Téléchargement de la musique - Les mélomanes japonais préfèrent payer
13 mars 2009
Médias
Tokyo — Les ventes de disques ont fortement reculé au Japon depuis dix ans, mais le secteur résiste grâce à l'augmentation des téléchargements légaux, les Japonais reconnaissant visiblement que la création a un prix qu'ils acceptent de payer.
Selon l'association des maisons de disques japonaises sur la décennie passée (1998-2008), les achats de CD, DVD musicaux, vinyles et autres supports physiques sonores ont chuté de 36 % en nombre d'exemplaires et de 40 % en valeur.
Cependant, inversement, les téléchargements sur plateformes légales d'extraits, de titres à l'unité et d'albums complets gonflent, amortissant la chute des revenus musicaux à -25 % en dix ans, contre -53,5 % en France en six ans.
Le marché du téléchargement légal a réellement décollé, se félicitent les éditeurs nippons. Un succès qu'ils attribuent à deux facteurs majeurs: l'usage massif des téléphones portatifs et la dissuasion touchant les pratiques illicites.
Méfiants à l'égard des pourvoyeurs d'offres à «zéro yen» et précautionneux avec les logiciels de partage de fichiers, charrettes à virus et autres risques, les Nippons ne voient pas dans le paiement d'oeuvres en ligne une anomalie, mais un gage de sécurité.
Selon une récente enquête conduite par l'opérateur cellulaire NTT Docomo, les Japonais préfèrent les informations payantes émanant de professionnels renommés aux sites mobiles lambda gratuits.
Au Japon, Internet fixe et mobile confondus, «pour un titre intégral ou une mélodie téléchargés légalement, un peu plus d'un autre est piraté», indique M. Suenaga. En France, le rapport est d'un titre légal pour 20 piratés, donc la fraude en proportion est 20 fois plus importante.
La législation japonaise, qui inflige de fortes amendes et même des peines de prison en cas de diffusion de musique sans accord des ayant-droits, doit être modifiée prochainement pour bannir aussi les téléchargements illégaux sur mobiles.
Selon l'association des maisons de disques japonaises sur la décennie passée (1998-2008), les achats de CD, DVD musicaux, vinyles et autres supports physiques sonores ont chuté de 36 % en nombre d'exemplaires et de 40 % en valeur.
Cependant, inversement, les téléchargements sur plateformes légales d'extraits, de titres à l'unité et d'albums complets gonflent, amortissant la chute des revenus musicaux à -25 % en dix ans, contre -53,5 % en France en six ans.
Le marché du téléchargement légal a réellement décollé, se félicitent les éditeurs nippons. Un succès qu'ils attribuent à deux facteurs majeurs: l'usage massif des téléphones portatifs et la dissuasion touchant les pratiques illicites.
Méfiants à l'égard des pourvoyeurs d'offres à «zéro yen» et précautionneux avec les logiciels de partage de fichiers, charrettes à virus et autres risques, les Nippons ne voient pas dans le paiement d'oeuvres en ligne une anomalie, mais un gage de sécurité.
Selon une récente enquête conduite par l'opérateur cellulaire NTT Docomo, les Japonais préfèrent les informations payantes émanant de professionnels renommés aux sites mobiles lambda gratuits.
Au Japon, Internet fixe et mobile confondus, «pour un titre intégral ou une mélodie téléchargés légalement, un peu plus d'un autre est piraté», indique M. Suenaga. En France, le rapport est d'un titre légal pour 20 piratés, donc la fraude en proportion est 20 fois plus importante.
La législation japonaise, qui inflige de fortes amendes et même des peines de prison en cas de diffusion de musique sans accord des ayant-droits, doit être modifiée prochainement pour bannir aussi les téléchargements illégaux sur mobiles.
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