À voir à la télévision le jeudi 9 juillet - Il était deux fois...
On ne pourra jamais accuser Todd Solondz de céder à la facilité. Sobres, ses films adoptent un ton sarcastique sans concession et se concentrent sur un contenu très dense, où les travers de la classe moyenne sont auscultés méthodiquement, sans aucune émotion. En témoignent Bienvenue dans l'âge ingrat, Happiness et Palindrome, trois oeuvres où le compromis se fait de plus en plus rare, voire inexistant dans le cas du dernier.
On cherchera longtemps un personnage franchement sympathique dans les récits froidement calibrés de cet auteur condamné à oeuvrer dans la marge, à l'instar d'autres artistes porteurs d'une vision du monde singulière.
Déconcertante, la filmographie de Todd Solondz n'est pas au goût de tout le monde, et Histoire à raconter (Storytelling), un long métrage divisée en deux segments autonomes, est tout à fait représentatif du ton particulier de l'auteur, même s'il ne s'agit pas du favori des admirateurs de ce dernier, Happiness occupant toujours le haut du pavé.
Le volet «fiction» du film s'attarde au destin de Vi, une collégienne qui a une aventure avec son professeur de création littéraire après une dispute avec son petit ami, Marcus, atteint de paralysie cérébrale. Elle tire de l'épisode torride une nouvelle qui sera critiquée en classe.
Le volet «non-fiction» s'intéresse quant à lui à Toby Oxman, un aspirant documentariste qui souhaite filmer le quotidien de Scooby Levingston, un jeune décrocheur issu d'un milieu plutôt bourgeois. Un père irascible, une mère «pas toute là» et une bonniche mystérieuse complètent cet ensemble hautement dysfonctionnel.
Une proposition déroutante et pas totalement réussie, mais néanmoins originale et intéressante.
Cinéma / Histoires à raconter - Télé-Québec, 21h
On cherchera longtemps un personnage franchement sympathique dans les récits froidement calibrés de cet auteur condamné à oeuvrer dans la marge, à l'instar d'autres artistes porteurs d'une vision du monde singulière.
Déconcertante, la filmographie de Todd Solondz n'est pas au goût de tout le monde, et Histoire à raconter (Storytelling), un long métrage divisée en deux segments autonomes, est tout à fait représentatif du ton particulier de l'auteur, même s'il ne s'agit pas du favori des admirateurs de ce dernier, Happiness occupant toujours le haut du pavé.
Le volet «fiction» du film s'attarde au destin de Vi, une collégienne qui a une aventure avec son professeur de création littéraire après une dispute avec son petit ami, Marcus, atteint de paralysie cérébrale. Elle tire de l'épisode torride une nouvelle qui sera critiquée en classe.
Le volet «non-fiction» s'intéresse quant à lui à Toby Oxman, un aspirant documentariste qui souhaite filmer le quotidien de Scooby Levingston, un jeune décrocheur issu d'un milieu plutôt bourgeois. Un père irascible, une mère «pas toute là» et une bonniche mystérieuse complètent cet ensemble hautement dysfonctionnel.
Une proposition déroutante et pas totalement réussie, mais néanmoins originale et intéressante.
Cinéma / Histoires à raconter - Télé-Québec, 21h
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