À voir à la télévision le mercredi 24 juin - Deux étoiles y sont nées
Par une belle soirée tiède, la cuisine d'un appartement parisien est le théâtre d'échanges badins qui dissimulent bien mal la nervosité sous-jacente. Jacques et Martine, les maîtres de céans, ainsi que Fred, le frère fauché de la seconde, s'agitent et s'engueulent dans la plus pure tradition franchouillarde. La raison de tant d'émoi?
Oh, ils ne le reconnaîtraient pas, mais l'arrivée imminente d'un vieil ami devenu une personnalité médiatique les met tous à cran. C'est qu'il a réussi, lui. Il faut donc impressionner. D'où, entre autres symptômes que la catastrophe couve, cette immonde robe fleurie à épaules bouffantes qu'arbore l'hôtesse.
Cuisine et dépendances est la pièce qui mit le couple d'auteurs-comédiens Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri sur la carte. Et dont le succès-surprise retentissant attira le producteur Alain Poiré, spécialiste de la comédie à succès (Le Grand Blond avec une chaussure noire, La Chèvre). Malheureusement pour toutes les personnes concernées, le film qui suivit rapidement ne reçut pas un accueil aussi triomphal. Pourtant, le texte du tandem déborde de perles et la distribution originale lui fait honneur.
Le problème réside surtout dans la réalisation statique de Philippe Muyl (Le Papillon), qui semble avoir oublié qu'il n'est pas en train de filmer une représentation sur scène mais une adaptation pour le cinéma. Or, justement, on ne sent pas vraiment la transition. Cédric Klapisch, dans son adaptation de la pièce subséquente des auteurs, Un air de famille, a beaucoup mieux réussi malgré le même genre de contraintes spatiales.
Revoir Cuisine et dépendances aujourd'hui permet, d'une part, de mesurer l'évolution dans le style d'écriture déjà affirmé du couple, qui allie cynisme, cruauté et tendresse amusée, et, d'autre part, de comprendre pourquoi, en chemin, Agnès Jaoui a décidé de se mettre à
la mise en scène. Et malgré le peu de qualités cinématographiques de cette adaptation-ci, quand le texte est de cette qualité-là, on serait mal venu de bouder son plaisir.
Cinéma / Cuisine et dépendances
Télé-Québec, 21h
Oh, ils ne le reconnaîtraient pas, mais l'arrivée imminente d'un vieil ami devenu une personnalité médiatique les met tous à cran. C'est qu'il a réussi, lui. Il faut donc impressionner. D'où, entre autres symptômes que la catastrophe couve, cette immonde robe fleurie à épaules bouffantes qu'arbore l'hôtesse.
Cuisine et dépendances est la pièce qui mit le couple d'auteurs-comédiens Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri sur la carte. Et dont le succès-surprise retentissant attira le producteur Alain Poiré, spécialiste de la comédie à succès (Le Grand Blond avec une chaussure noire, La Chèvre). Malheureusement pour toutes les personnes concernées, le film qui suivit rapidement ne reçut pas un accueil aussi triomphal. Pourtant, le texte du tandem déborde de perles et la distribution originale lui fait honneur.
Le problème réside surtout dans la réalisation statique de Philippe Muyl (Le Papillon), qui semble avoir oublié qu'il n'est pas en train de filmer une représentation sur scène mais une adaptation pour le cinéma. Or, justement, on ne sent pas vraiment la transition. Cédric Klapisch, dans son adaptation de la pièce subséquente des auteurs, Un air de famille, a beaucoup mieux réussi malgré le même genre de contraintes spatiales.
Revoir Cuisine et dépendances aujourd'hui permet, d'une part, de mesurer l'évolution dans le style d'écriture déjà affirmé du couple, qui allie cynisme, cruauté et tendresse amusée, et, d'autre part, de comprendre pourquoi, en chemin, Agnès Jaoui a décidé de se mettre à
la mise en scène. Et malgré le peu de qualités cinématographiques de cette adaptation-ci, quand le texte est de cette qualité-là, on serait mal venu de bouder son plaisir.
Cinéma / Cuisine et dépendances
Télé-Québec, 21h
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