À voir à la télévision le mardi 21 avril - Qui aime bien châtie bien
Sondra Pransky, une étudiante américaine en journalisme séjournant à Londres, tient peut-être (vous l'aurez deviné) un scoop. Le fantôme de Joe Strombel, un journaliste d'enquête récemment décédé, vient de lui souffler à l'oreille l'identité d'un célèbre tueur en série... en pleine représentation d'un spectacle de magie mené par Splendini (alias Sid Waterman), un compatriote de la belle.
Intriguée, Sondra entraîne le prestidigitateur dans la traque du suspect: un lord en vue, rien de moins. Duquel elle a tôt fait de s'éprendre, bien entendu.
J'ai une affection immense, et une admiration au moins aussi grande, pour l'oeuvre de Woody Allen. Ce n'est pas très original, je sais, des centaines de milliers de cinéphiles de par le monde partagent mon inclination. Laquelle est frappée d'une certaine tiédeur depuis une dizaine d'années, je m'en confesse.
Mon coeur a saigné entre 1998 et 2004, entre Celebrity et Melinda and Melinda — inclusivement. Chaque fois, j'espérais le retour à la grande forme qu'on claironnait périodiquement; chaque fois, je me retrouvais avec un film... pas mauvais, mais pas davantage enthousiasmant. Des moments, juste des moments...
Après une succession d'oeuvres moyennes (en considérant les capacités d'Allen) accueillies avec l'indulgence réservée au chouchou du professeur, Match Point fut un réel baume. En Scarlett Johansson, le cinéaste trouvait une nouvelle muse, poste clé demeuré vacant depuis l'époque Mia Farrow. Vint ensuite Scoop, oeuvre légère fleurant un peu la naphtaline, comme un rappel que la période dorée s'en était peut-être définitivement allée. Heureusement il y a eu Vicky Cristina Barcelona.
Scoop est sympathique, charmant même, je l'admets volontiers. Reste que l'auteur nous a habitués à des dialogues plus vifs. Surtout, l'élément «fantaisie» ne fonctionne pas toujours. En y ayant recours, Allen est capable d'accoucher d'une pure merveille comme Purple Rose of Cairo, mais également d'une farce maladroite comme Curse of the Jade Scorpion; entre
les deux, une réussite modeste comme Alice. Envoyez les pierres si ça vous soulage, mais Scoop s'inscrit pour moi légèrement en deçà de ce dernier.
Cinéma / Scoop - Télé-Québec, 21h
Intriguée, Sondra entraîne le prestidigitateur dans la traque du suspect: un lord en vue, rien de moins. Duquel elle a tôt fait de s'éprendre, bien entendu.
J'ai une affection immense, et une admiration au moins aussi grande, pour l'oeuvre de Woody Allen. Ce n'est pas très original, je sais, des centaines de milliers de cinéphiles de par le monde partagent mon inclination. Laquelle est frappée d'une certaine tiédeur depuis une dizaine d'années, je m'en confesse.
Mon coeur a saigné entre 1998 et 2004, entre Celebrity et Melinda and Melinda — inclusivement. Chaque fois, j'espérais le retour à la grande forme qu'on claironnait périodiquement; chaque fois, je me retrouvais avec un film... pas mauvais, mais pas davantage enthousiasmant. Des moments, juste des moments...
Après une succession d'oeuvres moyennes (en considérant les capacités d'Allen) accueillies avec l'indulgence réservée au chouchou du professeur, Match Point fut un réel baume. En Scarlett Johansson, le cinéaste trouvait une nouvelle muse, poste clé demeuré vacant depuis l'époque Mia Farrow. Vint ensuite Scoop, oeuvre légère fleurant un peu la naphtaline, comme un rappel que la période dorée s'en était peut-être définitivement allée. Heureusement il y a eu Vicky Cristina Barcelona.
Scoop est sympathique, charmant même, je l'admets volontiers. Reste que l'auteur nous a habitués à des dialogues plus vifs. Surtout, l'élément «fantaisie» ne fonctionne pas toujours. En y ayant recours, Allen est capable d'accoucher d'une pure merveille comme Purple Rose of Cairo, mais également d'une farce maladroite comme Curse of the Jade Scorpion; entre
les deux, une réussite modeste comme Alice. Envoyez les pierres si ça vous soulage, mais Scoop s'inscrit pour moi légèrement en deçà de ce dernier.
Cinéma / Scoop - Télé-Québec, 21h
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