Télévision - Pas toujours facile d'immigrer, surtout avec un nom arabe
On le sait, le Québec dépend grandement de l'immigration pour assurer son avenir, avoir une main-d'oeuvre qui peut répondre à la pénurie actuelle et future et maintenir son importance démographique au sein du Canada. Nous sommes à la recherche de nouveaux arrivants qualifiés, instruits, et surtout francophones.
La France fournit un bon contingent de ces «candidats de qualité», mais c'est surtout des pays du Maghreb (Maroc, Algérie, Tunisie) que nous viennent les immigrants qui s'installent dans la Belle Province. Ils constituent à eux seuls près de 20 % de l'immigration récente. Les lieux communs et les préjugés abondent sur ces communautés culturelles, surtout depuis le 11 septembre 2001, des idées préconçues qu'il faut combattre. L'écoute d'Islam Québec, un «docu-réalité» en 13 épisodes diffusé à Canal Vie dès ce lundi, est sans aucun doute un excellent antidote à tous ces préjugés.
Sophie Lambert et Charles Gervais, ls réalisateurs, ont suivi pendant toute une année trois familles maghrébines fraîchement arrivées au Québec: les Brahimi, une famille algérienne, les Hafsi et les Najmaoui, deux familles marocaines. Nous sommes donc témoins de leur intégration à la société québécoise à travers leur quotidien, mais surtout grâce aux réflexions qu'ils livrent avec sincérité devant la caméra. Dans leur pays, les trois pères de famille occupaient des postes d'ingénieur et deux des épouses travaillaient dans des bureaux. Ils ont tous attendu plusieurs années avant de voir leur demande d'immigration acceptée, ils ont dû répondre à de nombreuses exigences: travail stable, cotisation à un régime de retraite, assurances et un compte en banque relativement bien garni afin de subvenir à leurs besoins pendant les premiers mois de leur installation.
Dans les deux premiers épisodes de la série, ils nous expliquent qu'ils ont quitté leur patrie et leur vie plutôt confortable afin de garantir sécurité et prospérité à leur progéniture. Mais l'eldorado que le ministère de l'Immigration leur faisait miroiter ne se manifeste pas aussi rapidement qu'ils l'avaient cru. Plusieurs mois après leur installation dans la Belle Province, ils en sont réduits à vivre de l'aide sociale parce qu'ils n'arrivent pas à trouver du travail, une situation que connaissent près du tiers des immigrants maghrébins, qui détiennent le plus haut taux de chômage parmi les communautés culturelles au Québec. Leur déception est grande, car ils sentent qu'on leur a magnifié la situation de l'emploi et l'esprit d'ouverture de la société québécoise. Les épisodes suivants, qui traitent de divers aspects de leur intégration, tels que la question religieuse, les relations hommes-femmes et l'adaptation de leurs enfants à l'école québécoise, nous diront si leur opinion changera.
Les artisans de cette série ont réussi à mettre en confiance leurs intervenants et à nous les rendre sympathiques très rapidement. Dès la première émission, on s'inquiète de leur sort, on souhaite qu'ils arrivent à trouver leur place au soleil et qu'ils considèrent finalement avoir fait le bon choix en venant ici. Le traitement tout en nuances de ce sujet sensible, aidé par une réalisation vivante usant parfois de pointes d'humour, mais toujours empreinte de respect et de pudeur, donne envie de suivre l'aventure de ces familles jusqu'au bout et permet surtout de voir nos concitoyens venus d'ailleurs avec un regard neuf.
Islam Québec - Canal Vie, lundi à 19h30 et rediffusion dimanche à 19h30
La France fournit un bon contingent de ces «candidats de qualité», mais c'est surtout des pays du Maghreb (Maroc, Algérie, Tunisie) que nous viennent les immigrants qui s'installent dans la Belle Province. Ils constituent à eux seuls près de 20 % de l'immigration récente. Les lieux communs et les préjugés abondent sur ces communautés culturelles, surtout depuis le 11 septembre 2001, des idées préconçues qu'il faut combattre. L'écoute d'Islam Québec, un «docu-réalité» en 13 épisodes diffusé à Canal Vie dès ce lundi, est sans aucun doute un excellent antidote à tous ces préjugés.
Sophie Lambert et Charles Gervais, ls réalisateurs, ont suivi pendant toute une année trois familles maghrébines fraîchement arrivées au Québec: les Brahimi, une famille algérienne, les Hafsi et les Najmaoui, deux familles marocaines. Nous sommes donc témoins de leur intégration à la société québécoise à travers leur quotidien, mais surtout grâce aux réflexions qu'ils livrent avec sincérité devant la caméra. Dans leur pays, les trois pères de famille occupaient des postes d'ingénieur et deux des épouses travaillaient dans des bureaux. Ils ont tous attendu plusieurs années avant de voir leur demande d'immigration acceptée, ils ont dû répondre à de nombreuses exigences: travail stable, cotisation à un régime de retraite, assurances et un compte en banque relativement bien garni afin de subvenir à leurs besoins pendant les premiers mois de leur installation.
Dans les deux premiers épisodes de la série, ils nous expliquent qu'ils ont quitté leur patrie et leur vie plutôt confortable afin de garantir sécurité et prospérité à leur progéniture. Mais l'eldorado que le ministère de l'Immigration leur faisait miroiter ne se manifeste pas aussi rapidement qu'ils l'avaient cru. Plusieurs mois après leur installation dans la Belle Province, ils en sont réduits à vivre de l'aide sociale parce qu'ils n'arrivent pas à trouver du travail, une situation que connaissent près du tiers des immigrants maghrébins, qui détiennent le plus haut taux de chômage parmi les communautés culturelles au Québec. Leur déception est grande, car ils sentent qu'on leur a magnifié la situation de l'emploi et l'esprit d'ouverture de la société québécoise. Les épisodes suivants, qui traitent de divers aspects de leur intégration, tels que la question religieuse, les relations hommes-femmes et l'adaptation de leurs enfants à l'école québécoise, nous diront si leur opinion changera.
Les artisans de cette série ont réussi à mettre en confiance leurs intervenants et à nous les rendre sympathiques très rapidement. Dès la première émission, on s'inquiète de leur sort, on souhaite qu'ils arrivent à trouver leur place au soleil et qu'ils considèrent finalement avoir fait le bon choix en venant ici. Le traitement tout en nuances de ce sujet sensible, aidé par une réalisation vivante usant parfois de pointes d'humour, mais toujours empreinte de respect et de pudeur, donne envie de suivre l'aventure de ces familles jusqu'au bout et permet surtout de voir nos concitoyens venus d'ailleurs avec un regard neuf.
Islam Québec - Canal Vie, lundi à 19h30 et rediffusion dimanche à 19h30
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