Télévision à la une - Et revoilà Lance en France
Pour un retour, c'est un retour. À 37 ans et demi, soit quatre ans après sa dernière victoire à Paris, revoilà donc Lance Armstrong au départ de la Grande Boucle, prêt à mordre dans les montagnes et à filer entre les tournesols de la campagne française.
On pourrait spéculer longtemps sur les raisons de ce retour (celui qui a été vainqueur sept fois veut-il laver l'affront de soupçons de dopage à son endroit, en 1999? Veut-il seulement promouvoir la lutte contre le cancer? Ou est-il simplement incapable de se passer d'adrénaline, de gloire et d'attention?), mais tout le monde s'entend sur une chose au moins concernant cette réapparition d'Armstrong: l'attention déjà gigantesque portée au Tour en sera certainement dopée.
Le 96e Tour de France se met en branle aujourd'hui dans une ambiance fébrile, comme toujours. On mesure les chances des prétendants, on tente de deviner qui se fera prendre à boire de l'eau vitaminée, on rêve toujours et malgré tout des exploits immenses qui seront révélés au cours des prochaines semaines, par ceux qui triompheront des montagnes et plaines de l'Hexagone.
Cette année encore, c'est à Évasion que les amateurs québécois pourront suivre la folle épopée des chevaliers de la petite reine. La présentation ressemblera à celles des dernières éditions: Richard Garneau à la description, Louis Bertrand à l'analyse et Bernard Vallet aux commentaires en direct de France. Formule éprouvée. En terme de nouveautés, Évasion annonce une retransmission en HD et quelques activités sur le site Web. En 2008, quelque 1,5 million de téléspectateurs ont suivi le Tour au total de ses 21 étapes.
Coup de fil à Louis Bertrand, cette semaine, question de jaser des prétendants à la tunique jaune. Alors quoi? Il faudra bien sûr surveiller Armstrong — «mais je n'y crois pas, et ce serait mauvais pour le sport: s'il gagnait contre des jeunes de 27 ans qui n'ont jamais arrêté, ça me mettrait mal à l'aise, ce serait anormal» —, mais encore plus son coéquipier, Alberto Contador, dit M. Bertrand.
Vainqueur en 2007, cinquième coureur de l'histoire à avoir triomphé des trois grands Tours (Italie, France, Espagne), Contador devra pourtant cette année défendre sa suprématie
au sein de sa propre équipe... Armstrong étant son coéquipier. Cette éventuelle lutte interne pour déterminer qui sera le leader risque de faire des flammèches dès la première étape, aujourd'hui, lors du contre-la-montre individuel de 15 km, à Monaco. «Contador doit frapper très fort dès le départ pour s'établir comme leader, estime Louis Bertrand.
C'est crucial pour lui.»
Les bons cyclistes ne manqueront pas derrière Contador: on pense aux frères Schleck (surtout Andy, croit Louis Bertrand), à Denis Menchov (gagnant du récent Giro d'Italie),
à Carlos Sastre (vainqueur du Tour 2008), à Cadel Evans (l'éternel second, coupable surtout de courir au sein d'une équipe faible)... sans compter toutes les surprises habituelles, les coups du sort, les révélations.
Car la course est toujours grandiose, même dans ses petites années. Peu d'événements auraient pu survivre à autant d'années de galère-dopage sans perdre toute crédibilité.
Le Tour semble y être parvenu. Et même si personne n'est dupe, l'épreuve — il n'y a pas d'autres mots pour décrire ces 3500 km — demeure si belle qu'on en oublie un peu ses sombres moteurs.
Le 96e Tour de France, du 4 au 26 juillet à Évasion, de 8h30 à 11h30, en rediffusion à 19h. Le samedi 4 juillet, la retransmission débute exceptionnellement à 11h.
On pourrait spéculer longtemps sur les raisons de ce retour (celui qui a été vainqueur sept fois veut-il laver l'affront de soupçons de dopage à son endroit, en 1999? Veut-il seulement promouvoir la lutte contre le cancer? Ou est-il simplement incapable de se passer d'adrénaline, de gloire et d'attention?), mais tout le monde s'entend sur une chose au moins concernant cette réapparition d'Armstrong: l'attention déjà gigantesque portée au Tour en sera certainement dopée.
Le 96e Tour de France se met en branle aujourd'hui dans une ambiance fébrile, comme toujours. On mesure les chances des prétendants, on tente de deviner qui se fera prendre à boire de l'eau vitaminée, on rêve toujours et malgré tout des exploits immenses qui seront révélés au cours des prochaines semaines, par ceux qui triompheront des montagnes et plaines de l'Hexagone.
Cette année encore, c'est à Évasion que les amateurs québécois pourront suivre la folle épopée des chevaliers de la petite reine. La présentation ressemblera à celles des dernières éditions: Richard Garneau à la description, Louis Bertrand à l'analyse et Bernard Vallet aux commentaires en direct de France. Formule éprouvée. En terme de nouveautés, Évasion annonce une retransmission en HD et quelques activités sur le site Web. En 2008, quelque 1,5 million de téléspectateurs ont suivi le Tour au total de ses 21 étapes.
Coup de fil à Louis Bertrand, cette semaine, question de jaser des prétendants à la tunique jaune. Alors quoi? Il faudra bien sûr surveiller Armstrong — «mais je n'y crois pas, et ce serait mauvais pour le sport: s'il gagnait contre des jeunes de 27 ans qui n'ont jamais arrêté, ça me mettrait mal à l'aise, ce serait anormal» —, mais encore plus son coéquipier, Alberto Contador, dit M. Bertrand.
Vainqueur en 2007, cinquième coureur de l'histoire à avoir triomphé des trois grands Tours (Italie, France, Espagne), Contador devra pourtant cette année défendre sa suprématie
au sein de sa propre équipe... Armstrong étant son coéquipier. Cette éventuelle lutte interne pour déterminer qui sera le leader risque de faire des flammèches dès la première étape, aujourd'hui, lors du contre-la-montre individuel de 15 km, à Monaco. «Contador doit frapper très fort dès le départ pour s'établir comme leader, estime Louis Bertrand.
C'est crucial pour lui.»
Les bons cyclistes ne manqueront pas derrière Contador: on pense aux frères Schleck (surtout Andy, croit Louis Bertrand), à Denis Menchov (gagnant du récent Giro d'Italie),
à Carlos Sastre (vainqueur du Tour 2008), à Cadel Evans (l'éternel second, coupable surtout de courir au sein d'une équipe faible)... sans compter toutes les surprises habituelles, les coups du sort, les révélations.
Car la course est toujours grandiose, même dans ses petites années. Peu d'événements auraient pu survivre à autant d'années de galère-dopage sans perdre toute crédibilité.
Le Tour semble y être parvenu. Et même si personne n'est dupe, l'épreuve — il n'y a pas d'autres mots pour décrire ces 3500 km — demeure si belle qu'on en oublie un peu ses sombres moteurs.
Le 96e Tour de France, du 4 au 26 juillet à Évasion, de 8h30 à 11h30, en rediffusion à 19h. Le samedi 4 juillet, la retransmission débute exceptionnellement à 11h.
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