samedi 11 février 2012 Dernière mise à jour 01h25
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir

À voir à la télévision le lundi 27 juillet - Ma mère, mon amie...

François Lévesque   25 juillet 2009  Médias
La rétrospective Louis Malle se poursuit cette semaine à TFO — on les en remercie — avec le très beau et, en son temps, très controversé Le Souffle au coeur. Replacé dans le contexte de la filmographie de l'auteur, le film apparaît comme une oeuvre de maturité et de transition, risquée au chapitre des thèmes, mais pleinement assumée dans son refus de juger ses personnages, qui marque un retour vers une certaine gravité après les plus frivoles Viva Maria! et Le Voleur.

Le Souffle au coeur se déroule dans la France des années 1950, en province, où le jeune Laurent, 14 ans, découvre le jazz à la radio (tiens, tiens... ), fait les 400 coups avec ses deux frères aînés tout en étant très proche de sa mère. Cette dernière, une femme ravissante encore très jeune, est volontiers rieuse même s'il est évident que le quotidien parfois morne d'une bonne épouse de gynécologue lui pèse un peu. Sans doute cela explique-t-il en partie les infidélités de la dame.

La sexualité est d'ailleurs au centre du film de Malle, qui articule l'essentiel de son récit autour d'un adolescent en pleins émois pubères avec séances de branlettes et visite chez les putes à la clé. Au-delà de ces lieux communs, du reste traités avec l'acuité et la sensibilité qui distinguent l'auteur, l'intrigue emprunte une avenue trouble par le truchement de la maladie de Laurent, chez qui on diagnostiquera, justement, un souffle au coeur. Sa mère l'accompagnera en cure et, hors du contexte familial, leur relation privilégiée prendra lentement mais sûrement un tournant amoureux.

Le Souffle au coeur, comme d'autres oeuvres de Malle, jouit de mille atouts. Je n'en mentionnerai que quelques-uns, dont la mise en scène assurée et poétique, la direction photo évocatrice de Ricardo Aronovich (un habitué de Costa-Gavras) et la composition très juste de la belle Léa Massari (Les Choses de la vie, Le Christ s'est arrêté à Eboli).

Cinéma / Le Souffle au coeur - TFO, 21h
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012