morte» à plus de 95 %. Les dauphins en meurent, et les Péruviens aussi. Une lente agonie qu'il faudra bien entrevoir... un jour.
Grands reportages / SOS dauphins ! - RDI, 20h
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