À voir à la télévision le vendredi 24 juillet - Il aime se battre !
À l'occasion de la sortie en salle du second volet (parodique) des aventures d'Hubert Bonisseur de la Bath, alias OSS 117, il fait bon revoir (ou découvrir, c'est selon) les débuts flamboyants du pas très subtil agent secret français. Macho, raciste, antisémite et borné, le personnage serait absolument insupportable s'il n'était pas si drôle.
Car on s'amuse ferme en sa compagnie, à ses dépens bien sûr, le but étant évidemment de dénoncer sa bêtise en la poussant à son paroxysme. Le plus drôle, c'est que quiconque a déjà vu l'un ou l'autre de la dizaine de films consacrés au héros créé par Jean Bruce sera à même de constater combien cette mouture-ci évoque bien ses pas très illustres prédécesseurs. De fait, tout, des décors aux costumes en passant par les effets d'optique ringards, rappelle habilement l'objet parodié, soit le drame d'espionnage à l'ancienne tel que pratiqué en France en réaction à l'immense succès des premiers James Bond. Oui, bon, l'intrigue se déroule en Égypte en 1955, mais on nage assurément dans ces eaux-là.
En gros, l'histoire abracadabrante retrace les pérégrinations géopolitiques de l'agent OSS 117 alors qu'il est envoyé au Caire, question de «remettre un peu d'ordre au Moyen-Orient». Rien que ça. Sur place, il prend une identité d'emprunt et mène l'enquête dans une capitale, vous l'aurez deviné, grouillant d'espions. Il est secondé dans sa lourde tâche par la ravissante Larmina.
Bien entendu, la situation n'est pas simple: le roi déchu veut évincer le général Nasser; des fanatiques religieux fomentent une guerre sainte et un paquebot russe bourré d'armes est porté disparu... Ajoutez à tout cela les frasques désopilantes du «héros» (bourdes diplomatiques, impérialisme crasse et autres savoureux quiproquos) et vous êtes mûrs pour une longue rigolade.
Dans le rôle-titre, Jean Dujardin est absolument parfait, sourire trop blanc, cheveux gominés et smoking à l'appui. Cela dit, la direction artistique, remarquable dans son acuité kitsch, lui vole presque la vedette.
Cinéma / OSS 117 : Le Caire - nid d'espions - Radio-Canada, 19h
Car on s'amuse ferme en sa compagnie, à ses dépens bien sûr, le but étant évidemment de dénoncer sa bêtise en la poussant à son paroxysme. Le plus drôle, c'est que quiconque a déjà vu l'un ou l'autre de la dizaine de films consacrés au héros créé par Jean Bruce sera à même de constater combien cette mouture-ci évoque bien ses pas très illustres prédécesseurs. De fait, tout, des décors aux costumes en passant par les effets d'optique ringards, rappelle habilement l'objet parodié, soit le drame d'espionnage à l'ancienne tel que pratiqué en France en réaction à l'immense succès des premiers James Bond. Oui, bon, l'intrigue se déroule en Égypte en 1955, mais on nage assurément dans ces eaux-là.
En gros, l'histoire abracadabrante retrace les pérégrinations géopolitiques de l'agent OSS 117 alors qu'il est envoyé au Caire, question de «remettre un peu d'ordre au Moyen-Orient». Rien que ça. Sur place, il prend une identité d'emprunt et mène l'enquête dans une capitale, vous l'aurez deviné, grouillant d'espions. Il est secondé dans sa lourde tâche par la ravissante Larmina.
Bien entendu, la situation n'est pas simple: le roi déchu veut évincer le général Nasser; des fanatiques religieux fomentent une guerre sainte et un paquebot russe bourré d'armes est porté disparu... Ajoutez à tout cela les frasques désopilantes du «héros» (bourdes diplomatiques, impérialisme crasse et autres savoureux quiproquos) et vous êtes mûrs pour une longue rigolade.
Dans le rôle-titre, Jean Dujardin est absolument parfait, sourire trop blanc, cheveux gominés et smoking à l'appui. Cela dit, la direction artistique, remarquable dans son acuité kitsch, lui vole presque la vedette.
Cinéma / OSS 117 : Le Caire - nid d'espions - Radio-Canada, 19h
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