dimanche 27 mai 2012 Dernière mise à jour 23h24
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

À voir à la télévision le vendredi 19 juin - À cause d'un assassinat

François Lévesque   13 juin 2009  Médias
Jack Terry est preneur de son pour le cinéma, c'est-à-dire qu'il fournit différents bruits et effets sonores qui seront ajoutés à un film en postproduction. Rien de très glamour, cela étant, ses commandes provenant généralement de productions de série B comme celle qui ouvre et clôt le film.

Un soir, alors qu'il enregistre le bruit du vent dans les feuilles depuis une passerelle, il est témoin d'une sortie de route et voit la voiture plonger dans l'eau glacée. D'où notre homme extraira une jeune femme terrifiée, le conducteur ayant trépassé. L'infortuné occupant du véhicule? Un sénateur en vue. Et sur la bande audio de Jack, le bruit d'un coup de feu suivi de celui de l'éclatement d'un pneu.

Sans doute l'oeuvre la plus achevée de Brian De Palma, Blow Out fait partie de ces films conçus par et pour les cinéphiles. Non que le spectateur du dimanche soit susceptible de s'y perdre: l'intrigue est certes dense mais limpide. Simplement, à un deuxième niveau de lecture, le film entier devient une fascinante méditation sur le cinéma lui-même. La relation entre le son, l'image et le montage est explicitement montrée; elle est l'objet d'une réflexion revêtant les atours d'un thriller politique.

Brillamment écrit, Blow Out part évidemment d'une prémisse rappelant celle de Blow Up, d'Antonioni. La parenté des titres évacue d'ailleurs toute ambiguïté à cet égard. Et si De Palma cite aussi son vieil ami Coppola, celui de The Conversation, la technique virtuose, elle, lui est propre; le ton aussi, désenchanté. D'une superbe ironie, le dénouement traduit une intégrité artistique rare, celle-là même qui dut effrayer les bonnes gens en 1981.

Car, s'il fut un succès critique en son temps, Blow Out fut également un échec commercial retentissant. Déjà enviable, sa réputation n'a cessé de grandir depuis. Quentin Tarantino, qui tapisse lui aussi son oeuvre de références cinématographiques, compte parmi les admirateurs les plus enthousiastes du film... qu'il cite dans Death Proof.

Cinéma / Éclatement - Télé-Québec, 21h
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012