À voir à la télévision le samedi 20 juin - Guide des belles magouilles
Le chômage, l'isolement des régions, leur dépeuplement, autant de thèmes qui ne prêtent pas à la rigolade. Dans La Grande Séduction (2003), de Jean-François Pouliot, ces fatalités sont traitées avec un sérieux et une dignité qui honorent ses créateurs... tout en provoquant de grands éclats de rire.
L'heure est grave à Sainte-Marie-la-Mauderne, un petit village de pêcheurs où l'on ne pêche plus grand-chose, à part un chèque du gouvernement au début de chaque mois.
Cette situation pourrait changer avec l'arrivée prochaine d'une usine de plastique, la compagnie imposant toutefois la condition qu'un médecin soit toujours présent au village. En tant que maire, et magouilleur de première classe, Germain Lesage (formidable Raymond Bouchard) est prêt à tout pour redonner un peu de lustre à sa loca-lité. Pour tout dire, les habitants ont un mois pour convaincre le jeune Christopher (David Boutin) de s'y installer plus longtemps, ce Montréalais ayant choisi cet exil temporaire comme punition après qu'un policier natif de l'endroit l'eut intercepté au volant de sa voiture les narines pleines de poudre.
C'est alors que commence le bal du mensonge, donnant l'illusion au chirurgien plastique transformé en omnipraticien qu'à Sainte-Marie-la-Mauderne, les rêves les plus fous (jouer au cricket sur une île, se pencher sur le trottoir de bois pour récolter quelques billets de banque, partager avec d'autres sa passion du jazz fusion, etc.) finissent par se réaliser. Quitte pour cela à espionner ses conversations téléphoniques...
Connu à l'époque comme le grand manitou derrière les facéties de Monsieur B., longtemps la mascotte télévisuelle de Bell Canada incarnée par Benoît Brière (qui joue ici un gérant de caisse populaire), le réalisateur Jean-François Pouliot a trouvé en Ken Scott le scénariste idéal pour son premier long métrage. Après ce triomphe, le tandem ne pouvait que récidiver, toujours dans le registre de la farce, mais cette fois macabre, avec Guide de la petite vengeance.
Cinéma / La Grande Séduction - Radio-Canada, 19h
L'heure est grave à Sainte-Marie-la-Mauderne, un petit village de pêcheurs où l'on ne pêche plus grand-chose, à part un chèque du gouvernement au début de chaque mois.
Cette situation pourrait changer avec l'arrivée prochaine d'une usine de plastique, la compagnie imposant toutefois la condition qu'un médecin soit toujours présent au village. En tant que maire, et magouilleur de première classe, Germain Lesage (formidable Raymond Bouchard) est prêt à tout pour redonner un peu de lustre à sa loca-lité. Pour tout dire, les habitants ont un mois pour convaincre le jeune Christopher (David Boutin) de s'y installer plus longtemps, ce Montréalais ayant choisi cet exil temporaire comme punition après qu'un policier natif de l'endroit l'eut intercepté au volant de sa voiture les narines pleines de poudre.
C'est alors que commence le bal du mensonge, donnant l'illusion au chirurgien plastique transformé en omnipraticien qu'à Sainte-Marie-la-Mauderne, les rêves les plus fous (jouer au cricket sur une île, se pencher sur le trottoir de bois pour récolter quelques billets de banque, partager avec d'autres sa passion du jazz fusion, etc.) finissent par se réaliser. Quitte pour cela à espionner ses conversations téléphoniques...
Connu à l'époque comme le grand manitou derrière les facéties de Monsieur B., longtemps la mascotte télévisuelle de Bell Canada incarnée par Benoît Brière (qui joue ici un gérant de caisse populaire), le réalisateur Jean-François Pouliot a trouvé en Ken Scott le scénariste idéal pour son premier long métrage. Après ce triomphe, le tandem ne pouvait que récidiver, toujours dans le registre de la farce, mais cette fois macabre, avec Guide de la petite vengeance.
Cinéma / La Grande Séduction - Radio-Canada, 19h
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

