À voir à la télévision le mercredi 9 avril - La grandeur et les démons
Le titre énigmatique de ce long métrage de Pierre Schoendoerffer (L'Honneur d'un capitaine), sorti en 1977, désigne un personnage tout aussi énigmatique, mythique, qui incarne à la fois la grandeur et les démons de l'armée française. Ses exploits et des épisodes de sa vie refont surface lorsque deux officiers de la marine, l'un médecin de bord (Claude Rich), l'autre commandant mourant (Jean Rochefort), qui l'ont connu autrefois, assemblent et confrontent les souvenirs qu'ils ont gardés de lui tandis qu'ils effectuent une traversée de l'Atlantique Nord. Au bout de la route: Terre-Neuve et les chalutiers à escorter, dont l'un aurait à son bord le Crabe tambour.
Héros de la guerre d'Indochine, acteur de premier plan lors du coup d'État en Algérie visant à renverser de Gaulle, le Crabe tambour (inspiré du commandant de la marine Pierre Gillaume) symbolise pour ces deux officiers désenchantés la gloire ancienne de l'armée française et de la France colonialiste. Son souvenir se révèle en fait aussi douloureux que la mer dans laquelle ils s'enfoncent jour après jour est noire et houleuse.
Le petit écran ne rend malheureusement pas justice à la beauté des images de Raoul Coutard, chef-opérateur vedette de la Nouvelle Vague (À bout de souffle, Jules et Jim, Pierrot le fou), et plus tard des films les plus engagés de Costa-Gavras (Z, L'Aveu), qui reçut un César pour ce film. Rochefort et Jacques Dufilho, ce dernier en amiral complétant les souvenirs des deux autres, montèrent également sur le podium cette année-là pour représenter ce film atypique, amer et lent, dont la facture a quelque peu vieilli, mais p as la pertinence de son propos.
Le Crabe tambour
Artv, 20h
Héros de la guerre d'Indochine, acteur de premier plan lors du coup d'État en Algérie visant à renverser de Gaulle, le Crabe tambour (inspiré du commandant de la marine Pierre Gillaume) symbolise pour ces deux officiers désenchantés la gloire ancienne de l'armée française et de la France colonialiste. Son souvenir se révèle en fait aussi douloureux que la mer dans laquelle ils s'enfoncent jour après jour est noire et houleuse.
Le petit écran ne rend malheureusement pas justice à la beauté des images de Raoul Coutard, chef-opérateur vedette de la Nouvelle Vague (À bout de souffle, Jules et Jim, Pierrot le fou), et plus tard des films les plus engagés de Costa-Gavras (Z, L'Aveu), qui reçut un César pour ce film. Rochefort et Jacques Dufilho, ce dernier en amiral complétant les souvenirs des deux autres, montèrent également sur le podium cette année-là pour représenter ce film atypique, amer et lent, dont la facture a quelque peu vieilli, mais p as la pertinence de son propos.
Le Crabe tambour
Artv, 20h
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