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Médias - Trente-quatre dollars par année

Paul Cauchon   30 mars 2009  Médias
Il manque 50 millions en revenus publicitaires à cause du ralentissement économique et il faut effectuer des compressions dans les stations régionales. Radio-Canada, la semaine dernière? Pas du tout: ces informations sont tirées des articles publiés en décembre 1990, lors d'une première vague de compressions à Radio-Canada.

C'était sous un gouvernement conservateur. Le pire allait pourtant survenir cinq ans plus tard sous le gouvernement libéral de Jean Chrétien. Le manque à gagner était alors de 350 millions. Au printemps 1995, la direction du secteur français prévoyait, à elle seule, le départ de 750 employés. Michèle Fortin, qui était alors la patronne des services français, prévenait ses troupes qu'il fallait produire moins de dramatiques, et que ce serait «de plus en plus difficile de produire des émissions culturelles de haute qualité».

La relation entre l'institution publique et les gouvernements successifs a souvent été houleuse, c'est évident. Les politiciens ont souvent prêté une oreille attentive aux critiques qui trouvaient que l'entreprise coûtait cher pour les résultats obtenus.

Il faut l'avouer, Radio-Canada a encore du ménage à faire entre ses murs pour être plus efficace et, comme c'est souvent le cas dans une énorme entreprise publique, on découvre du bois mort dans les recoins.

Un vaste mandat

Mais il faut répéter aussi à quel point le mandat de Radio-Canada est vaste, avec l'objectif de satisfaire tout le monde de l'Atlantique au Pacifique, dans les deux langues, et dans tous les villages, en offrant une programmation populaire censée rassembler les foules, mais également une programmation plus ciblée pour les publics boudés par la télévision commerciale. Radio-Canada, c'est autant Paquet voleur avec Véronique Cloutier que les réflexions philosophiques de Jacques Languirand à la radio. Ce sont autant des émissions en langues étrangères sur RCI que les musiques émergentes de Bande à part.

Bref, un mandat qu'aucun diffuseur privé n'accepterait de remplir. À moins que l'État ne lui donne un milliard pour le faire. Mais ce ne serait plus un diffuseur privé.

La crise de la semaine dernière à Radio-Canada est profonde. On peut critiquer le gouvernement actuel pour son manque de sensibilité envers le diffuseur public, et il est exact qu'il aurait pu lui accorder plus de souplesse financière. C'est un gouvernement qui a d'ailleurs fait la sourde oreille à des recommandations de sa propre Chambre des communes, puisque, ces dernières années, différents comités parlementaires préconisaient d'accorder un financement stable et pluri-annuel à Radio-Canada. On aimerait être bien convaincu que le gouvernement actuel considère Radio-Canada comme un service essentiel...

Mais le gouvernement libéral n'a pas fait mieux dans les années 90. Et il ne faut surtout pas perdre de vue que c'est l'ensemble des chaînes généralistes qui est dans la tourmente, avec la baisse générale des revenus publicitaires, causée à la fois par la récession et par les changements d'habitudes des téléspectateurs, qui s'épivardent autant sur les chaînes spécialisées que sur Internet.

Une crise majeure

Radio-Canada doit donc, encore une fois, se serrer la ceinture. Le défi consiste à ne pas affaiblir, dans cette opération, ce qui fait le caractère distinct du diffuseur public. Avec la disparition d'émissions comme Macadam Tribus ou Des airs de toi à la radio, c'est plutôt mal parti.

Ébranlée et se sentant menacée, Radio-Canada risque malheureusement de se replier sur des valeurs sûres, sans risque, qui vont la rapprocher encore plus des chaînes privées, en investissant moins dans le secteur jeunesse (c'est déjà commencé), moins dans les stations locales (c'est en marche), et en réduisant les budgets à l'information internationale, qui devrait pourtant être sa bannière la plus prestigieuse.

Pour sa part, le président de Radio-Canada, Hubert T. Lacroix, a très bien démontré la semaine dernière comment Radio-Canada représentait une véritable aubaine pour les Canadiens, en citant cette étude du groupe Nordicité qui révèle que Radio-Canada coûte 34 $ par année à chaque Canadien. Le chiffre fait son effet.

Surtout quand on sait qu'en moyenne, les 18 pays occidentaux étudiés par Nordicité consacrent 76 $ par année par citoyen à leur diffuseur public, et que la Grande-Bretagne consacre 124 $ à la BBC.

M. Lacroix pourrait poursuivre sa réflexion du côté de la BBC. Le diffuseur public britannique annonçait justement lundi dernier l'adoption d'un nouveau budget, qui prévoit, lui aussi, des compressions. La BBC prévoit aussi investir 30,7 millions de livres (55 millions $CAN) dans ses services Internet, et le budget total de «BBC on line» atteint maintenant 145 millions de livres (256 millions $CAN). Mais ce qui frappe l'imagination, c'est que le plan adopté prévoit non seulement un gel des salaires des dirigeants, mais aussi une réduction des cachets des grosses vedettes...

****

pcauchon@ledevoir.com






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  • jacques noel
    Inscrit
    lundi 30 mars 2009 07h25
    400 millions pour RC, soit 60$ par francophone
    Il y a longtemps que le fédéralisme n'est plus rentable pour les Québécois, mais RC est une rare exception. Radio-Canada reçoit 400 millions sur 1,1 milliard, beaucoup plus que le poids démographique des Francophones. Evidemment, les grands défenseurs de la Société d'État cachent la chose et ramène l'équation à l'échelle canadienne.
    -------

    ABOLISSONS RADIO-CANADA ET TÉLÉ-QUÉBEC

    et REBRASSONS LES CARTES

    Vendredi soir, Radio-Canada, 20 heures, c'est "Paquet Voleur". Le quizz à Véro. La fille à Ti-Guy Thinking qui, aux dernières nouvelles, gagnait dans les 400k pour brasser les cartes. Un gros quizz en plein primetime, un vendredi soir. Bonsoir Culture!

    A 21 heures, c'est un documentaire français. Une histoire de zizi. Enfin, de filles qui naissent avec un zob et veulent s'en débarasser. Un doc qui peut passer sur n'importe quelle chaîne après 21 heures (on voyait une femme toute nue)

    A 23 heures, c'était La zone. Une copie minable de 110.

    Ceux qui défendent Radio-Canada, "parce que c'est une télé de qualité", ne doivent pas l'écouter souvent!!!

    La radio est meilleure vous allez dire? Mais à quel prix?

    .17 personnes pour le show de chaises de la Charette! Pendant des années Suzanne Lévesque a fait le même show avec une recherchiste et un technicien. En plus c'est un show de colonisés: on déroule le tapis rouge au moindre Parisien qui débarque avec un polar à vendre. Serge Bouchard l'a dit bien avant moi.

    .Maisonneuve à l'écoute: 9 personnes pour un show d'une heure et quart! Proulx et Arthur faisaient deux heures et demi avec une recherchiste et un technicien! En plus, Maisonneuve est malade la moitié du temps et se trompe sur le nom des invités les trois-quarts du temps.

    .9 personnes pour Fréquences libres!Un show de zizique française d'une heure et demie!

    Radio-Cane est une grosse minoune qui nous coute 400 millions en taxes et impots et qui ne livre vraiment pas la marchandide. Télé-Québec, à 100 millions, non plus. Si on ajoute les crédits d'impots sur presque toutes les émissions, c'est plus de 800 millions d'argent public que l'on met à tivi! C'est énorme pour un résultat douteux.

    Qu'est-ce qu'un peuple de 6 millions de francos nord-américains (7 avec nos frères outre-frontière) au 21e siècle, à l'ère de l'internet, a besoin comme infos régionales, nationales et internationales? Qu'est-ce qu'on a besoin comme télé de divertissement (séries, show, sports)? Comment répondre à ces besoins, à cout raisonnable et à un niveau optimal de qualité? Voilà les questions que les défenseurs de Radio-Tralala ne posent jamais.

    Alors voici ce que je propose: on réunit tout le gratin de la télé, cinéma et radio dans la même salle, et on leur fait une offre qu'ils ne pourront pas rejeter: on leur offre tout le magot. 800 beaux millions, renouvelables annuellement, sous un seul critère: la qualité.

    A partir du fonds de 800 millions, on va dorénavant subventionné les émissions, donc ce qui va directement à l'écran, plutot que le diffuseur comme on fait à RC et TQ. Les téléromans seraient subventionnés à la hauteur de 25%, les grandes séries à 33%, les docs et émissions de services à 50% et l'information à 66%. Le diffuseur paierait le reste via sa pub.
    Virginie pourrait se retrouver à TVA chaque soir à 19h en financant 75% de la série via sa pub. TQS pourrait diffuser Les Francs-tireurs chaque mercredi à 20 heures en finançant 34% de la série, via sa pub.


    1) L'Information
    On a fermé les salles de nouvelles dans presque toutes les radios. En région, c'est du Rock matante, live from la Métropôooole, avec les ponts encore bloqués à matin. Une honte. Une petite salle de rédaction en province peut couter 300k par année. Quelques journalistes et un véhicule pour la route. On pourrait subventionner les 2/3 des couts de la salle, l'autre étant payé par le proprio. Pour une dizaine de millions de $$ à peine, on pourrait équiper une vingtaine de stations en salles d'info de base de Gaspé à Rouyn. Idem pour la télé.

    En ville, dans les faits divers, le "minable" mouton noir et TVA mangeaient le gros Radio-Cane, la plupart du temps. Pensez juste à Oka, aux inondations ou aux soirées d'élections ("rigueur, rigueur,rigueur"). En se débarassant de RC, on perdrait absolument rien en nouvelles régionales si le Mouton noir, Vox et TVA prenaient la relève, bien équipés, avec de l'argent et des moyens.

    En international, RC est un pee-wee à coté de la BBC et même à coté de CNN, si américain pourtant. C'est pas un reportage par semaine d'Achille Talon qui va nous tenir au courant sur ce qui se passe dans un pays 1,3 milliard, en plein boum économique. C'est pas Azeb Machin, once a month, qui va nous donner le beat de Londres. Allons donc! RC, avec tous ses moyens, ne livre vraiment pas la marchandise. C'est une info plutot constipée, et très peu jazzée.

    TVA (ou TQS, ou une autre chaine à venir) pourrait prendre la relève et créer un réseau international de correspondants étrangers. Dix bureaux à 500k chacun à Washington, NY, Paris, Londres, Jerusalem, Johannesbourg, New Delhi, Pékin, Tokyo. Sao Paolo. Il pourrait avoir aussi des pigistes un peu partout. Y'a des Québécois partout sur la boule et avec les nouvelles technologies, c'est facile de travailler. Ajoutons un million pour le satellite. Six millions donc. Deux seraient payés par le diffuseur, 4 par nos taxes.

    En info continue, LCN pourrait prendre la relève de RDI pour l'actualité locale, comme on a présentement. Pour le Canada et l'international, ses correspondants internationaux prendraient la relève.

    En documentaire: le gros vient de l'étranger. Charles Tyssere les traduit. Ou les résume...
    On pourrait continuer à subventionner l'industrie comme on fait présentement. Pas besoin de RC pour les diffuser.

    2) En divestissement, y'aura toujours une télé merdique, de quizz gagas, de Poule et de Banquier. Ces émissions se financent toute seules. Pas besoin d'y mettre de l'argent publique là-dedans comme on fait présentement via les crédits d'impots.

    On produit des séries remarquables au Québec avec 500k l'heure, 700 à 800k pour les plus chères. On l'a vu avec les invincibles, les Bougons, CA, Minuit, Un gars, une fille, etc.
    On a des comédiens remarquables, de bons auteurs et de grands réalisateurs et techniciens. C'est l'une des grandes réussites de notre télé: faire beaucoup avec peu de moyen. On a tout pour faire de la bonne télé et l'exporter. Avec un p'tit 50 millions, mixé à 100 millions du privé, on peut produire une quinzaine de bonnes séries de 13 émissions par année. C'est en masse pour nos besoins, pour nos longues soirées d'hiver.

    Pour les séries américaines, elles se financent par la pub. Pas besoin de RC. Les réseaux achètent les 24 heures et les Beautés désespérées, et les paient avec la pub qu'elles générent.

    En sport, ca devrait être RDS. Or RDS c'est Reste en Studio. Une machine à imprimer de l'argent, dont les profits se retrouvent à Toronto. Plus colonisés tu meurs. On enlève la licence et on recommence à neuf avec un nouveau réseau de sports. Un réseau qui couvrirait tous les grands événements: JO, Mundial, Coupe Stanley et les locaux. Le sport américain, qu'on peut capter sur les réseaux américains, devraient être abandonné.

    Pour la trash-tv, pas besoin d'argent public: la Poule ou le Banquier se paient tout seul

    Idem pour la trash-radio, pas besoin de subventions, elles se financent toutes seules.

    Bref, faut rebrasser les cartes. Mais on ne le fera pas. C'est quand la dernière révolution au Québec? 1960. Et c'était une bien tranquille....

  • Bernard Gervais
    Abonné
    lundi 30 mars 2009 09h05
    L'importance de protéger l'indépendance et le financement de CBC/Radio-Canada
    Le Gouvernement fédéral, c'est bien connu, n'aime pas trop CBC/Radio-Canada, surtout quand cette société se permet, même si elle le fait de façon la plus objective, de diffuser des informations, des faits qui lui déplaisent. À ce sujet, rappelons-nous un certain reportage de l'émission de télé (était-ce Enjeux ou Zone libre ?) consacré à l'exploitation des sables bitumineux de l'Alberta, une émission qui avait mis en colère Harper et son cabinet.

    En conséquence, ne soyons pas surpris de la décision des conservateurs de réduire le financement de CBC/Radio-Canada. De toute manière, au plan idéologique, bien des députés du PC - surtout ceux issus du Reform Party - sont d'avis que la télé et la radio au Canada devraient, comme aux États-Unis, relever de l'entreprise privée.

    Si la décision du gouvernement actuel est déplorable et sent un peu la vengeance, les libéraux, cependant, sont bien mal placés ici pour lui faire la leçon, car, comme vous l'écrivez avec justesse (Nathalie Petrowski, dans La Presse, a dit la même chose), ils ont fait bien pire en 1995.

    Combien de fois, à l'époque de Trudeau et de Chrétien, surtout Radio-Canada a dû se battre pour conserver son financement public et son indépendance. Bien des ministres libéraux d'alors accusaient souvent la radio et la télé de Radio-Canada d'être à la solde des « méchants séparatistes » et ils rêvaient de transformer ces diffuseurs en agents de propagande fédéraliste.

    Certes, CBC/Radio-Canada pourrait être gérée de façon plus rationnelle. Ainsi, a-t-elle vraiment besoin d'autant de personnel pour produire certaines de ses émissions ? Une chose, toutefois, est sûre : vu l'immense mandat que cette société doit assumer (mandat qu'aucun diffuseur privé n'accepterait), il faut une loi pour assurer son financement et la protéger contre les menaces de certains politiciens !

  • Jean-François Couture
    Inscrit
    lundi 30 mars 2009 09h20
    1% du budget à la culture est un plancher...
    Tout le reste n'est qu'administration du génocide culturel de la nation qui, il faut bien l'admettre , baigne dans l'huile.

    La culture permet au citoyen d'éventuellement réaliser que l'empereur est nu et qu'il pu !

    Gouverner, c'est faire croire. - Nicolas Machiavel

    Il est tellement plus facile d'abuser d'une nation d'idiots du village !

    Pour enchaîner les peuples, on commence par les endormir. - Jean-Paul Marat

    Merci le 4ième pouvoir, nous ne pourrions pas abuser du bon peuple aussi effectivement sans votre silence !

    "Plus on est ignorant, moins on s'en aperçoit." - Louis Pasteur

  • Yvon Roy
    Abonnée
    lundi 30 mars 2009 09h34
    SRC
    La SRC devrait engager directement Téléfilm pour produire ses émissions; ce qui sauverait à la fois du temps et de l'argent à son public finalement.

  • Guimont Rodrigue
    Inscrit
    lundi 30 mars 2009 10h57
    De moins en moins de bonne télévision à la télé d'état
    Je ne suis pas un inconditionnel de la télévision, il y a d'autres manières de s'informer et de se distraire, mais je suis reconnaître la qualité d'une émission quand je l'écoute.

    La télévision de Rad-Can c'est aussi d'excellentes émissions comme :
    - 24 heures en 60 minutes
    - Les coulisses du pouvoir
    - Découverte (même produites par la BBC)
    - Du coeur au ventre
    - Enquête
    - L'épicerie
    - La facture
    - Grands reportages (même s'ils viennent de l'étranger)
    - Second regard
    - La semaine verte
    - Etc.

    Et même des émissions humoristiques et populaires qui ne tombent pas (trop) dans la niaiserie comme :
    - Infoman
    - Les Parent
    - Tout le monde en parle
    - etc.

    Et je ne vous parle pas d'excellentes émissions radiophoniques produites en régions par les régions et pour les régions.

    Le tiers environ des émissions de la télé et de la radio d'état sont de qualité produite ici au Québec, hors c'est également ce bassin qui est visé par les coupures du gouvernement Harper. Derrière cette tourmente bien concrète, je ne suis pas loin de penser qu'il existe aussi une volonté bien réelle chez les fédéralistes, qu'ils soient conservateurs ou libéraux (souvenez-vous de Trudeau!) d'abrutir les citoyens de la classe moyenne en ne gardant que des émissions les moins susceptibles de les faire réfléchir à la «civitas» (le citoyen dans la vie civique).

  • L'ex-Canard
    Inscrit
    lundi 30 mars 2009 11h34
    La crise et les chiffres - quelle crise?
    Je note un silence plutôt inquiétant dans les nouveaux médias au sujet de cette crise financière du diffuseur public. Entk la blogosphère (&médias-citoyens) qui commente les médias, côté canada-anglais ainsi que québécois/hors-Québec franco. Comme ci l'éléphant n'existait déjà plus et que mieux valait tourner la page, ce qui me rappelle comment la francophonie canadienne est trop souvent traitée...

    Crise, quelle crise? Un plan de redressement qui se base sur la vente de 125 millions d'actifs dans un marché complètement déprimé. A moins que cela ne soit seulement la faute des conservateurs du "Reform Party" ne voulant pas accorder ces garanties de prêts. Permettez-moi de remettre en question le soutien inconditionnel du NPD qui rappelle étrangement les groupes d'intérêt qui veulent continuer à renflouer les manufacturiers automobiles nord-américains incapables de s'adapter rapidement dans les nouveaux marchés. Il y a ici une belle occasion de renouvellement du diffuseur public et le NPD devrait pourtant savoir qu'une bureaucratie agira seulement s'il y a crise.

    Merci au Devoir pour continuer la couverture de cette crise. Je note en terminant qu'il n'y a toujours pas de tribune publique en français pour discuter de cette crise tel que le soulignait Chantal Hébert au Toronto Star la semaine passée.

    Crise, quelle crise? Un plan de redressement qui se base sur la vente de 125 millions d'actifs dans un marché complètement déprimé... A moins que cela soit seulement la faute de Harper&Co. ne voulant pas accorder ces garanties de prêts. Permettez-moi d'en douter entk...

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