Conflit au Journal de Montréal - L'opposition s'abstient, pas le gouvernement
Alors que les trois partis d'opposition à Ottawa s'abstiendront de donner des entrevues aux cadres du Journal de Montréal durant le lock-out, le Parti conservateur ne voit pas de problème à poursuivre le dialogue.
Chez les libéraux, le lieutenant politique de Michael Ignatieff au Québec, Denis Coderre, indique que le parti «respectera les piquets de grève. On ne donnera pas d'entrevues au Journal de Montréal pour toute la durée du conflit.» C'est un «geste symbolique», dit-il.
Même discours chez Thomas Mulcair, lieutenant de Jack Layton et du NPD au Québec. «C'est le fondement même de notre parti d'être près du mouvement ouvrier», indique M. Mulcair, qui rappelle avoir «distribué le Média Matin Québec [le journal des employés mis en lock-out l'an dernier à Québec] à deux reprises avec Jack Layton».
La position est moins claire chez les conservateurs. La responsable au bureau de Stephen Harper des entrevues et tournées des ministres au Québec, Myriam Tascherau, n'a pas répondu à la requête du Devoir pour éclaircir la question.
La ministre du Travail, Rona Ambrose, a pour sa part refusé de répondre lorsqu'on lui a demandé si un mot d'ordre serait donné aux élus conservateurs.
Seul le ministre du Revenu et ancien ministre du Travail, Jean-Pierre Blackburn, a soutenu qu'il ne voyait aucun problème au fait d'accorder des entrevues. «C'est toujours quelque chose de délicat, a-t-il déclaré au Devoir, mais en même temps, tant que les lois sont respectées, je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas accorder d'entrevues.»
Il a ajouté qu'il n'y aurait pas de mot d'ordre donné. Son collègue Maxime Bernier, aujourd'hui simple député, a indiqué qu'il étudierait les demandes d'entrevues «au cas par cas». «Je n'ai pas de position de principe», dit-il.
À l'instar de leurs collègues du Parti québécois, les députés du Bloc québécois estiment quant à eux qu'aucun politicien ne devrait accorder d'entrevue aux cadres du Journal pendant le lock-out.
Le député Pierre Paquette trouve ainsi «odieux» le fait que le ministre conservateur des Travaux publics, Christian Paradis, ait accordé au cadre Mathieu Turbide une entrevue exclusive le premier jour du lock-out, avant de récidiver lundi.
Chez les libéraux, le lieutenant politique de Michael Ignatieff au Québec, Denis Coderre, indique que le parti «respectera les piquets de grève. On ne donnera pas d'entrevues au Journal de Montréal pour toute la durée du conflit.» C'est un «geste symbolique», dit-il.
Même discours chez Thomas Mulcair, lieutenant de Jack Layton et du NPD au Québec. «C'est le fondement même de notre parti d'être près du mouvement ouvrier», indique M. Mulcair, qui rappelle avoir «distribué le Média Matin Québec [le journal des employés mis en lock-out l'an dernier à Québec] à deux reprises avec Jack Layton».
La position est moins claire chez les conservateurs. La responsable au bureau de Stephen Harper des entrevues et tournées des ministres au Québec, Myriam Tascherau, n'a pas répondu à la requête du Devoir pour éclaircir la question.
La ministre du Travail, Rona Ambrose, a pour sa part refusé de répondre lorsqu'on lui a demandé si un mot d'ordre serait donné aux élus conservateurs.
Seul le ministre du Revenu et ancien ministre du Travail, Jean-Pierre Blackburn, a soutenu qu'il ne voyait aucun problème au fait d'accorder des entrevues. «C'est toujours quelque chose de délicat, a-t-il déclaré au Devoir, mais en même temps, tant que les lois sont respectées, je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas accorder d'entrevues.»
Il a ajouté qu'il n'y aurait pas de mot d'ordre donné. Son collègue Maxime Bernier, aujourd'hui simple député, a indiqué qu'il étudierait les demandes d'entrevues «au cas par cas». «Je n'ai pas de position de principe», dit-il.
À l'instar de leurs collègues du Parti québécois, les députés du Bloc québécois estiment quant à eux qu'aucun politicien ne devrait accorder d'entrevue aux cadres du Journal pendant le lock-out.
Le député Pierre Paquette trouve ainsi «odieux» le fait que le ministre conservateur des Travaux publics, Christian Paradis, ait accordé au cadre Mathieu Turbide une entrevue exclusive le premier jour du lock-out, avant de récidiver lundi.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

