samedi 21 novembre 2009 Dernière mise à jour 23h40


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Revue de presse - Éloges et attaques

Manon Cornellier   21 février 2009  Médias
Deux sujets ont fait couler beaucoup d'encre cette semaine dans la presse canadienne-anglaise: la visite du président américain, Barack Obama, et l'annulation de la reconstitution de la bataille des plaines d'Abraham. La première a donné lieu, sans surprise, à bien des éloges, mais la seconde a provoqué un concert d'attaques virulentes contre les souverainistes.

La visite d'Obama d'abord. Il y a ceux, comme Michael Den Tandt, du Toronto Sun, et Greg Weston, de SunMedia, qui disent que Stephen Harper en sort le grand gagnant. Den Tandt affirme que les attentes étaient si basses à l'endroit de Harper, surtout en comparaison d'Obama, qu'il pouvait seulement marquer des points. Il y est parvenu en démontrant sa maîtrise des dossiers et en s'appropriant en quelque sorte le programme d'Obama pour faire valoir son propre point de vue. Weston, de son côté, note que Harper a eu droit à des signaux encourageants de la part d'Obama en ce qui a trait à la congestion à la frontière et à la menace protectionniste. Il a obtenu un répit sur le front environnemental et n'a subi aucune pression concernant l'Afghanistan.

Ailleurs, on se montre plus nuancé, car on attend la suite. Don Martin, de la chaîne CanWest, note qu'il est aisé de se présenter comme les meilleurs amis du monde, mais la tâche sera plus difficile quand il faudra vraiment régler les dossiers litigieux. James Travers, du Toronto Star, écrit que «s'entendre sur une marche à suivre, même vague, est un premier pas, mais ce qui est plus important est ce qui vient ensuite». Il trouverait plus rassurant que, pour accomplir le vrai et dur travail, le Canada ait rapidement «une stratégie bien définie, débattue publiquement et appuyée par une solide structure». Le Globe and Mail dit que la visite est le point de départ d'une coopération sur des enjeux d'intérêt mutuel, mais qu'il faudra des mois, sinon des années, pour en mesurer les véritables effets. Le Toronto Star applaudit à l'abandon de l'unilatéralisme de l'ère Bush mais ajoute que les défis qui attendent les deux pays sont immenses car des différences de vue importantes persistent en matière de commerce et d'environnement.

Souverainistes au pilori

Les souverainistes, eux, ont passé un mauvais quart d'heure à la suite de l'annulation de la reconstitution de la bataille des plaines d'Abraham. On leur en a fait porter tout le blâme et sans ménagement, allant jusqu'à comparer les pressions des plus militants aux demandes de terroristes.

Paula Arab, du Calgary Herald, déplore cette «capitulation devant les demandes de quelques groupes séparatistes radicaux» et leurs menaces de violence. «La décision de la Commission s'apparente à céder aux demandes irrationnelles de terroristes», va-t-elle jusqu'à dire. Le Winnipeg Free Press va dans le même sens. «Le Canada ne cède pas devant des terroristes, pas facilement en tout cas, à moins que ces voyous soient le genre de personnes à mener encore une guerre vieille de 250 ans entre Français et Anglais pour le contrôle de l'Amérique du Nord.» Le Free Press qualifie la décision de la Commission des champs de bataille nationaux d'«absurde et offensante» puisque souligner notre histoire ne devrait avoir rien de honteux. Il convient que cette bataille occupe une place particulière dans l'histoire des francophones mais ajoute que leur culture a perduré et demeure vibrante. «Un petit groupe de séparatistes ont réussi à politiser cet événement. Pour eux, l'histoire est une affaire personnelle, comme une vieille querelle qui n'en finit plus, même si plus personne ne se souvient pourquoi ils sont fâchés.»

Selon le National Post, la reconstitution de la bataille des Plaines devait être instructive. Elle l'aura été, mais d'une autre manière. Son annulation aura appris aux gens qui devaient y participer combien «les séparatistes québécois peuvent être mesquins et révisionnistes», que les Canadiens plient devant eux et «quelques fanatiques bruyants». Comme à peu près tous les journaux, le Post présente cette bataille comme une parmi d'autres, bien qu'importante, de la guerre de Sept Ans. Le Calgary Herald aussi parle de victoire des «révisionnistes québécois», qui ont réussi à imposer leur vision de l'histoire.

Toujours dans le National Post, Kelly McParland estime que Harper a laissé tomber les Canadiens en cédant devant «les fanatiques séparatistes». Il aurait souhaité qu'il imite Pierre Elliott Trudeau et leur tienne tête plutôt que de se cacher, de se taire et ainsi d'«embarrasser» le pays. L'annulation de l'événement a découragé l'Ottawa Citizen. Selon lui, la façon de souligner un événement historique «ne devrait pas être déterminée par une minorité bruyante qui a un programme politique, comme les souverainistes québécois». Si les politiciens ne tiennent pas tête à des gens qui veulent diviser le pays, ce dernier s'en trouvera affaibli, affirme le quotidien.

Le Saskatoon Star-Phoenix, qui blâme la Commission et le gouvernement Harper, affirme que la «victoire des séparatistes» montre leur ignorance de cet événement crucial. Le quotidien affirme que, de toute façon, l'histoire n'a jamais joué un grand rôle au sein du mouvement souverainiste. Parlant des protestations contre la reconstitution, le Star-Phoenix les assimile au «nationalisme pur et à l'intimidation agressive».

***

mcornellier@ledevoir.com






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Pierre Poulin
    Abonné
    samedi 21 février 2009 04h21
    Mme Smith
    « Quelle incompréhesion ! Aucun de ces journaux n'a compris que l'opposition à la commémoration en question n'était pas seulement le fait de quelques «fanatiques». Décidément, les communautés canadiennes désservies par ces médias ne sont pas très bien informés par leurs sections éditoriales. Le Saskatoon Star Herald se mérite la palme de la sottise, même si c'est pas peu. Pauvre Madame Smith dans son salon qui lit ça et qui se dit, à propos des terrorites séparatistes : les tabarnaks! »

  • Gilles Delisle
    Abonné
    samedi 21 février 2009 06h47
    Le fossé est toujours immense!
    « A lire le résumé de ce qui s'est écrit chez les Anglos à propos de nous: une minorité bruyante, quelques séparatistes survoltés etc., on ne peut qu'en déduire qu'ils sont très mal informés sur la réaction généralisée des Québécois, qui se sont sentis profondément insultés par cette proposition de la Commission des Champs de Bataille, ou bien, possiblement, ils continuent de jouer aux colonialistes anglais qui regrettent amèrement de ne pas avoir réussi à assimiler ce peuple francophone! »

  • Robert C. Paradis
    Inscrit
    samedi 21 février 2009 07h55
    L'autorité du ROC sur nous, bien exprimé!!
    « Les journaux du ROC nous démontrent d'une façon éclatante que tant qu'on ne sera pas souverain, EUX, les Canadians auront le droit d'exprimer tout haut leur autorité sur nous, tant dans le verbe que dans le geste. Bien sûr, c'est nous les révisionnistes, les 'pas corrects', les séparatistes, voir les extrémistes qui sont la cause de tous ces troubles!?! Il aurait fallu les laisser faire leurs réjouissances dans nos murs, encore et encore!?!?!

    Non, c'est trop évident, tout ce qui s'appelle Nation Québécoise n'est pas respecté par trop de gens du ROC. C'est un perpétuel recommencement, ce sera toujours un combat inachevé, cette bataille des plaines d'Abraham, tant qu'on ne fera pas la souveraineté. Ce jour-là, ce sera la victoire pour la liberté, le droit d'être ce que nous sommes, chez nous, sans oppression. »

  • Etienne Merven
    Inscrit
    samedi 21 février 2009 07h55
    Pitoyable
    « Pitoyable et malheureux que certains résidents du Québec restent englués dans le passé. Impossible de s'en sortir. Comment prétendent-ils avancer?
    Lisez l'article ci-dessous. C'est la preuve qu'il est possible de faire la paix avec son passé et d'être tourné vers l'avenir. Certaines personnes au Québec devraient en prendre de la graine...

    COMMÉMORATION
    Vieux-Grand-Port : se souvenir de la bataille

    Bientôt 200 ans depuis que la bataille du Vieux-Grand-Port a eu lieu. Une délégation de Saint- Malo est actuellement à Maurice dans le cadre des préparatifs de la commémoration. Celle- ci devrait durer six mois.
    UNE odeur de poudre. Des bâtiments de guerre - quatre de chaque côté - prêts à en découdre. Des morts, que ce soit chez les Français ou les Anglais.
    Mais surtout une lutte sans merci pour posséder la « clé » : Maurice.
    1810- 2010. Cela fera bientôt 200 ans qu'a eu lieu la bataille de Vieux- Grand- Port.
    Les premières phases des préparatifs d'une commémoration qui promet d'être grandiose sont enclenchées. Une délégation de Saint- Malo - ville d'où sont originaires entre autres, Mahé de La Bourdonnais et le corsaire Robert Surcouf - est actuellement en visite chez nous.
    Parmi ses membres, Dominique Taillandier, adjointe au maire de Saint- Malo, qui s'est rendue à Vieux- Grand- Port, et à Pointe- Canon à Mahébourg, hier. Une visite conduite par Vasant Bunwaree, ministre de l'Education et de la Culture. Les commémorations, qui « devraient durer au moins six mois », explique Vasant Bunwaree devraient débuter en avril. « Ce sera dans le sillage des fêtes de l'Indépendance », ajoute Marcel Lindsay Noë, président du comité conception et communication au ministère du Tourisme. « Pour cette commémoration, nous faisons appel à l'aide de la France, de la Grande- Bretagne, mais aussi de l'Inde et de la Chine », poursuit le ministre.
    Pour se souvenir de la bataille, les autorités envisagent notamment une, « reconstitution du village de Vieux- Grand- Port et aussi celui de Saint- Malo, comme ils étaient à cette époque- là », c'est- à-dire au début du 19e siècle.
    L'année prochaine coïncidant avec la tenue de la Coupe du Monde de football en Afrique du Sud, Vasant Bunwaree est d'avis qu'il, « faudrait faire le maximum pour profiter des médias du monde entier qui aura les regards braqués sur la région ». Si le lien football et bataille navale n'est pas évident, les organisateurs eux saisissent la balle au bond. Projetant un, « jeu de laser sur la montagne du Lion, avec le soutien de la Chine ». Une montagne témoin de la lutte que se sont livrés les quatre bâtiments français - La Bellone de l'Amiral Duperré, la Minerve, le Victor et le Ceylan, contre les navires anglais - la Néreïde du capitaine Willoughby, le Sirius, l' Iphigénie et la Magicienne - pour la possession de Maurice.
    Une bataille navale dont les vestiges sont conservés au musée national d'histoire à Mahébourg.
    D'ailleurs, le bâtiment, à l'époque « maison de Robillard » a accueilli les deux capitaines blessés, le Français Duperré et le Britannique Willoughby qui perdit un oeil dans cet affrontement naval.
    « L'île de la Passe : la sentinelle »
    Le musée lui, consacre une salle à la bataille de Vieux- Grand- Port. Outre des vestiges des épaves du Sirius, qui selon la fiche d'information « a été découvert en 1964 mais récupéré en 1987 ». Le visiteur a également l'occasion de voir des objets provenant de l'épave de la Magicienne, dont une boucle de ceinture ou le fourreau d'un poignard.
    Bien en vue dans cette salle, un portrait de Surcouf. « C'est une copie d'un tableau qu'il y avait à Saint- Malo mais qui a disparu pendant la guerre », explique Marcel Lindsay Noë.
    Autre symbole important de la bataille : l'île de la Passe. C'est la sentinelle qui garde l'accès à l'ancien port. Ses fortifications datant de l'ère napoléonienne, permettent de déchiffrer le quotidien des Français et des Anglais se livrant bataille dans la baie de Vieux- Grand- Port.
    Au 19e siècle, contrôler cette île, c'était s'assurer l'accès à l'océan Indien. Pivot de la bataille du Vieux- Grand- Port et de la seule victoire navale de Napoléon, l'île de la Passe abrite toujours plusieurs exemples de l'architecture militaire française de cette époque. Des fortifications qui subsistent côte à côte avec des ajouts datant de l'époque britannique. Plus tard, cet îlot corallien servira de poste de stationnement durant la seconde guerre mondiale.
    Une meilleure connaissance de l'île de la Passe et de son utilisation a été rendue possible grâce aux recherches à la fois archéologiques et architecturales initiées en 2002 par le National Heritage Fund. »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    samedi 21 février 2009 09h25
    On apprend ce matin que le PQ et le Bloc les financaient
    « On apprend ce matin que Patrick Bourgeois par le biais de son mouvement Le Québéçois(radio, journal), celui qui a fait tout dérailler par des menaces, était financé par les subventions de support à l'action bénévole (de 10,000$ à 30,000$ par année) et par un programme jeunesse de 238,000$ qui a avorté avorté avec l'arrivée des libéraux au pouvoir. Que le PQ et le Bloc payait toujours du financement média à raison de 10,000$ par année.

    Oui, les commandites ça existe partout même pour des fanatiques sectaires. »

  • Guimont Rodrigue
    Inscrit
    samedi 21 février 2009 10h06
    Manipulation ou désinformation?
    « J'étais complètement abasourdi de lire les commentaires, à ce jour au nombre de 654, des Canadians du ROC (Rest of Canada) sur CBC Radio-Canada concernant l'annulation de la Bataille des Plaines d'Abraham. http://www.cbc.ca/canada/montreal/story/2009/02/17/mtl-plains-battle-cancelled-0217.html

    Une telle décharge de projectiles haineux de la part de supposés compatriotes rendent impossible un dialogue positif. Je ne sais pas si une telle charge serait tolérée à la radio d'état section francophone. Quelques blogueurs ont bien essayé de leur faire comprendre que les Irlandais ou les Anglais ne célébraient pas les défaites, rien n'y fit. Selon eux, nous avons été battus et conséquemment nous devons être heureux et satisfaits de n'avoir pas été déportés en Louisiane ou ailleurs comme les Acadiens.

    Ils sont convaincus que l'annulation des Célébrations de la Défaite des Français est uniquement le fait des souverainistes, quand bon nombre de fédéralistes s'y sont également opposés. L'exemple venait de haut. N'avons nous pas entendu à Radio-Canada Monsieur Patrimoine James Moore, dire que l'événement a du être annulé «à cause des menaces de violence d'extrémistes séparatistes». Ils l'ont cru et le croient encore... »

  • Simon Garneau
    Abonné
    samedi 21 février 2009 11h01
    Irresponsables
    « En 1759, mes ancêtres demeuraient sur la Côte-de-Beaupré depuis plus d'un siècle quand les soldats anglais ont détruit leurs maisons, volé ou tué le bétail et brûlé les récoltes de tous les villages des environs de Québec. La majorité des Québécois ont des ancêtres qui ont été décimés par les soldats anglais pendant cette année fatidique. La défaite de l'armée française était celle de notre armée, les fils de nos ancêtres en faisaient partie et beaucoup sont morts pendant cette invasion militaire dramatique.

    La célébration de ces événements a été préméditée de longue date par le président de la Commission des champs de bataille nationaux (CCBN), M. André Juneau, un fédéraliste fanatique. On voudrait nous présenter ces effroyables tragédies passées comme une activité sportive où les adversaires se donnent la main à la fin. La guerre n'est pas un spectacle ni une attraction touristique

    De façon incompréhensible, on a pensé que les descendants de ceux qui ont souffert de ces événements tragiques accepteraient facilement de célébrer et danser sur la tombe de leurs ancêtres.

    Maintenant que ces célébrations tournent à la catastrophe, les fédéralistes accusent les autres d'être les instigateurs des divisions et des passions engendrées par leur comportement irresponsable

    Simon Garneau
    Québec »

  • Jean Desjardins
    Abonné
    samedi 21 février 2009 11h17
    Assez, c'est assez !
    « La réaction des médias du ROC en regard de l'annulation du party de la reconstitution de la bataille des plaines d'Abraham démontre jusqu'à quel point les Canadiens anglais sont insensibles à la réalité Québécoise francophone. Ce qui est également frappant, dans cela, c'est jusqu'à quel point cette insensibilité et cette rage envers les défenseurs de la fierté des Québécois ressemblent à celles de nos fédérastes à tout crin qui sévissent au sein même de notre communauté francophone. On a qu'à lire les propos édifiants de certains correspondants manifestement colonisés qui polluent ces colonnes pour le constater 'de visu'.

    Quant à moi, je trouve insultant que ces tristes sires se servent du fait que la langue française ait survécu en Amérique sous le régime britannique pour soutenir leur thèse de 'grands seigneurs indulgents'. Un peu plus et il faudrait les en remercier ...alors que la préservation de la culture et de la langue de la nation Québécoise est le résultat de la détermination et de la persévérance de nos ancêtres qui , ne nous comptons pas d'histoires, ont été laissés pour compte et sans moyens aussi bien par la France que par les conquérants Britanniques après la bataille des plaines d'Abraham et la signature du Traité de Paris. Nos ancêtres méritent toute notre admiration pour ces legs extraordinaires que sont notre culture et notre langue.

    En effet, notre culture et notre langue se sont développées et ont survécu malgré la volonté du Dominion du Canada, cela constituant une première dans l'histoire du colonialisme. Plus près de nous, où en serions-nous aujourd'hui, n'eut été du mouvement Souverainiste de même que de la contribution circonstancielle de personnages politiques tels : Jean Lesage, Daniel Jonhson père et Robert Bourassa ? Où en serions-nous, sans l'apport historique de René Lévesque et de son équipe ? Sans la loi 101 ? Sans les apports providentiels de Jacques Parizeau, notamment dans les dimensions économiques sur lesquelles repose une partie significative de notre économie et de notre richesse collective ?

    Eh bien, qu'on traite d'extrémiste un peuple qui n'a comme vilain défaut que de préserver sa fierté en se tenant debout devant une initiative aussi méprisante que de faire un party reconstituant une double défaite (abandon de la France et conquête Britannique) et occultant une guerre non terminée pour sa survie (préservation de notre culture et de notre langue) m'apparaît comme indigne de gens qui se disent ouverts sur le monde et respectueux des peuples fondateurs de ce pays. Traiter avec l'autre selon une philosophie de respect mutuel, ça ne ressemble pas à cela du tout, admettons-le !

    En conclusion, merci à tous ces gens (certains plus polis, d'autres plus baveux ...so what !) qui se sont tenus debout et qui ont eu le courage de dire haut et fort : « Assez, c'est assez ! »

    Pour faire le lien avec Barack Obama, je constate que ces Canadiens anglais et ces fédérastes francophones réactionnaires ressemblent étrangement à ces méprisables Républicains américains qui n'ont d'autres buts que de mettre des bâtons dans les roues des gens qui ont une ouverture au changement, une vision de l'avenir et le courage d'aller de l'avant. Les extrémistes ne sont peut-être pas là où ils pensent...

    Jean Desjardins »

  • Robert C. Paradis
    Inscrit
    samedi 21 février 2009 11h24
    @ Etienne Merven
    « Une question pour vous M. Merven!

    Est-ce que la bataille du Vieux-Grand-Port a créé un nouveau pays où les vaincus ont subi des conséquences désastreuses, soit économiques, linguistiques et culturelles, des pressions à l'assimilation, une forme de colonialisme institutionnel et économique pendant 200 ans, ou bien ces bonnes gens de France ont rapidement retrouvé une normalité sous la protection des leurs, les Français. IL ME SEMBLE AINSI QUE LA RECONSTITUTION DE CETTE BATAILLE SE FAIT ENTRE 2 PEUPLES, LES FRANÇAIS ET LES ANGLAIS, DEUX NATIONS SOUVERAINES ET C'EST SIMPLEMENT CELA QUE NOUS LES QUÉBÉCOIS DEMANDONS. Ainsi, lorsque nous aurons notre pays, nous les Québécois, ils nous fera plaisir de faire la reconstitution des plaines d'Abraham et à cette occasion inviter les Canadians en amis et égaux.

    Si vous ne pouvez pas voir la différence entre ce cas et le cas du Québec, cela ne peut se formaliser que par ON NE VOIT QUE CE QU'ON VEUT BIEN VOIR!!! »

  • André Gagnon
    Inscrit
    samedi 21 février 2009 11h26
    Les soldats de plomb
    « Le débat autour de ce projet révoltant me rappelle qu'avant la guerre Nintendo, il y a eu la guerre avec des soldats de plomb. Certains ont apparemment trouvé 'amusant' et 'emballant' de reconstituer sur le vrai terrain grandeur nature une bataille de soldats de plomb.
    Le petit détail qu'oublie les supporters de ce projet avorté, c'est que cette bataille fut bien réelle. Et précédée de destructions massives: la ville de Québec fut mise en cendres, les deux rives et l'Ile d'Orléans ravagées.
    Sans oublier que pour préparer cet assaut final, on avait aussi rasé, déporté à l'Est de Québec, de Louisbourg à Grand-Pré.
    En faisant mon arbre généalogique du côté paternel, je me suis rendu compte que mon ancêtre qui vivait à St-Michel sur la rive sud de Québec, a ainsi perdu quatre de ses treize enfants; que sa ferme (comme 1400 autres) fut brûlée. Et que les soldats anglais se vantaient à Wolfe que ça prendrait 50 ans à les rebâtir. Son oncle a été scalpé par les Anglais à Saint-Joachim lors de l'occupation de la Côte de Beaupré.
    Réduite à la misère, ma famille est ainsi partie pour l'Ile de Montréal où on n'en retrouve la trace qu'en 1811. Évidemment les gueux sans terre ni maison n'ont pas laissé de trace.
    La région de Québec ravagée à cette époque, ce serait comme la région de Montréal détruite par un bombardement 'Nintendo' intense aujourd'hui, toutes proportions gardée. Les destructions de la Guerre de Sept Ans ont ainsi permis aux nouveaux maîtres du pays de nous soumettre en nous affamant. Et de retarder notre progrès comme peuple vers la liberté.
    Et on voudrait que nous célébrions? On nous accuse de 'réviser' l'histoire quand on rappelle ces faits?
    On voit bien que derrière ce projet, il y avait la poursuite de la révision bonne-ententiste bien réelle de notre histoire nationale. En balayant les destructions et nos morts sous le tapis, en transformant le siège dont cette bataille fut le point culminant, en bataille de soldats de plomb grandeur nature, on cherchait clairement à nous faire croire que ce ne fut pas si grave et que tout s'est bien terminé.
    Mais ç'aurait été renié et faire honte à qui je suis, que de me taire devant un tel projet révoltant. »

  • Jean Desjardins
    Abonné
    samedi 21 février 2009 12h17
    Assez, c'est assez ! (version amendée)
    « La réaction des médias du ROC en regard de l'annulation du party de la reconstitution de la bataille des plaines d'Abraham démontre jusqu'à quel point les Canadiens anglais sont insensibles à la réalité Québécoise francophone. Ce qui est également frappant, dans cela, c'est jusqu'à quel point cette insensibilité et cette rage envers les défenseurs de la fierté des Québécois ressemblent à celles de nos fédérastes à tout crin qui sévissent au sein même de notre communauté francophone. On a qu'à lire les propos édifiants de certains correspondants manifestement colonisés qui polluent ces colonnes pour le constater 'de visu'.

    Quant à moi, je trouve insultant que ces tristes sires se servent du fait que la langue française ait survécu en Amérique sous le régime britannique pour soutenir leur thèse de 'grands seigneurs indulgents'. Un peu plus et il faudrait les en remercier ...alors que la préservation de la culture et de la langue de la nation Québécoise est le résultat de la détermination et de la persévérance de nos ancêtres qui , ne nous comptons pas d'histoires, ont été laissés pour compte et sans moyens aussi bien par la France que par les conquérants Britanniques après la bataille des plaines d'Abraham et la signature du Traité de Paris. Nos ancêtres méritent toute notre admiration pour ces legs extraordinaires que sont notre culture et notre langue.

    En effet, notre culture et notre langue se sont développées et ont survécu malgré la volonté du Dominion du Canada, cela constituant une première dans l'histoire du colonialisme. Plus près de nous, où en serions-nous aujourd'hui, n'eut été du mouvement Souverainiste de même que de la contribution circonstancielle de personnages politiques tels : Jean Lesage, Daniel Jonhson père et Robert Bourassa ? Où en serions-nous sans le cadeau de prise de conscience et lucidité que nous ont fait Pierre Bourgault et le RIN ? Où en serions-nous, sans l'apport historique de René Lévesque et de son équipe ? Sans la loi 101 ? Sans les apports providentiels de Jacques Parizeau tout au long de sa carrière, notamment dans les dimensions économiques sur lesquelles repose une partie significative de notre économie et de notre richesse collective ?

    Eh bien, qu'on traite d'extrémiste un peuple qui n'a comme vilain défaut que de préserver sa fierté en se tenant debout devant une initiative aussi méprisante que de faire un party reconstituant une double défaite (abandon de la France et conquête Britannique) et occultant une guerre non terminée pour sa survie (préservation de notre culture et de notre langue) m'apparaît comme indigne de gens qui se disent ouverts sur le monde et respectueux des peuples fondateurs de ce pays. Traiter avec l'autre selon une philosophie de respect mutuel, ça ne ressemble pas à cela du tout, admettons-le !

    En conclusion, merci à tous ces gens (certains plus polis, d'autres plus baveux ...so what !) qui se sont tenus debout et qui ont eu le courage de dire haut et fort : « Assez, c'est assez ! »

    Pour faire le lien avec Barack Obama, je constate que ces Canadiens anglais insensibles et inconscients ainsi que ces fédérastes francophones réactionnaires ressemblent étrangement à ces méprisables Républicains américains qui n'ont d'autres buts que de mettre des bâtons dans les roues des gens qui ont une ouverture au changement, une vision de l'avenir et le courage d'aller de l'avant. Les extrémistes ne sont peut-être pas là où ils pensent...

    Jean Desjardins
    Laval »

  • Fernand Lavigne
    Abonné
    samedi 21 février 2009 12h22
    Une occasion ratée
    « N'en déplaise à certains, il faut donner raison à ceux qui voient la chose comme une autre victoire du radicalisme. Cependant, le fait qu'une majorité de Québécois se sont prononcés en faveur de l'annulation de l'événement ne prouve d'aucune façon que cette vision étroite et radicale de notre histoire est partagée de tous. Une fois de plus on a préféré acheter la paix, éviter les débordements. Des débordements qui auraient grandement ternir la réputation du Québec à l'étranger.

    Dommage, on a manqué une belle occasion de faire le point sur cette page d'histoire de la guerre de 7 ans et, plus encore, d'intéresser la population immigrante à notre histoire


    Malheureusement, cette saga donne raison à Nicolas Sarkozy lorsqu'il parle de sectarisme en fondement du mouvement séparatiste.
    En effet, personne au PQ n'a dénoncé l'intolérance manifeste de certains radicaux.

    Fernand Lavigne
    Montréal »

  • Etienne Merven
    Inscrit
    samedi 21 février 2009 14h50
    À M. Paradis
    « Vous dites : « Est-ce que la bataille du Vieux-Grand-Port a créé un nouveau pays où les vaincus ont subi des conséquences désastreuses, soit économiques, linguistiques et culturelles, des pressions à l'assimilation, une forme de colonialisme institutionnel et économique pendant 200 ans, ou bien ces bonnes gens de France ont rapidement retrouvé une normalité sous la protection des leurs, les Français? »

    L'île Maurice est devenue une colonie anglaise, les Français ont conservé l'île d'à côté, la Réunion, et la vie a continué comme avant. Les colons français ont dû composer avec les Anglais et ils ont très bien tiré leur épingle du jeu. Il faut croire qu'ils étaient plus malins que les colons français de la Nouvelle-France... Et pourtant, les origines sont les mêmes. Je suis moi-même descendant d'un Malouin qui est allé tenter sa chance dans l'océan Indien en 1760. Et lorsque vous dites « des conséquences désastreuses, soit économiques, linguistiques et culturelles, des pressions à l'assimilation, une forme de colonialisme institutionnel et économique pendant 200 ans », je vois là votre promptitude à vous poser en victime, comme beaucoup de vos congénères d'ailleurs, en blâmant systématiquement les méchants Anglais pour les manquements (je ne trouve pas de meilleur mot) de vos ancètres, qui se perpétuent au Québec jusqu'aujourd'hui. Ainsi, La Marois a dit dans une allocution qu'un Québec indépendant s'en sortirait mieux de l'actuelle crise, car débarrassé du joug du ROC. Il faut vraiment être aveugle, borné ou inconscient pour croire une chose pareille. Et pourtant, je suis convaincu que des milliers de Québécois la croiront...

    Vous ajoutez « IL ME SEMBLE AINSI QUE LA RECONSTITUTION DE CETTE BATAILLE SE FAIT ENTRE 2 PEUPLES, LES FRANÇAIS ET LES ANGLAIS, DEUX NATIONS SOUVERAINES ET C'EST SIMPLEMENT CELA QUE NOUS LES QUÉBÉCOIS DEMANDONS. Ainsi, lorsque nous aurons notre pays, nous les Québécois, ils nous fera plaisir de faire la reconstitution des plaines d'Abraham et à cette occasion inviter les Canadians en amis et égaux. » Wishful thinking, vous savez pertinement que le Québec ne sera jamais un pays. La province est passée proche en 1995 et cette chance ratée ne reviendra jamais. Il vous faut vous faire une raison, le Québec sera toujours une province du Canada et ce n'est pas plus mal. Affaire aux Québécois de se retrousser les manches et de faire marcher la province au sein du Canada. Autrement, la chute se poursuivra, surtout si les intervenants les plus vocaux sont des Falardeau et des Bourgeois. Là, vraiment, la cause est extrêmement mal représentée, c'est plutôt l'efet contraire qui se produit... Par ailleurs, la reconstitution est organisée par l'île Maurice, pas par la France ni l'Angleterre. Et quand on sait que la composition de la population de cette île est la suivante : Indiens et Musulmans de l'Inde : 65 %, Noirs : 25 %, Chinois : 7 % et Blancs (descendants de colons français) : 3 %, c'est d'autant plus admirable, car cela prouve que ce qui est célébré, c'est l'Histoire du pays, une grande bataille navale qui a scelléle destin de l'île en 1810.

    Et vous terminez en disant « Si vous ne pouvez pas voir la différence entre ce cas et le cas du Québec, cela ne peut se formaliser que par ON NE VOIT QUE CE QU'ON VEUT BIEN VOIR. » Effectivement, je vois beaucoup de chiâlage, de pleurs et de grincements de dents de la part de gens qui se nourrissent sur le dos de la bête fédérale depuis des années. Je le répète, les Quyébécois doivent cesser de systématiquement blâmer le ROC pour leurs malheurs, qu'ils ont eux-mêmes provoqués. »

  • Jean-François St-Louis
    Inscrit
    samedi 21 février 2009 21h51
    Désinformation
    « Vous reproché au ROC d'être mal informé sur les raisons de l'annulation de la bataille des plaines. On leur a dit que l'événement était annulé à cause des menaces des séparatistes extrémistes et ils y ont tous crus.

    Ici, Pierre Falardeau à dit au Québécois que les anglais voulaient venir à Québec pour fêter leur victoire sur les Québécois. Que les fédéralistes voulaient rire de nous et nous humilier et vous l'avez crus. Vous n'êtes pas vraiment mieux.

    La reconstitution de la bataille était d'abord et avant tout organisé par des reconstituteurs apolitique. C'est Falardeau et sa gang qui vous on fait croire autre chose... et ils ont très bien réussis.

    Comme quoi la désinformation est partout. »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    dimanche 22 février 2009 03h18
    Vraiment après 250 ans, il y en a qui n'ont pas évolué
    « Si Lord Durham revenait aujourd'hui, il écrirait la même chose comme quoi rien n'a évolué. La rancoeur et la haine des anglais a été couvée à l'ombre des clochers par les curés qui ont maintenu la flamme vengeresse jusqu'à la révolution tranquille. Le mouvement souverainiste exploite le même sentiment défaitiste qui est devenu notre prison morale.

    Voici des extraits du fameux rapport Durham.

    "Les Français se plaignaient de l'arrogance et de l'injustice des Anglais ; les Anglais reprochaient aux Français les défauts d'un peuple faible et vaincu, les accusaient de bassesse et de perfidie. L'entière défiance que chacune des deux races a pu concevoir des intentions de l'autre a fait qu'elles ont toujours attribué les plus noirs desseins aux gestes les plus innocents.

    Ils ont un clergé différent et jamais ils ne se rencontrent dans la même église. Ils n'ont pas eu une instruction commune qui ait tendu à faire disparaître ou à diminuer la disparité de langage et de religion. Les associations de jeunesse, les jeux de l'enfance et les études qui à l'âge mûr modifient le caractère, tout cela est distinct et diffère totalement chez les uns et chez les autres. A Montréal et à Québec, il y a des écoles anglaises et des écoles françaises. Les élèves s'accoutument à combattre nation contre nation, et les batailles de rue parmi les enfants présentent souvent une division, d'un côté les Anglais, de l'autre les Français.

    Comme ils ont été instruits séparément, ainsi leurs études sont-elles différentes. La littérature familière aux uns et aux autres est celle de leur langue maternelle. Les idées que les hommes puisent dans les livres leur viennent d'autres sources. A cet égard, la diversité du langage produit des effets différents de ceux qu'elle a dans les relations entre les deux races. Ceux qui ont réfléchi sur la force de l'influence de la langue sur la pensée peuvent concevoir comment les hommes qui parlent un langage différent sont portés à penser différemment.

    Les journaux de l'une ou de l'autre race sont écrits dans un style aussi différent que celui des journalistes de France et d'Angleterre l'est à présent, et les arguments qui forcent la conviction des uns paraissent absolument inintelligibles aux autres.

    Dans une nation où l'on parle un même langage, ceux qui reçoivent le mensonge d'un côté peuvent toujours apprendre la vérité de l'autre. Dans le Bas-Canada, où les journaux anglais et français sont des organes adversaires, où peu de personnes peuvent lire facilement les deux langues, ceux qui reçoivent de faux exposés sont rarement en état de les corriger. Il est difficile d'imaginer la perversité avec laquelle on fraude la vérité et quelles erreurs grossières ont cours parmi le peuple. Ainsi vit-on dans un monde d'équivoques où chaque parti est dressé contre l'autre, non seulement par la diversité des sentiments, mais par la crédibilité qu'il accorde à des faits entièrement contraires à la réalité. "

    Vraiment en regardant les réactions de part et d'autres que suscite la reconstituion d'une bataille d'antan et la construction de deux super hôpitaux montréalais (un français, un anglais), Lord Durham écrirait la même chose. Les années ont passées mais rien dans cette lutte raciale n'a changé d'un iota. Que de chances perdues de devenir une nation forte et fière, responsable et entreprenante...

    Vraiment après 250 ans, il y en a qui n'ont pas évolué !!! »

  • Fabien Tremblay
    Inscrit
    dimanche 22 février 2009 05h50
    le ROC est correct, c'est à nous la question ?
    « Le ROC n'est simplement pas déchiré par cette histoire, il est pas mal uni. Mais moi, je suis déchiré dans toute cette histoire. Est-ce que je dois être content ou déçu de cette situation ?

    Si je regarde au niveau de la famille, une vieille souche de noblesse française, je devrais me réjouir car nous avons tout perdu dans cette histoire.

    Au niveau contemporain, il parrait évident que d'être délivré des "maudits-français" ça favoriser une grande croissance de notre potentiel de développement. Combien de colonies françaises s'en sortent par rapport aux colonies anglaises ? Cette bataille est-elle une grande délivrance pour l'ensemble des francophones de l'amérique du nord ? Et le début d'une "prise de place" par la suite ? »

  • Denis Simard
    Abonné
    dimanche 22 février 2009 11h02
    Le Canada a été largué
    « Après 250 ans, je pense qu'il est assez clair que la colonie a été proprement larguée par la politique française du temps. On n'en voulait plus de cette colonie. La Grande Bretagne l'a prise en main et finalement c'est un vrai pays qui a été réalisé. Avec deux réalités, une plus britannique et l'autre française et très métissée :français, écossais, irlandais, amérindiens et bien d'autres nationalités. En fait, il faut bien regarder ceux qui peuplent l'ouest, le mid-ouest, le centre et l'est. Ce peuple canadien n'est pas homogène, il y trop de diversité dans les races et les cultures qui parcourent et peuplent les provinces et les teritoires.
    Dans le fond, est-il préférable d'avoir été entrepris par les britanniques quand on regarde ce qui est advenu des possessions françaises et ce qui s'y déroule encore aujourd'hui?
    Est-ce que les opposants politiques ou non à l'événement des Plaines d'Abraham, l'écossais, ne veulent pas plutôt que ne soit pas célébrée une commémoration du laisser pour compte de l'administration française du XVIIIè siècle?

    DeS »

  • Jean Desjardins
    Abonné
    dimanche 22 février 2009 11h36
    Quand évoluer consiste à s'assimiler...
    « Si je comprends bien les propos de monsieur Trudel, l'évolution des personnes ou d'un peuple consiste à prendre docilement son trou !

    C'est simple à comprendre, pourtant, selon cette logique toute particulière. Voyons voir : (1) Les Canadiens anglophones aiment les Canadiens francophones, ne sont pas arrogants, sont empreints de justice et ne leur portent aucune rancoeur. Ils sont forts. (2) Les Canadiens francophones sont perfides, haïssent les Canadiens anglophones et leur portent une rancoeur vengeresse. Ils sont faibles. (3) Ce sont les Canadiens francophones qui ont tort ...de ne pas se fondre dans la masse anglophone pour former un peuple unifié et fort.

    Résumons : « 1+(1-1) = 2 !!! » Logique et cartésien, non ?

    Que le rapport de Lord Durham soit le livre de chevet de monsieur Trudel, j'en suis fort aise. Désolé, monsieur Trudel, mais je n'achète pas les conclusions de cette pensée colonialiste révolue. La protection de ma culture et de ma langue est une affaire de coeur qui ne se trafique d'aucune manière au prix d'une capitulation opportuniste camouflée derrière un raisonnement boiteux !!!

    Assimilez-vous si vous croyez que c'est plus profitable pour vous de le faire. So what ! Mais, de grâce, ayez au moins un tant soit peu de respect pour ceux et celles qui n'ont pas capitulé et qui auront certainement la grandeur d'âme et la noblesse de ne pas vous faire caca dessus lorsque le Québec sera devenu un pays indépendant, tôt ou tard, ...même après 250 ans !

    Jean Desjardins »

  • Yvon Thivierge
    Inscrit
    dimanche 22 février 2009 13h28
    Les vendus ne pourront jouir de leur défaite
    « Souffrance ! L'annulation des festivités entourant l'anniversaire de la bataille des plaines d'Abraham a privé les Québécois masochistes de la jouissance assurée que leur aurait procuré la reconstitution de la défaite de leurs aïeux par les 5 000 Anglais de James Wolfe. Au même titre que les Espagnols à qui ont nie la joie de célébrer la conquête de leur pays par les Arabes en 711 et son occupation jusqu’en 1492. Ou les Anglais dont le pays a été envahi par les Normands de France en 1066 et occupé pendant 250 ans. Ou les Sudistes qui ont été massacrés par les Yankees durant leur guerre civile de 1812. Ou les collabos français à qui on interdit le plaisir de fêter l’invasion et l’occupation de leur pays par l’Allemagne Nazie. Ou les Irakiens qui ne pourront pas célébrer la destruction et la mort que Américains ont infligées à leur pays et à ses habitants.

    Qui faut-il arrêter, rééduquer voire expulser du Québec ? Les patriotes ou ces traitres et vendus ?

    À vous la parole. »

  • Jean Desjardins
    Abonné
    dimanche 22 février 2009 16h20
    @ Monsieur Thivierge.
    « Je partage votre opinion à l'effet que la simple dignité oblige à ne pas festoyer autour des anniversaires qui marquent les échecs ou les grandes souffrances vécues par les nations. Vos exemples illustrent d'ailleurs correctement votre propos.

    De plus, je comprends fort bien votre exaspération de devoir combattre, non seulement l'oppresseur arrogant, mais aussi une partie de nos compatriotes qui ont capitulé et se prétendent aussi forts et aussi évolués (sic) que leurs maîtres. Vous savez certainement que ce phénomène est classique dans tous les pays qui ont connu l'occupation ou la colonisation. Un exemple, parmi tant d'autres : Ma conjointe, qui a vécu pendant deux années au Cambodge (elle enseignait l'anglais...) sous l'occupation coloniale française, me rappelait dernièrement qu'une partie des Cambodgiens de Phnom Penh se forçait à l'époque pour parler français avec la bouche arrondie en 'cul de poule' afin de mieux imiter leurs maîtres Français de la métropole et se faire aimer (sic) d'eux. Résultat : Mépris, mépris, mépris !!! C'est à cette époque qu'elle a compris le sens du mot 'colonisé' et qu'elle est devenue souverainiste... Une question de dignité, quoi.

    Cependant, je ne partage pas votre façon de 'régler le cas' de ceux que vous appelez des 'traitres et vendus'. Sans vouloir vous faire la morale, votre solution vous rabaisse au niveau de ceux que vous dénoncez et ce n'est certes pas le genre de pays que nous voulons construire. Un peu de tolérance, SVP. Ils polluent les forums de discussion, j'en conviens, mais ils constituent heureusement une faible minorité. Faut faire avec, comme dirait une de leurs ferventes groupies.

    Quant à moi, je fais la différence entre 'fédéralistes' et' fédérastes'.

    Les fédéralistes. J'ai plusieurs amis qui sont fédéralistes, qui ont des raisons pour l'être et qui sont capables d'en débattre intelligemment ...sans faux-fuyants. Je ne peux qu'avoir du respect pour ces personnes et j'ai acquis la conviction qu'elles ne sont pas prêtes à accepter n'importe quoi de leur Canada et qu'elles sauront prendre leurs distances, si la situation l'exige. Bref, ce sont des personnes ouvertes et récupérables pour le mouvement Souverainiste dans la mesure où ce dernier présentera une vision sérieuse, crédible et viable d'un pays du Québec à naître. À cet égard, on conviendra qu'il reste encore beaucoup de travail à faire et qui est encore éparpillé sur la table à dessins.

    Les fédérastes. Je n'ai aucun ami parmi cette catégorie, je l'admets en toute naïveté. Je perçois ces concitoyens comme des gens fermés au changement et accroché à un statu quo matérialiste sécurisant. Leur langue et leur culture ne les intéressent pas. Ils ont une admiration sans bornes pour leurs maîtres Anglo-Saxons et espèrent se fondre dans un 'melting pot' qui occultera leur tare d'être né Québécois francophone... En prime, ils n'auront jamais à devoir parler avec la bouche arrondie en 'cul de poule ' car cet empire colonial a cédé la place aux Britanniques, il y a 250 années. Reste à trouver s'ils doivent imiter l'accent de Londres, de Toronto ou de Calgary... New-York, un jour ? Peut-être, qui sait... Bref, il n'y a rien à faire de ce côté. En tant que pacifiste, je prétends que ces 'traitres et vendus', comme vous les appelez, pourront demeurer dans notre nouveau pays. C'est le prix à payer pour vivre dans une démocratie à l'occidentale et je suis fier que le mouvement Souverainiste n'ait jamais sorti de cette voie !

    En conclusion, si vous voulez des exemples concrets de ce que j'avance en regard de la distinction à faire entre 'fédéraliste' et 'fédéraste', faites une liste des 'non-souverainistes' connus qui se sont dissociés de cette méprisable initiative de monsieur Juneau et compagnie. Vous réaliserez qu'il y a encore de l'espoir... Ça ramènera vos battements cardiaques à un niveau moins élevé, croyez-moi.

    Au plaisir de vous lire de nouveau, mais, de grâce : « Cool it, please ! »


    Jean Desjardins
    Laval »

  • Yvon Thivierge
    Inscrit
    lundi 23 février 2009 23h36
    Merci, Monsieur Desjardins
    « Vous me faites trop d'honneur en écrivant mon nom en exergue de votre commentaire.

    Comme tant d'autres humains, j'écris parfois des mots qui dépassent ma pensée.

    Loin de moi la volonté d'expulser les fédéralistes du Québec bien que, comme vous, les fédérastes me donnent souvent de l'urticaire et des nausées.

    Je tiens à vous souligner que j'en veux aux inféodés en tant que franco-ontarien qui a passé sa vie à combattre les préjugés antifrançais des anglos qui ont tout fait pour nous assimiler. Mon père se faisait dire "speak white" et ce, dans la capitale canadienne d'Ottawa. Imaginez ce que je subis ici à Sault-Sainte-Marie qui a été déclarée ville unilingue anglaise !

    Les colonisateurs de Wolfe sont encore très actifs et se manifestent partout aujourd'hui pour stopper les progrès du français au Canada.

    La presse anglo-saxonne est particulièrement pernicieuse et contrôlée par les émules et descendants de ce conquérant que les francophones masochistes voulaient célébrer. Quelle honte et quelle tristesse ! »

Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
21 réactions
0 votes
 
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009