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Le couperet tombe à Radio-Canada

La société d'État élimine 800 emplois pour combler son déficit

Paul Cauchon   26 mars 2009  Médias
Les employés savaient que Radio-Canada était en crise, mais le choc a été brutal hier, avec l'annonce de 800 mises à pied dans l'ensemble du pays, soit environ 8 % du personnel, la plus importante opération de rationalisation depuis 1995.

La haute direction évoque un manque à gagner de 171 millions, à cause de la perte de revenus publicitaires, et la difficulté de financer les hausses de salaire déjà prévues aux conventions collectives.

«Contrairement aux années 90, la crise actuelle est déclenchée par la crise financière générale et par les changements dans l'industrie, et non par un désengagement de l'État», soutient Sylvain Lafrance, vice-président des services français de Radio-Canada.

Néanmoins, tant dans la classe politique que chez les syndicats, on fustige aussi l'attitude du gouvernement conservateur, qui a refusé d'aider Radio-Canada à traverser cette période difficile.

Le gouvernement Harper a «imposé des compressions déguisées», soutient le Syndicat des communications de Radio-Canada, en refusant une demande de prêt de la société publique, et «le CRTC doit accepter la demande des chaînes généralistes d'avoir accès aux redevances des abonnés [du câble et du satellite]», ajoute Alex Levasseur, président du syndicat.

Dans l'immédiat, il faut toutefois gérer la crise, et c'est le p.-d.g. de Radio-Canada, Hubert T. Lacroix, qui a directement livré les mauvaises nouvelles à tous ses employés hier midi, par vidéo interne.

Pour la prochaine année financière, le manque à gagner est donc de 171 millions, et Radio-Canada doit mettre à pied 400 employés au secteur anglais et 335 au secteur français.

La télévision écope le plus, avec 86 % des compressions, contre 13,5 % pour la radio. Les régions sont relativement protégées.

Pas question d'imposer de la publicité à la radio, précise Hubert Lacroix, et pas question non plus de fermer des stations régionales, même si plusieurs de ces stations subiront une diminution de ressources.

Radio-Canada cherche également à vendre pour 125 millions d'actifs, non déterminés pour le moment.

Les salaires des hauts dirigeants, eux, sont gelés et les primes au rendement, réduites de 50 %.

L'opération de rationalisation s'appuie sur un programme incitatif de mises à la retraite qui doit être approuvé par le gouvernement. Radio-Canada proposera aux employés proches de la retraite un an de salaire. Mais si la réponse à ce programme est moins grande que prévu, les compressions de personnel pourraient être encore plus élevées.

Pour le moment, «on croit qu'une centaine de personnes pourraient prendre leur retraite, sur les 300 postes à couper», soutient Sylvain Lafrance.

En entrevue au Devoir, ce dernier a ainsi expliqué la répartition des compressions au secteur français.

Au total, la télévision française «a 34 millions à aller chercher», dit-il, mais le manque à gagner était encore plus élevé puisque «on a déjà coupé 17 millions en demandant aux producteurs indépendants de réduire les coûts», ajoute-t-il. L'abolition du Match des étoiles faisait d'ailleurs partie de cette première opération.

Le secteur de l'information fait face à des compressions de 12 millions de dollars, et à 85 mises à pied.

Pour la télévision générale, la compression est de 18 millions de dollars, avec 14 mises à pied. En radio, on parle de trois millions et de 33 mises à pied. En région, il faut réduire de 4,6 millions, avec 42 postes de moins.

Quant à l'ensemble de la production technique, elle fait face à 90 mises à pied.

«Nous voulons protéger les émissions aux heures de grande écoute, soutient Sylvain Lafrance, et nous voulons protéger notre capacité de développement sur Internet.»

La crise à Radio-Canada aura également un effet sur l'ensemble de la production télévisuelle privée, puisque «pour chaque poste perdu chez nous, trois sont perdus chez les producteurs indépendants, soutient Hubert Lacroix. Cela peut avoir un impact spectaculaire».

***

Avec Stéphane Baillargeon
 
 
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  • Diane Jeannotte Tremblay
    Abonnée
    jeudi 26 mars 2009 06h47
    Des émissions faites avec le talent...pas important?
    Pas si important le talent, les cotes d'écoute oui. Quand Madame Charette n'arrive pas encore à prononcer correctement le nom du réalisateur de son émission, après 3 ans d'antenne, que les questions qu'elle pose à ses invités sont souvent tellement longues que l'invité lui-même ne s'y retrouve plus et moi non plus. Certaine invités changent souvent de nom pendant l'entrevue (la dernière entrevue avec Charles-Philippe David).En entrevue avec Catherine Veil et Françoise David, Madame Charette se demandait pourquoi Madame Veil avait gagné son élection à sa première tentative et que Madame David elle, n'était toujours pas élue. Comme s'il y avait une comparaison possible entre la grosse machine Libérale et celle de Québec Solidaire!!Mais l'émission de Madame Charette demeurera en ondes.
    Madame Bazzo avait raison, la barre était vraiment trop haute.

  • Victor-Abel Gagné
    Inscrit
    jeudi 26 mars 2009 06h56
    Soumis au ballottage
    Sans se poser de question, qu'il est agréable de constater que le prix des bananes et du plus simple articles de cuisine ont chuté puisque la Chine, à titre d'exemple banal, submerge les grandes surfaces!Le combiné offre et demande fait parfois des heureux. Par contre, il ne faut pas oublier que le marché de l'emploi est lui aussi soumis à cette loi tout à fait instable qui régule notre notre quotidien. Bref, ce qu'Adam Smith n'a pas révélé à propos de sa fameuse main invisible, c'est qu'elle tient le dé du hasard, celui qui commande cette insaisissable loi.

  • jacques noel
    Inscrit
    jeudi 26 mars 2009 07h06
    56 journalistes de sports à RC
    Ils font quoi de leurs journées??
    Le poète des sports en fin de semaine, qui parle de l'objet plutot que de la rondelle, il fait quoi pendant sa journée de travail à part trouver des synomymes et des périphrases.
    -----
    C'est la dernière d'Une sur terre demain. J-François va faire quoi cet été?
    -------
    171 millions pour 800 employés, ça fait une moyenne de 213,000$ par employé

  • jacques noel
    Inscrit
    jeudi 26 mars 2009 07h44
    17 personnes pour faire le Show de la Charette
    Un show de chaises de 2h et demie, duquel il faut soustraire deux bulletins de nouvelles de 7 minutes. Dans le privée, ils sont 3 ou 4 pour un show de 4 heures, AVEC les nouvelles


    Animation et entrevues
    Christiane Charette

    Réalisation
    Bruno Guglielminetti

    Adjoint à la réalisation
    Charles Plourde

    Chef recherchiste
    Bernard Faucher

    Coordonnatrice du contenu
    Marie-Claude Beaucage

    Recherchistes
    Paul-Maxime Corbin
    Marie-France Lemaine
    Martine Marcoux
    Charles-Alexandre Théorêt

    Recherchiste à Paris
    Gabrielle de Jasay

    Documentaliste
    Claudie Émond

    Stagiaires
    Mitsou Fleurent
    Claudie Gravel
    Laurence Hallé
    Michel Saba
    Gabriel St-Jean

    Webmestre
    Christian Côté

    Thème musical de l'émission
    JSO

  • Paul Lapointe
    Abonné
    jeudi 26 mars 2009 07h53
    Le mystère "réformiste" des conservateurs n'est pas très mystérieux
    Comment ne pas voir dans l'attitude du gouvernement Harper, la mauvaise foi d'une extrême droite qui méprise, non seulement, la culture, mais surtout la liberté d'expression. Plus l'information et la culture seront conditionnées par le profit, les cotes d'écoute et la logique du divertissement, plus les "réformistes" conservateurs seront heureux. Ils savent très bien que c'est là, la façon la plus efficace de taire les idées et le sens critique. Pour les réformistes conservateurs, "idées et débat démocratique" sont des produits de consommation. Les réformistes conservateurs sont des primitifs arrogants, fiers de leur simplisme, et ravis de vous le foutre sur la gueule. Nous devons les éliminer au plus tôt.

  • Pierre-R. Desrosiers
    Inscrit
    jeudi 26 mars 2009 08h39
    Les deux mondes
    Si le gouvernement abolissait Radio-Canada, les conséquences en seraient énormes au Québec et minimes au Canada. Si les journalistes se donnaient la peine d'étudier les données de fréquentation, ils constateraient que les Canadiens se branchent surtout sur les émissions américaines (exception faite du hockey et des nouvelles), tandis que les Québécois consomment essentiellement des émissions produites ici. C'est là une donnée qui n'a pas varié depuis des décennies. En refusant au réseau public un minuscule accommodement de 171 millions (alors qu'il consent des milliards à l'industrie automobile), le gouvernement conservateur sait fort bien que le Québec en souffrira et que le Canada s'en apercevra à peine.

    Pierre Desrosiers
    Val David

  • Pierre Samuel
    Abonné
    jeudi 26 mars 2009 08h50
    «Deux poids, deux mesures», all the way!
    Il est de plus en plus «irritant», pour ne pas dire plus, de constater des coupures comme celles-ci dans les budgets d'organismes gouvernementaux et paragouvernementaux affectant principalement les emplois de leurs «artisans», alors que leurs «pauvres dirigeants» doivent simplement «absorber» des gels salariaux et des «primes au rendement» (hum! hum!) réduites!
    Tant que de pareils privilèges et incongruités continueront d'avoir cours, nous ne sommes définitivement pas «sortis du bois» d'un système qui «se mord la queue»!

  • Pierre Girard
    Abonné
    jeudi 26 mars 2009 08h57
    Après la crise, c'est une fausse attaque EXTRATERRESTRE qu'ils nous ont planifié alors...
    C'est le temps d'ouvrir les yeux.

    En secret, nos militaires étatsuniens et autres, ont développé les technologies extraterrestres depuis les années 1940. Ils ont fait des pactes avec quelques extraterrestres pas très catholiques pour faire de l'échange de technologies en plus d'étudier les vaisseaux ETs qu'ils avaient descendus. Tout cela en ultra secret. Même les présidents des E-U ont été tenus à l'écart de ces réalités.

    Il y a eu le 11 septembre alors qu'ils ont fait sauter les 3 tours de complexe WTC d'abord, ensuite cette crise financière planifiée dont on ne voit pas encore le fond du baril, et cela se terminera possiblement avec une fausse attaque extraterrestre planifiée ou leur Projet Beam ou d'autres malversations du genre.

    RÉVEILLEZ-VOUS, INFORMEZ-VOUS, c'est très sérieux ce que j'affirme. Bien avant 1969 des humains ont été sur la lune en vaisseau spatial où il y avait déjà des bases lunaires. Je vous le dis. Je ne dis pas que je ne me trompe pas par-ci par-là, car ce n'est pas facile de toucher la réalité quand tout est caché comme ça et avec la désinformation qui foisonne sur ces sujet en plus.

    Lisez La TROMPERIE COSMIQUE : SOYEZ VIGILANTS par Steven M. Greer, M.D., Directeur du Projet Révélation

    http://911.pierregirard.ca/TromperieCosmique/

    Le projet révélation du Dr Greer, des témoignages de personnalités, militaires, astronautes, scientifiques, agent de la CIA retraité, ministre politique, plusieurs centaines de témoignages recueillis pendant 10 ans sur ce sujet. Ils vous apprendront que nous n'avons plus besoin des énergies fossiles depuis les années 40. Ils ont tout occulté :
    http://www.911.pierregirard.ca/le_projet_revelatio
    Aussi lisez « Le gouvernement secret » de William Milton Cooper dont voici un extrait du début :

    Le gouvernement secret

    Au cours des années qui suivirent la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement des États-Unis fut confronté à une série d'événements qui allaient, au-delà de toute prévision, changer son avenir et, avec lui, celui de l'humanité entière. Ces événements étaient si invraisemblables qu'ils défiaient toute crédibilité. Le président Truman et son cabinet furent si stupéfiés qu'ils se trouvèrent virtuellement impuissants à leur faire face, alors que le pays venait tout juste de traverser la guerre la plus dévastatrice et la plus coûteuse de l'Histoire.
    De janvier 1947 à décembre 1952, pas moins de 16 astronefs s'écrasèrent ou furent descendus, sans compter celui qui avait explosé dans les airs et dont rien n'avait pu être récupéré. On en retira 65 corps et un être vivant...
    sur :

    http://911.pierregirard.ca/Gouvernement_secret/Le_ (Ms Word 2003)

    Lisez aussi LE JOUR APRÈS ROSWELL par le Colonel Philip Corso qui a eu la responsabilité de plusieurs événements en rapport avec cette question.

    Sur ce lien vous aurez le choix du format pour votre lecture. Je vous suggère de lire d'abord les extraits de ce livre en PDF et de visionner la courte vidéo sur :

    http://corso.pierregirard.ca/

    Prenez conscience ils assassinent les personnes dérangeantes comme l'ufologue connu et courageux Jimmi Guieu sur :

    http://pierregirard.ca/cadreEnLigne/Jimmi_Guieu.ht

    Lisez sur H.A.A.R.P.

    HAARP, est une arme de destruction massive, capable de déstabiliser des systèmes agricoles et écologiques au niveau mondial. » « "La guerre climatique" est susceptible de menacer l'avenir de l'humanité, mais elle a été exclue des rapports du GIEC, qui a reçu le Prix Nobel de la Paix en 2007. » Article concernant HAARP sur :

    http://www.alterinfo.net/Des-nuages-inhabituels-pr

    Lisez sur le brillant cerveau scientifique Nicolas Tesla qui a été occulté intentionnellement et exclu des manuels scolaires et des musées à cause de ses découvertes qu'ils se sont approprié. Il voulait l'électricité gratuite pour tout le monde de cette planète et bien plus. Ils se sont servis de ses travaux pour mettre au point des armes de destruction dignes des meilleurs romans de science-fiction.

    Nicolas Tesla le père de l'énergie libre sur :

    http://www.tesla.pierregirard.ca/Livre_Jeane_Manni

    Relisez « LA DÉBACLE FISCALE DES ÉTATS-UNIS » (des extraits), de Michel Chossudovsky sur :

    http://www.ledevoir.com/2009/03/25/commentaires/09

    Et finalement mon texte : C'EST L'APOCALYPSE ! La crise est PLANIFIÉE par les entités occultes qui dominent ce monde. - par Pierre Girard - Le samedi 21 mars 2009 sur :

    http://www.ledevoir.com/2009/03/21/commentaires/09

    Si nous émergeons de cette noirceur morale, philosophique, scientifique et spirituelle, qu'ils entretiennent intentionnellement pour nous garder dans l'ignorance, la peur et la faiblesse, ils seront remis à eux-mêmes et nous pourrons enfin faire de ce monde ce qu'il devrait être. Un lieu de paix où il fait bon vivre...

    pierre girard

    www.pierregirard.ca

  • L'ex-Canard
    Inscrit
    jeudi 26 mars 2009 09h08
    Les décisions difficiles ont-elles vraiment été prises???
    Compte-tenu de ce manque à gagner de 171 millions, peut-on se demander si le couperet n'aurait pas dû désengager complètement le diffuseur public du médium désuet et dispendieux de la télévision? On aurait pu aussi sabrer dans les multiples redondances entre le réseau anglais et français. Quand démantèleront-ils les murs entre le réseau anglais et français pour mettre fin aux ghettos linguistiques et culturels qui y sévissent?

    Le plan de redressement mise trop sur la vente d'immobiliers dans un marché complètement déprimé, me semble-t-il. Les décisions difficiles ont été retardées une fois de plus. Il y avait pourtant une belle occasion de reprise de notre environnement médiatique. Notons en terminant que les canadiens n'ont nullement été consultés...

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    jeudi 26 mars 2009 09h08
    La démocratie en perte de vitesse
    Radio Canada.

    Jadis un pilier de notre pays.
    Un appui à notre culture francophone.

    Un appui pour le Québec (combien de fois a-t-on dit que RC était noyauté par des séparatistes?)

    Radio Canada, notre meilleur outil pour la promotion de notre culture.
    Radio canada, jadis, une des meilleures sources d'information.
    De grands noms, Pierre Nadeau, Louis Marin, René Mailhot... de vrais professionnels!

    Radio Canada une véritable institution.


    Quelle tristesse d'assister à sa démolition! Déjà que RC était dans un piteux état. Le service de l'information de plus en plus à la remorque des courants de l'information. Une qualité de l'information rapetissant comme une peau de chagrin.

    En éliminant Radio Canada, on élimine en même temps tout danger de reprise en main de ce quatrième pouvoir.
    Le régime Harper craint cette menace et l'élimine systématiquement.

    Malgré que les journalistes radio canadiens fassent de leur mieux pour promouvoir le régime, pour ne pas le salir ni le dénoncer, Harper ne prend pas de chance et leur enlève les ressources nécessaires à l'accomplissement de leur tâche, leur mandat d'informer.

    Bien que les journalistes de RC ne disent rien sur ce qui se passe en Alberta, même après la dénonciation du réputé National Geographic, le régime Harper n'a aucune indulgence.

    Bien que les journalistes aient, de leur mieux, fait la promotion pour l'occupation afghane, le régime Harper n'a pas été plus clément.

    Pour le régime Harper, le service de l'information de Radio Canada, le plus puissant service aux pays, est une menace. Ce 4e pouvoir peut, sans crier gare, reprendre de la vigueur et réveiller la population. Malgré que rien ne laissait entrevoir cet élan de professionnalisme de la part de nos jadis journalistes, le régime Harper les bâillonne.

    C'est bien triste pour les employés de Radio Canada, mais c'est mille fois plus triste pour la qualité de notre information ainsi que pour la qualité de notre démocratie dont la santé est directement reliée à la qualité de l'information.

    Le droit d'avoir une information de qualité est un droit non négociable. C'est un des fondements de toute démocratie qui se respecte.
    Nous devrions réagir avec toute notre énergie devant cette atteinte à nos droits démocratiques. Mais, le processus anesthésiant des gouvernements fascistes néolibéraux (ah! Bien sûr, mes mots vous paraissent excessifs! Bien sûr! Mais tout de même, voyez un brin la réalité qui vous entoure. Voyez de vos yeux, efforcez-vous de regarder la réalité et jugez avec vos valeurs, votre bon sens. Comment? Vous dites que tous les politiciens sont des pourris? Eh oui ! Est-ce une raison de les laisser faire?), oui cette méthode pour endormir le monde, une méthode d'un raffinement psychologique remarquable, fait que nous ne réagiront pas.

    Cette nouvelle de coupure à Radio Canada, n'est pas une nouvelle anodine.
    La justification par la «crise» est un prétexte. Il devrait y avoir un référendum demandant aux gens s'ils veulent payer un peu plus d'impôt pour s'assurer d'avoir une information indépendante des médias privés pour garantir une certaine objectivité et un certain professionnalisme. La réponse risquerait d'être NON.
    Les gens sont déjà trop endormis politiquement.
    Nous courrons à notre perte les yeux bien fermés et le sourire béat.

    Le régime Harper est en place et agit contre nous.
    Le régime laquais de Charest est au service de ceux qui jouissent et contrôlent la masse inerte que nous sommes devenus.

    Observez la simple, la très simple réalité.

    C'est un autre pas, bien assuré vers... le fascisme.


    Serge Charbonneau
    Québec

  • Zach Gebello
    Inscrit
    jeudi 26 mars 2009 10h09
    Le Bloc à la défense de Radio Canada
    Incluant la Presse à Desmarais !

    Ça doit être la science-fiction dont parlait le Tzar Ignatief.

  • Mario Bélanger
    Abonné
    jeudi 26 mars 2009 10h46
    Coupures à Radio-Canada : équité ?
    Selon la nouvelle, Radio-Canada doit mettre à pied 400 employés au secteur anglais et 335 au secteur français. Pourtant, la population francophone au Canada est d'environ 25%. Pourquoi alors le secteur français subit-il 46% des coupures? Autre mystère curieux!

  • Philippe Landry
    Inscrit
    jeudi 26 mars 2009 10h58
    Qui va nous désinformer?
    Pourrons-nous survivre à la disparition de cette institution de propagande qui prétend nous informer alors qu'elle ne sert qu'à entretenir une caste de collaborateurs à notre assimilation, payés à grand coups de cocktails, de vin rouge et de voyages dans les rocheuses...

    En passant, saviez-vous qu'un règlement du CRTC interdit à Télé-Québec d'offrir un bulletin d'information! Voila le genre de nouvelle qu'on n'entendra pas de la part de ces privilégiés de la CBC.

  • Guillaume Baillargeon
    Inscrit
    jeudi 26 mars 2009 11h37
    @Pierre Girard
    Les complots mondiaux, les forces occultes qui dirigent secrètement la planète ça n'existent pas. Ça serait tellement facile comme explication, mais les causes sont plus complexes. Votre arme climatique c'est notre surconsommation avec l'industrialisation de la Chine et de l'Inde jumelée (peut-être) avec des phénomènes naturels (le climat n'a pas toujours été stable sur la terre, on n'a qu'à penser aux glaciations).

    La théorie du complot mondial, c'est pas très sérieux.

  • jacques noel
    Inscrit
    jeudi 26 mars 2009 12h00
    Si on abolissait Radio-Canada?
    RC coute 1,1 milliard. Environ 400 millions vont au réseau francais. Si on abolissait RC et qu'on distribuait tout le fric au privé?

    Imaginez ce qu' une petite station de Gaspésie ou de l'Abitibi pourrait fait avec un don annuel de 500,000? Embaucher 10 journalistes!!!! Les régions, loin d'être défavorisés, seraient au contraire favorisées.

    Imaginez ce TVA pourrait monter comme réseau de correspondants internationaux avec un cadeau de quelques millions?

    Imaginez les séries de qualité que TQS pourrait faire si on lui donnait 20 millions annuellement en lui imposant d'aller chercher le double dans le privé? Avec 60 millions on pourrait faire une dizaine d'Invincibles chaque année

    Imaginez l'info régionale en ville que pourrait faire VOX avec un million?

    Bref, tout ce beau fric de nos taxes pourrait servir autrement

  • Guillaume Baillargeon
    Inscrit
    jeudi 26 mars 2009 13h04
    Fascisme ?
    On utilise des mots puissants dans le but de provoquer. Et parfois, on en perverti le sens. Le fascisme est un mouvement politique issu de Mussolini. Il avait, entre autres, comme but de créer un état fort où la population était organisée en corporations pour servir l'État.

    Je vois pas en quoi les Conservateurs sont des fascistes. Il souhaite diminuer la taille de l'État et je perçois qu'ils veulent augmenter les libertés civiles au détriment des droits collectifs. C'est surtout un parti qui entend défendre les intérêts de l'Ouest trop souvent négligés, selon eux, par le Canada central, c'est-à-dire l'Ontario et le Québec. Je ne vois pas ce qu'il a de fasciste là-dedans.

    Je n'aime pas leur façon contrôler le message politique, leur façon de traiter les journalistes. Je n'aime pas certaines valeurs conservatrices. Mais un vrai gouvernement fasciste ne dirait pas qu'il attend respecter les compétences provinciales déterminées par la constitution et qu'il attend diminuer la taille de l'État. Je crois qu'il chercherait plutôt à renforcer le pouvoir central et à faire des provinces des succursales du gouvernement central. Ce qui n'est pas le cas.

    Les Conservateurs ont un appui très fort dans l'Ouest et je ne crois pas que ce soit parce que ses habitants sont des fascistes, mais peut-être parce que ce parti défend leurs intérêts?

  • Christopher Lackey
    Abonné
    jeudi 26 mars 2009 15h48
    Qu'attendez vous....
    des conservateurs qui sont fondamentalement opposés à l'idée d'un diffuseur public et qui le jeteraient à la poubelle dès qu'ils obtiendront une majorité? Si vous ne le voyiez pas, ne saviez pas, je vous demanderais sous quelle roche vous demeurez.

    Mais la vraie raison, à part de ça, pour laquelle le gouvernement est content d'étrangler CBC/rad-can lentement, de lui faire la mort par mille coupes, c'est parce que c'est la seule source dans les média qui ne lui fait pas d'éloges, qui n'avalent pas ses mensonges, qui ne partage pas ses croyance idéologiques. C'est comme ça qu'ils se donneront le droit, la semaine prochaine, de donner de l'argent des
    contribuables au CanWest.

    Mais que voulez-vous? C'est simplement la prochaine étape que nous, ceux qui s'intéressent aux médias indépendantes et de bonne qualités, voyions de loin dans la dégrignolade de cette situation médiatique pathétique au Canada.

  • Nic 0
    Inscrit
    jeudi 26 mars 2009 18h49
    Enfin!!!!!!!
    Quand on entends les conneries et insipidités qui se disent aux émissions du soir et de nuit à la radio de la Src, on se dit enfin quelqu'un qui ose mettre un frein à ce gaspillage de taxe, nos taxes!

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    jeudi 26 mars 2009 20h23
    Fascisme: un terme un peu "puissant"
    On associe facilement le fascisme à Mussolini.
    Ou encore on l'associe à Franco. Franquisme - fascisme !
    Et comment ne pas songer au nazisme lorsque l'on parle de fascisme?


    Évidemment, chacune de ces facettes et de ces personnages ont marqué l'Histoire et l'imaginaire collectif.
    Tellement qu'on croirait que le fascisme ne peut exister ailleurs qu'en Italie fasciste, en Espagne franquiste ou en Allemagne nazie.

    Mais par extension, si l'on peut dire, on peut utiliser ce terme pour désigner des dérives d'extrême droite ou pour qualifier une attitude autoritaire.

    Parler de fascisme ici dans notre plusse beau pays du monde sonne faux et semble vraiment exagéré. Mais il n'en demeure pas moins que des dérives pouvant nous y entraîner, sont tout de même notables.

    Des lois permettant l'arrêt de citoyens sans accusation, la gouverne antidémocratique (lock-out du parlement), le bâillonnement de l'information, sont des dérives qui n'ont rien de démocratique.

    Je conviens que le terme fasciste est un peu "puissant", mais lorsque son emploi devient fondé, il est trop tard pour l'employer.
    Nos démocraties sont de moins en moins démocratiques. Plusieurs abandonnent même leur droit de vote. Nous sommes sous une sorte de dictature économique.
    Peut-être allons-nous vers un néofascisme?

    J'avoue que mes propos ne reposent nullement sur des bases très solides et qu'ils sont plutôt "alarmistes".


    Serge Charbonneau
    Québec

  • Maco
    Abonné
    jeudi 26 mars 2009 21h24
    Vite
    Vite, il faut dépenser 3 milliards...
    Cherchez la logique. Une logique de fascisme.

  • Maco
    Abonné
    jeudi 26 mars 2009 21h58
    fascisme
    À défaut de mot.

    Le mot : fascisme.

    La définition (Petit Robert) : Doctrine, système politique que Mussolini établit en Italie en 1922 (totalitarisme, corporatisme, nationalisme et respect des structures capitalistes).


    La relation ?

    Respect des structures capitalistes : dépense de 3 milliards vites sans vérification. Il faut bien aider le capitalisme.

    Nationalisme : les péquistes sont des séparatistes dangereux pour le Canada.

    Corporatisme : À qui croyez-vous que les trois milliards sont destinés? Même si Radio-Canada est une corporation, il faut quand même pencher du bon bord. Il y a des règles à respecter.

    Il reste le totalitarisme. Celui-ci s'introduit par le refus de toute opposition ainsi qu'un rejet des institutions démocratiques. Ça ne ressemble pas à quelque chose de vécu? Une abrogation. Un refus de reconnaître la légitimité de la coalition. Des gens dûment élus qui se regroupent ne sont pas légitimes! Cela ne sent pas bon.

    Donc, restons vigilants pour que ce mot ne soit pas réalité.

  • Patrice-Hans Perrier
    Inscrit
    jeudi 26 mars 2009 22h07
    Mouvements de troupes
    La disparition de la chaîne culturelle est de l'ordre de l'hécatombe, c'est malheureux, mais c'est ainsi.

    Curieusement, je trouve qu'un grand diffuseur tel que Radio-Canada c'est comparable à une université.

    Faut-il privilégier une approche purement commerciale en diffusant des informations de base ou en produisant des émissions de divertissement ou, plutôt, concentrer le tir du côté de la diffusion d'une information qui fasse grand cas de la vulgarisation et de la mise en perspective?

    C'est un débat de société en fait... bien au-delà de la notion de rentabilité, un diffuseur national ou une université devraient avoir, en temps normal, un mandat d'«éducation populaire» pour ainsi dire.

    Nous avons tendance à oublier qu'à l'époque de nos arrières grands-parents il n'y avait que les journaux pour diffuser de l'information. C'est d'ailleurs au début du XXe siècle que la publicité s'est mise à flirter dangereusement avec le monde de l'information... on n'a qu'à se rappeler les immenses campagnes de publicité de Coca-Cola au tournant de ce siècle tumultueux.

    Au-delà des questions politiques et constitutionnelles, Radio-Canada demeure un grand diffuseur qui a le mandat d'informer la population «coast-to-coast» et de PRODUIRE des denrées d'information de QUALITÉ et non pas de faire du réchauffé comme tant d'autres médias privés. Pourquoi ne pas mettre à contribution plus de pigistes, donner la chance à la relève et aussi prodiguer des tribunes pour les populations en milieux ruraux par exemple ?

    Dans mon livre à moi (évidemment, je plaide pour les journalistes), c'est la production d'émissions de variétés qui nécessite les plus gros investissements, alors, pourquoi ne pas remettre le cap sur l'information et la vulgarisation à proprement parler ?

    À l'époque de «Point de Mire», René Lévesque a réussi à captiver les auditeurs par ses capacités de vulgarisateur et de grand communicateur. Je ne suis pas un nostalgique passéiste, je prends acte, tout simplement, de l'histoire et de ses aléas... la SRC a dérivé et a erré, d'après-moi, en tentant de faire compétition avec les autres réseaux privés.

    Par ailleurs, le CRTC ne fait pas bien son travail. Il faudrait délimiter des «zones de compétences», c'est-à-dire qu'il y aurait un certain quota pour le divertissement, l'information, les émissions de vulgarisation, la rediffusion des événements culturels, etc.

    Télé-Québec pourrait profiter du momentum actuel pour occuper certaines zones laissées en plan par la SRC. Ainsi, le diffuseur québécois pourrait se spécialiser dans la diffusion du cinéma d'auteur (ce qui était déjà le cas en partie), dans la coproduction de documentaires et la production d'émissions d'information sur les actualités québécoises et ... pourquoi pas la rediffusion en tandem (sur le mode de ARTV) d'émission d'information internationales.

    Le gouvernement québécois sera montré du doigt dans les livres d'histoire pour avoir laissé tomber Télé-Québec (Paule Beaugrand-Champagne s'est étendue sur la question dans vos pages) à un moment où, justement, le télédiffuseur québécois aurait pu profiter d'un mouvement de troupe pour se développer une niche prometteuse.

    Pour revenir à la SRC, je crois que sabrer dans les budgets ne représente pas une solution à moyen terme. Il faut repenser à la façon de produire les émissions, mettre à contribution dans une plus large mesure les ressources externes et voir à entreprendre des associations d'affaires avec des médias privés. L'association entre la SRC et Gesca n'est pas mauvaise en soi (je ne fais pas de politique ici), mais les choses devraient être clairement établies, ne découlant pas de tractations secrètes qui mettent en cause l'impartialité du grand diffuseur. Des partenariats entre l'état et le privé, pourquoi pas ?.. et je ne fais pas allusion aux PPP. Toutefois, il ne faudrait pas confondre deux plateformes de diffusion comme c'est le cas actuellement: le site de Cyberpresse aiguillonnant les internautes vers le site de la SRC et vice versa. C'est plutôt dangereux comme type de convergence à mon avis. Dans mon livre à moi ce type de convergence est possible si l'on ne mêle pas les genres: autrement dit, les deux diffuseurs devraient mettre en commun des compétences distinctes.

    En conclusion : les médias sont dans l'eau bouillante, peu importe qu'ils soient actifs dans la sphère publique ou privée. Pourquoi ne pas penser à des partenariats novateurs, ayant le mérite de brasser les cartes, tout en s'appuyant sur des montages financiers réalistes et en respectant le droit à l'accès à l'information et en évitant la corruption à tous les niveaux.

    J'estime que des partenariats «contre-nature» ne sont pas à exclure et que les grands diffuseurs, à l'instar de la SRC, auraient avantage à utiliser plus souvent les ressources externes, à améliorer leurs plateformes électroniques (Internet et consorts) et à recentrer leur programmation autour des objectifs qui avait été fixés au lendemain de la dernière grande guerre mondiale : diffuser une information factuelle de qualité pour le plus grand nombre possible, tout en éduquant la population (je ne suis pas dirigiste ici) dans une perspective de vulgarisation et de compréhension des enjeux de l'heure.

    «Ce n'est qu'un début, continuons le combat», serait-on tenté d'ajouter, mais il faut savoir pourquoi l'on se bat ... l'information est-elle une valeur boursière ou, plutôt, un service essentiel pour tous les citoyens en bout de ligne ?

  • Patrice-Hans Perrier
    Inscrit
    jeudi 26 mars 2009 23h01
    Penser par soi-même
    Il serait intéressant que notre jeune ami Guillaume Baillargeon prenne la peine de penser par lui-même, au lieu de simplement prendre appui sur les dires d'autrui pour dénigrer la pensée de ses vis-à-vis.

    Il est facile de déceler les incongruités du texte d'un tiers afin d'en retirer un certain éclat.

    Beaucoup plus ardu de prendre le risque d'affirmer des choses qui nous engage nous-même, sans porter ombrage à des tiers, n'est-ce pas ?

    À bon entendeur salut !

  • Lucie Gagnon
    Abonnée
    vendredi 27 mars 2009 00h05
    Encore !
    Combien de temps allons-nous supporter ces affronts du gouvernement Conservateur ?

    Le refus de ce gouvernement d'assurer à la SRC et à CBC un financement adéquat pour assumer son mandat est encore une démonstration du mépris qu'il a pour la culture et l'industrie culturelle. Alors que nos impôts sont dilapidés pour compenser l'incurie et la voracité des grandes banques qui nous ont justement plongés dans la crise qui affecte Radio-Canada. Pendant, que des fonds publics, sont négligemment distribués pour renflouer les GM de ce monde, fleurons et symboles, s'il en est, de cette si indispensable secteur privé dont les leçons de gestion auraient dues, il n'y a pas si longtemps, nous édifier. On refuse quelques cents de nos taxes qui pourraient réduire l'impact de la crise sur la plus grande entreprise culturelle du Canada.

    Et qu'on se s'y trompe pas : le Québec, encore une fois, le Québec culturel « mange une volée » ! Comme d'ailleurs, les francophones des autres provinces... Certains oseront prétendre que les coupures sont également réparties entre la CBC et la SRC, qui, même, perd un peu moins d'emplois... Évidemment, j'admets. Mais qu'est ce que 500 emplois directs répartis dans l'ensemble du territoire canadien à la CBC en comparaison avec 500 emplois directs au Québec.

    Quel est l'impact de la perte de quelques dizaines d'emplois en milieu francophone minoritaire ? Il est beaucoup plus grave que la perte de quelques emplois à la CBC. Pourquoi ? Parce ce que, à la CBC, se ne sont pas les quelques derniers emplois en communication dans une langue minoritaire qui sont éliminés un peu partout au Canada. Parce que à Edmonton, il n'y a pas d'autre producteur francophone.

    Mais revenons au Québec, où la très grande majorité des emplois de la SRC seront perdus... Où le nombre d'emplois coupés dans la seule ville de Montréal ainsi que les réductions d'investissements dans les maisons privées de productions aura un effet économique qui s'ajoutera à la Crise. Même les téléviseurs privés vont sentir le vent des coupures à Radio-Canada. La production télévisuelle est un petit monde fragile à Montréal. Elle est intrinsèquement liée à l'industrie culturelle. Mais bon, M. Harper a déjà démontré clairement son mépris pour la culture québécoise et notre nouveau ministre du Patrimoine n'est pas de ceux qui pourraient le convaincre de son importance...

    Il y a longtemps que je n'ai pas eu une envie aussi fréquente et forte d'un Québec libre. Mais, je me dis que la majorité a déjà parlé. Quand même, j'ai eu aujourd'hui se fantasme qu'un beau samedi de printemps, nous partions, en « ben grosse gang », avec nos autos, en autobus, en camion, paqueter la 417, avec des drapeaux bleus, tout bleu, pour aller faire du bruit sur la Colline...

    Dire que Macadam Tribu ne pourra plus me dire à l'oreille que l'intelligence trouve encore un petit espace où se glisser...

    Lucie Gagnon
    Laval

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