À voir à la télévision le vendredi 11 avril - Drôle d'époque
Premier long métrage du Britannique Nicholas Hytner, qui s'était fait une réputation à Londres et à Broadway en signant la mise en scène de Miss Saïgon, comédie tonique et tonitruante, elle aussi importée de la scène où elle connut un grand succès (sous la plume d'Alan Bennett, qui en signe l'adaptation), La Folie du roi George est un festin pour les yeux et pour l'esprit.
Régnant sur l'Angleterre depuis 28 ans, le roi George III (Nigel Hawthorne) éprouve soudain des troubles nerveux qui provoquent chez lui des comportements grossiers et irresponsables. Son fils aîné, le prince de Galles (Rupert Everett, décadent à souhait), profite de la stupéfaction de la cour pour la rallier à sa cause en émettant un projet de loi visant à détrôner son père. Prenant enfin conscience de sa maladie et des projets de son fils, le roi voit sa convalescence soumise à une course contre le temps.
Rares sont les films historiques qui, comme celui-ci, survivent aux exigences de la comédie sans qu'en souffre la reconstitution de l'époque. Le scénario aborde des faits historiquement vérifiables sous un angle absurde, mettant par exemple en avant la dualité entre la médecine traditionnelle et la psychologie, dualité représentée par Ian Holm, remarquable en psy du roi. Ce regard contemporain que pose le cinéaste (il a ensuite dirigé The Crucible) ne nuit pas à l'Histoire, mais la sert plutôt à travers une lecture éclairante sur les codes éthiques et hiérarchiques qui caractérisent la royauté britannique.
La composition raffinée du défunt Nigel Hawthorne, dans le rôle-titre, vaut d'être saluée, de même que celle d'Helen Mirren, qui reçut à Cannes le prix d'interprétation pour sa prestation dans ce film. En interview aux États-Unis pour la promotion de ce film, cette dernière expliquait que le titre de la pièce, The Madness of King George III, avait été pour le film réduit à The Madness of King George parce que le distributeur craignait que les Américains s'imaginent qu'il s'agissait de la suite de The Madness of King George I et II. Ça ne s'invente pas, des choses comme ça.
La Folie du roi George
Artv, 22h
Régnant sur l'Angleterre depuis 28 ans, le roi George III (Nigel Hawthorne) éprouve soudain des troubles nerveux qui provoquent chez lui des comportements grossiers et irresponsables. Son fils aîné, le prince de Galles (Rupert Everett, décadent à souhait), profite de la stupéfaction de la cour pour la rallier à sa cause en émettant un projet de loi visant à détrôner son père. Prenant enfin conscience de sa maladie et des projets de son fils, le roi voit sa convalescence soumise à une course contre le temps.
Rares sont les films historiques qui, comme celui-ci, survivent aux exigences de la comédie sans qu'en souffre la reconstitution de l'époque. Le scénario aborde des faits historiquement vérifiables sous un angle absurde, mettant par exemple en avant la dualité entre la médecine traditionnelle et la psychologie, dualité représentée par Ian Holm, remarquable en psy du roi. Ce regard contemporain que pose le cinéaste (il a ensuite dirigé The Crucible) ne nuit pas à l'Histoire, mais la sert plutôt à travers une lecture éclairante sur les codes éthiques et hiérarchiques qui caractérisent la royauté britannique.
La composition raffinée du défunt Nigel Hawthorne, dans le rôle-titre, vaut d'être saluée, de même que celle d'Helen Mirren, qui reçut à Cannes le prix d'interprétation pour sa prestation dans ce film. En interview aux États-Unis pour la promotion de ce film, cette dernière expliquait que le titre de la pièce, The Madness of King George III, avait été pour le film réduit à The Madness of King George parce que le distributeur craignait que les Américains s'imaginent qu'il s'agissait de la suite de The Madness of King George I et II. Ça ne s'invente pas, des choses comme ça.
La Folie du roi George
Artv, 22h
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