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Compressions à Radio-Canada - Manque de personnalité

Marie-Andrée Chouinard   27 mars 2009  Médias
Coincée par un gouvernement qui boude sa société d'État et ne mesure le succès qu'à travers les cotes d'écoute, la Société Radio-Canada baisse les bras et retranche là où elle pourrait bâtir sa force et son originalité. Dans un univers médiatique où le privé règne en maître, le diffuseur public risque gros: perdre toute personnalité.
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  • Michel Samson
    Abonné
    vendredi 27 mars 2009 07h55
    Hubert le fossoyeur, à moins que ce ne soit VIctor le nettoyeur...
    Comme vous voyez juste, Dame Chouinard ! J'ajouterais quelques réflexions à la vôtre, excellente.

    Ne doit-on pas trouver étrange que le Président de la CBC/SRC soit allé faire ses annonces de scénarios catastrophes d'abord à l'Empire Club de Toronto et ensuite à la Chambre de Commerce de Montréal ? Et qu'à chaque fois il ait insisté sur le fait qu'il n'a pas demandé au gouvernement conservateur de fonds supplémentaires pour la Société d'État ? Coquette moquette, va !

    L'analogie de la grenouille que l'on veut faire cuire s'applique. Il est plus élégant et moins risqué de mettre une grenouille dans une eau froide que l'on fera graduellement chauffer jusqu'à ébullition plutôt que de jeter la dite grenouille dans une eau déjà bouillante.

    Ainsi, pour affaiblir le diffuseur public national, il est plus élégant de le charcuter lentement, par petits coups, un morceau à la fois, que l'on ait été libéral ou qu'on soit conservateur au fédéral. Et graduellement, la CBC/SRC finira par n'être qu'un insignifiant média public sans moyens et sans impact, ce qui était souhaité.

    Déjà, dans les moeurs du ROC et probablement du Québec aussi, le secteur privé des médias s'offre comme alternative au radio-diffuseur public. Quelle confusion des genres ! Comme si le secteur privé représentait une alternative valable à l'existence de la CBC/SRC... D'ailleurs où en est le dossier de l'Information à TQS ? Ou dans les radios privées ? Et la présence régionale ? Bon, je m'écarte du sujet...

    Et toujours cette disproportion flagrante du financement gouvernemental des médias publics entre les pays que vous citez et le Canada : 34$ par an par personne pour avoir droit à une télévision tant soit peu à notre image, une radio exceptionnelle dans l'exercice de son mandat, une information nationale, régionale et locale équilibrée et objective, et un espace Internet de plus en plus signifiant, tout cela en deux langues et à l'échelle d'un trou d'eau à l'autre (A mari usque ad mare).

    Rappelons-nous, lorsque nous retournerons aux urnes, que nous avons affaire à un gouvernement minable, heureusement minoritaire, qui a nommé un fossoyeur de plus à la tête de la CBC/SRC. Celui-ci ne mordra pas la main qui le nourrit. Sur le bulletin de vote il faudra mettre Lacroix à la bonne place.

  • Bernard Gervais
    Abonné
    vendredi 27 mars 2009 11h36
    Pourquoi la programmation de la télé de Radio-Canada a changé
    On entend souvent dire que la télévision de Radio-Canada n'est plus que l'ombre de ce qu'elle a déjà été, que sa programmation n'est plus aussi originale qu'avant et que celle-ci, désormais, ressemble souvent à celle de diffuseurs privés.

    Pourtant, nous ne devrions pas être surpris de cela. Ça fait des années que le Gouvernement fédéral réduit ses subventions à cette société, que celle-ci doit avoir recours à la publicité privée pour boucler son budget.

    Et, comme la plupart des annonceurs préfèrent diffuser leur pub lors d'émissions qui attirent un large auditoire (des télé-romans savon, des jeux questionnaires, des émissions humoristiques), pas étonnant que sa programmation de la télé de la SRC soit souvent du même genre que celle que nous propose déjà la télé privée. Et n'oublions pas, non plus, la concurrence que lui livrent pour obtenir cette pub, non seulement les télés privées généralistes, mais également les chaînes spécialisées.

    Certes, Radio-Canada (radio et télé) pourrait produire certaines émissions avec moins de personnel. Cependant, avec les conventions collectives, c'est plus facile à dire qu'à faire !

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