À voir à la télévision le mardi 21 juillet - Brando + Oedipe égale nouveau western
Dad, Doc et Rio, qu'on surnomme également Kid, viennent de dévaliser une banque. Alors qu'ils se croient hors d'atteinte, ils sont attaqués et Doc est tué. Dad et Rio fuient, mais bientôt le premier abandonne le second, qui sera capturé.
Après quelques années de prison, Rio retrouve la trace de Dad, à présent un shérif respecté de tous. Désireux de se venger, le jeune homme est un peu pris de court par les sentiments qu'il éprouve pour la belle-fille de son ancien associé.
One-Eyed Jacks est un western à plus d'un égard singulier. D'une part, la dimension ouvertement freudienne du récit prend souvent le pas sur la vraisemblance. On ima-gine en effet mal un John Wayne ou un Garry Cooper subir autant d'humiliations avant de dégainer. Plusieurs critiques ont d'ailleurs relevé l'aspect foncièrement masochiste du personnage de Brando, ce Kid (l'enfant) en conflit avec Dad (papa) et qui n'a d'yeux que pour la belle-fille de ce dernier (à défaut de sa mère). Pas subtil, je vous l'accorde, mais étrangement fascinant.
Tiré d'un roman populaire en son temps, One-Eyed Jacks faillit ne jamais voir le jour. D'abord, le scénario connut au moins trois moutures, dont l'une fut écrite par un Sam Peckinpah d'avant sa célébrité. Aucune ne satisfit Brando, producteur et vedette du film. Stanley Kubrick, qui devait initialement le réaliser, dut y renoncer puisque rien ne débloquait. Finalement, la star ajouta un chapeau à sa collection et décida de le réaliser elle-même. Ce fut sa seule incursion derrière la caméra. Peut-être le tournage ardu contraignit-il Brando à une certaine modestie.
Peu importe les raisons de son désintérêt subséquent pour la mise en scène, il est dommage que le mythique acteur n'en ait pas tâté à nouveau, car ce coup d'essai s'avère, avec le recul historique, plus que prometteur.
Cinéma / La Vengeance aux deux visages - Télé-Québec, 21h
Après quelques années de prison, Rio retrouve la trace de Dad, à présent un shérif respecté de tous. Désireux de se venger, le jeune homme est un peu pris de court par les sentiments qu'il éprouve pour la belle-fille de son ancien associé.
One-Eyed Jacks est un western à plus d'un égard singulier. D'une part, la dimension ouvertement freudienne du récit prend souvent le pas sur la vraisemblance. On ima-gine en effet mal un John Wayne ou un Garry Cooper subir autant d'humiliations avant de dégainer. Plusieurs critiques ont d'ailleurs relevé l'aspect foncièrement masochiste du personnage de Brando, ce Kid (l'enfant) en conflit avec Dad (papa) et qui n'a d'yeux que pour la belle-fille de ce dernier (à défaut de sa mère). Pas subtil, je vous l'accorde, mais étrangement fascinant.
Tiré d'un roman populaire en son temps, One-Eyed Jacks faillit ne jamais voir le jour. D'abord, le scénario connut au moins trois moutures, dont l'une fut écrite par un Sam Peckinpah d'avant sa célébrité. Aucune ne satisfit Brando, producteur et vedette du film. Stanley Kubrick, qui devait initialement le réaliser, dut y renoncer puisque rien ne débloquait. Finalement, la star ajouta un chapeau à sa collection et décida de le réaliser elle-même. Ce fut sa seule incursion derrière la caméra. Peut-être le tournage ardu contraignit-il Brando à une certaine modestie.
Peu importe les raisons de son désintérêt subséquent pour la mise en scène, il est dommage que le mythique acteur n'en ait pas tâté à nouveau, car ce coup d'essai s'avère, avec le recul historique, plus que prometteur.
Cinéma / La Vengeance aux deux visages - Télé-Québec, 21h
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