À voir à la télévision le lundi 20 avril - La petite Marie rouge et le gros méchant désir
Le réalisateur Raymond Saint-Jean a réussi le pari casse-gueule d'adapter le «one-woman» Peepshow de et par Marie Brassard à l'écran. Le défi était de taille. D'autant qu'une part de la magie du spectacle, créé en 2005, repose sur la transformation live de la voix de Brassard.
Si l'habitude des effets spéciaux rend cet aspect moins frappant à l'écran, on y gagne les gros plans. Dans cette histoire tordue de désir, de lien invisible entre les êtres, il est fascinant de voir Brassard tenir tous les rôles, se transformer d'un souffle, sans un cillement. Fascinante de métamorphose, elle ne change qu'une lueur au fond de ses yeux pour passer de l'homme à la femme, de la petite fille au Grand Méchant Loup.
La perversion rôde, comme une porte qui pourrait ouvrir sur un nouvel univers. Les personnages flirtent avec le sadomasochisme, l'automutilation, les jeux de proie et de prédateur. Troublant. Saint-Jean a l'intelligence de proposer une relecture de Peepshow, de nous faire entrer davantage dans la tête de la narratrice. La musique de Martin Rouillard et Serge Laforest ajoute au sentiment d'oppression. Comme le traitement numérique des images, où ombres, lumières, neige et fumée rehaussent l'ambiance fantasmagorique de ce conte pas pour enfants. Peepshow a remporté le prix Tremplin pour le monde Artv, au dernier Festival international du film sur l'art, pour «son potentiel de rayonnement sur le marché international». Pas étonnant. Une belle occasion de profiter de l'immense talent d'actrice de Marie Brassard.
Grands spectacles / Peepshow - Artv, 21h30
Si l'habitude des effets spéciaux rend cet aspect moins frappant à l'écran, on y gagne les gros plans. Dans cette histoire tordue de désir, de lien invisible entre les êtres, il est fascinant de voir Brassard tenir tous les rôles, se transformer d'un souffle, sans un cillement. Fascinante de métamorphose, elle ne change qu'une lueur au fond de ses yeux pour passer de l'homme à la femme, de la petite fille au Grand Méchant Loup.
La perversion rôde, comme une porte qui pourrait ouvrir sur un nouvel univers. Les personnages flirtent avec le sadomasochisme, l'automutilation, les jeux de proie et de prédateur. Troublant. Saint-Jean a l'intelligence de proposer une relecture de Peepshow, de nous faire entrer davantage dans la tête de la narratrice. La musique de Martin Rouillard et Serge Laforest ajoute au sentiment d'oppression. Comme le traitement numérique des images, où ombres, lumières, neige et fumée rehaussent l'ambiance fantasmagorique de ce conte pas pour enfants. Peepshow a remporté le prix Tremplin pour le monde Artv, au dernier Festival international du film sur l'art, pour «son potentiel de rayonnement sur le marché international». Pas étonnant. Une belle occasion de profiter de l'immense talent d'actrice de Marie Brassard.
Grands spectacles / Peepshow - Artv, 21h30
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