À voir à la télévision le dimanche 21 juin- L'amour ou la patrie
Shanghai, 1942. L'occupant japonais, qui a mis en place un gouvernement de façade, tire les ficelles. La police secrète a beau jeu, mais la résistance existe, de plus en plus organisée. Par le truchement d'un plan très élaboré d'assas-sinat, deux représentants des factions ennemies seront précipités dans les bras l'un de l'autre, façon Roméo et Juliette.
Du côté de la résistance, la superbe actrice Chia Chi Wong, alias madame Mak; du côté du gouvernement fantoche, monsieur Yee, un agent spécial marié. Et fusent les passions interdites! The Ice Storm, Crouching Tiger, Hidden Dragon, Hulk, Brokeback Mountain... et maintenant Lust, Caution, un thriller romantique sur fond d'espionnage au charme suranné: Ang Lee étonne une fois de plus.
À travers le regard attentif et patient du cinéaste, le film se révèle un peu plus qu'un somptueux divertissement. Luchino Visconti, celui du Guépard et des Damnés, n'aurait probablement pas dédaigné l'approche fastueuse à laquelle a recours Lee pour raconter une histoire somme toute fort simple. Il y a, dans cette manière de rendre épique le sentiment amoureux et d'en magnifier les embûches, quelque chose de délicieusement désuet. Car cette jeune femme qui s'insinue chez l'ennemi pour la bonne cause, c'est aussi un peu Ingrid Bergman dans Notorious, de Hitchcock. Sans atteindre (pour l'instant) la maestria des deux maîtres susmentionnés, Lee fait encore une fois la démonstration éblouissante de son très grand savoir-faire et de sa capacité à enrichir de sa touche délicate n'importe quel genre cinématographique.
Paru un an après Black Book, de Paul Verhoeven, Lust, Caution dresse lui aussi un portrait au vitriol de la collaboration en temps de guerre tout en égrati-gnant au passage une certaine forme de patriotisme fanatique. Et comme son prédécesseur, Ang Lee pimente son film de quelques scènes torrides pas piquées des vers... pour peu que la télévision ait opté pour la version non censurée. Avec pareille heure de diffusion, ce serait un minimum.
Cinéma / Désir, danger - Radio-Canada, 23h
Du côté de la résistance, la superbe actrice Chia Chi Wong, alias madame Mak; du côté du gouvernement fantoche, monsieur Yee, un agent spécial marié. Et fusent les passions interdites! The Ice Storm, Crouching Tiger, Hidden Dragon, Hulk, Brokeback Mountain... et maintenant Lust, Caution, un thriller romantique sur fond d'espionnage au charme suranné: Ang Lee étonne une fois de plus.
À travers le regard attentif et patient du cinéaste, le film se révèle un peu plus qu'un somptueux divertissement. Luchino Visconti, celui du Guépard et des Damnés, n'aurait probablement pas dédaigné l'approche fastueuse à laquelle a recours Lee pour raconter une histoire somme toute fort simple. Il y a, dans cette manière de rendre épique le sentiment amoureux et d'en magnifier les embûches, quelque chose de délicieusement désuet. Car cette jeune femme qui s'insinue chez l'ennemi pour la bonne cause, c'est aussi un peu Ingrid Bergman dans Notorious, de Hitchcock. Sans atteindre (pour l'instant) la maestria des deux maîtres susmentionnés, Lee fait encore une fois la démonstration éblouissante de son très grand savoir-faire et de sa capacité à enrichir de sa touche délicate n'importe quel genre cinématographique.
Paru un an après Black Book, de Paul Verhoeven, Lust, Caution dresse lui aussi un portrait au vitriol de la collaboration en temps de guerre tout en égrati-gnant au passage une certaine forme de patriotisme fanatique. Et comme son prédécesseur, Ang Lee pimente son film de quelques scènes torrides pas piquées des vers... pour peu que la télévision ait opté pour la version non censurée. Avec pareille heure de diffusion, ce serait un minimum.
Cinéma / Désir, danger - Radio-Canada, 23h
- » Ang Lee
Haut de la page

