À voir à la télévision le mercredi 15 juillet - Le monde est fou, et c'est tant mieux
Aux États-Unis, l'étiquette «culte» accolée au Roi de coeur (1966), de Philippe de Broca, n'était pas fabriquée de toutes pièces. Le film a tenu l'affiche pendant des années et a fait la joie des étudiants des campus américains. Ceux révoltés par la guerre et les méthodes des hôpitaux psychiatriques — à l'époque de la guerre au Vietnam et du mouvement antipsychiatrie, ils étaient nombreux... — trouvaient dans cette splendide fantaisie matière à réflexion, et surtout à émerveillement.
Dans les rues d'une petite ville de la province française pendant la Première Guerre mondiale, de joyeux fous (et une pléiade d'acteurs remarquables, dont le vénérable Pierre Brasseur, un des quatre enfants du paradis de Marcel Carné) nous offrent un spectacle délirant. À l'origine de tout cela, une triste rumeur: les Allemands s'apprêtent à pulvériser la ville en mille morceaux. Toute la population fuit, laissant derrière elle les pensionnaires d'un asile qui décident alors de transformer les lieux en un immense chapiteau de cirque pour laisser libre cours à leurs rêves de gloire, à leurs idées de grandeur, à leurs désirs de beauté.
C'est alors que débarque le soldat écossais Charles Plumpick (Alan Bates), chargé de sauver l'endroit du désastre. Ce simple soldat, les habitants de ce joli village de fous le sacrent roi de coeur, et sa cour — composée de serviteurs fidèles (dont un coiffeur incarné par Michel Serrault qui annonce le Albin de La Cage aux folles), de femmes du monde (dont l'impériale Micheline Presle) et, bien sûr, d'une jolie fiancée prénommée Coquelicot (gracieuse Geneviève Bujold), capable de marcher sur un fil de fer pour retrouver l'homme qu'elle aime — n'a rien à envier à celle des plus grands. Toute cette bande de charmants désaxés n'a que faire de la guerre, faisant de la morne réalité une fête perpétuelle, habilement réglée par Philippe de Broca.
Cinéma / Le Roi de coeur
Télé-Québec, 21h
Dans les rues d'une petite ville de la province française pendant la Première Guerre mondiale, de joyeux fous (et une pléiade d'acteurs remarquables, dont le vénérable Pierre Brasseur, un des quatre enfants du paradis de Marcel Carné) nous offrent un spectacle délirant. À l'origine de tout cela, une triste rumeur: les Allemands s'apprêtent à pulvériser la ville en mille morceaux. Toute la population fuit, laissant derrière elle les pensionnaires d'un asile qui décident alors de transformer les lieux en un immense chapiteau de cirque pour laisser libre cours à leurs rêves de gloire, à leurs idées de grandeur, à leurs désirs de beauté.
C'est alors que débarque le soldat écossais Charles Plumpick (Alan Bates), chargé de sauver l'endroit du désastre. Ce simple soldat, les habitants de ce joli village de fous le sacrent roi de coeur, et sa cour — composée de serviteurs fidèles (dont un coiffeur incarné par Michel Serrault qui annonce le Albin de La Cage aux folles), de femmes du monde (dont l'impériale Micheline Presle) et, bien sûr, d'une jolie fiancée prénommée Coquelicot (gracieuse Geneviève Bujold), capable de marcher sur un fil de fer pour retrouver l'homme qu'elle aime — n'a rien à envier à celle des plus grands. Toute cette bande de charmants désaxés n'a que faire de la guerre, faisant de la morne réalité une fête perpétuelle, habilement réglée par Philippe de Broca.
Cinéma / Le Roi de coeur
Télé-Québec, 21h
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