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La présidente de la CSN poursuit le Journal de Montréal

Robert Dutrisac   12 mars 2009  Médias
La présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, accuse le Journal de Montréal d’avoir déformé ses propos pour en faire un article dans lequel elle banalisait les pertes à la Caisse de dépôt et placement du Québec.
La présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, accuse le Journal de Montréal d’avoir déformé ses propos pour en faire un article dans lequel elle banalisait les pertes à la Caisse de dépôt et placement du Québec.
Québec — La CSN poursuit en libelle diffamatoire le Journal de Montréal, son rédacteur en chef Dany Doucet et sa présidente Lyne Robitaille.

C'est ce qu'a indiqué, hier, la présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, lors d'une rencontre de presse en marge du Conseil confédéral de la centrale.

La chef syndicale reproche au Journal de Montréal, dont les journalistes et les employés de bureau, syndiqués avec la CSN, sont en lock-out, d'avoir déformé les propos qu'elle a tenus dans une entrevue à Radio-Canada pour en faire un article dans lequel elle banalisait les pertes à la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ). «C'est un job de bras», estime Claudette Carbonneau. «Il y a de la diffamation là-dedans et de la perversion de l'information. Il y a du monde qui s'amuse à jouer allègrement avec la crédibilité de la présidente de la CSN.»

Dans un article publié le 27 février dernier, le rédacteur en chef Dany Doucet, qui a repris le collier de journaliste en raison du lock-out, écrit que Mme Carbonneau a qualifié d'«incident regrettable» la perte de 40 milliards de la Caisse.

Dans deux mises en demeure adressées il y a une semaine au rédacteur en chef et à la présidente du Journal de Montréal, Me François Lamoureux, le coordonnateur juridique de la CSN, exige la publication d'un rectificatif, ce qui n'a pas été fait. Les mots «un incident extrêmement regrettable» désignaient la question des papiers commerciaux acquis par la Caisse, a-t-il souligné. La CSN assimile l'article à une «entreprise de désinformation et d'inexactitudes» qui a induit le lecteur en erreur. «À cet effet, nous nous interrogeons sérieusement sur les motifs sous-jacents à la rédaction de votre article», écrit l'avocat.

La présidente de la CSN a justifié ses absences aux réunions du conseil d'administration de la Caisse, dont elle est membre, en rappelant que sa rémunération relative à cette fonction — 25 345 $ en 2007 — est entièrement versée à la Centrale.
 
 
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  • Fernand Trudel
    Abonné
    jeudi 12 mars 2009 10h53
    La pôvre petite madame
    Elle est responsable de rien, surtout pas d'avoir failli à son devoir de surveillance que son poste au CDPQ lui impose.

    Oui, la pôvre petite Madame est ostracisée, elle l'anticapitaliste...

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