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La société des blogs

Christian Rioux   9 janvier 2009  Médias
Un froid québécois vient de s'abattre sur la France. Il a neigé à Marseille et le pays est au bord du gouffre. Il fait tellement froid que mon livreur de journaux n'est pas passé hier. Le pauvre circule en Vespa. Au lieu de m'installer au chaud pour lire Le Monde, j'ai donc dû passer une partie de la soirée à le lire sur mon écran. La lecture de longs articles sur Internet étant tellement fastidieuse, je me suis finalement surpris à survoler les titres.

Le professeur Marc Prensky, grand gourou américain de «l'univers numérique» interviewé dans les pages de ce journal lundi, dirait probablement que je suis un dinosaure né quelque part dans le précambrien numérique. Comme tous les journalistes, je passe pourtant de longues heures sur Internet. Cela ne m'empêche pas de penser que, si le zappage numérique devait remplacer la lecture du journal et à plus forte raison du livre, cela se ferait au prix d'une grave régression intellectuelle dont nous commençons à sentir certains effets.

Il est de bon ton de prétendre que tout ce qui est nouveau est moderne et que tout ce qui s'autoproclame moderne est un progrès. Probablement à cause de son insécurité nationale et culturelle, le Québec n'a de cesse de courir après une modernité souvent mal comprise et parfois fictive. À preuve, notre éloge béat des nouvelles techniques censées révolutionner le monde à chaque décennie.

Je me réjouis bien sûr de ces nouveaux moyens d'accès à l'information. Mais de là à parler de révolution. Parmi tout ce que je lis sur Internet, je ne vois pas grand-chose que je n'aurais pu trouver autrefois sur papier. Bien sûr, la recherche aurait été plus fastidieuse. Impossible parfois. Mais sur le plan du contenu, le résultat aurait été à peu près le même.

Pour le reste, il m'arrive le plus souvent de déplorer la médiocrité de ces «nouveaux» contenus qu'est censé offrir Internet. Chaque fois que je lis les blogues de mes collègues qui s'adonnent à ce nouveau vice, je suis déçu. Déçu d'y trouver des textes généralement bâclés, improvisés et mal écrits, qui ne font pas toujours honneur à leur talent. C'est ce que j'appellerais du journalisme de comptoir, où l'expression du premier jet et donc du sentiment premier prime sur tout. Or écrire, même un simple article, c'est se donner le temps de réfléchir et de se relire.

Je dirais même que cette épidémie blogueuse est en train de créer un climat peu propice à l'information. On y trouve en effet souvent une forme d'exhibitionnisme assez désolant. Comme si chacun croyait avoir soudain le talent d'André Gide pour se permettre d'étaler son journal personnel sur la place publique.

Je me réjouis évidemment de recevoir des lettres de lecteurs par Internet, même si elles sont souvent moins soignées que lorsqu'elles nous parvenaient par courrier. Mais je constate surtout une grande différence entre ces courriels généralement pertinents et ces opinions qui s'affichent par milliers sous le moindre article publié sur Internet. Les contributions utiles existent. Mais avouons que, pour quelques perles rares, on y trouve un ramassis de banalités et d'énormités souvent sans nom.

Or, depuis quelques années, ces commentaires spontanés lancés à tort et à travers de ce qu'on nomme la «blogosphère» sont censés donner la mesure de l'opinion publique. Et cela, sans que personne ne se demande qui sont ces rares personnes qui écrivent sur Internet. L'exécution du dernier Bye Bye, peut-être justifiée par ailleurs, en est l'exemple frappant.

Tout se passe comme si le débat politique était dorénavant soumis à une tribune téléphonique permanente sans modérateur, où la parole de l'expert vaut celle de ma concierge. La forme acrimonieuse et négligée de certains de ces blogues déteint sur tout. D'où le style débraillé que se donnent quelques-uns des meilleurs journalistes pour ne pas déparer le paysage. Cette exposition constante à l'opinion la moins bien informée peut facilement devenir une forme de censure. Il n'y a qu'à lire les insultes et les commentaires désobligeants dont regorgent tant de sites Internet pour comprendre à quel mitraillage est dorénavant soumis celui qui prend la plume.

Et pourtant, il se trouvera toujours quelques beaux esprits pour faire passer l'invention de la livraison à domicile du poulet BBQ pour une révolution gastronomique. Le gourou Marc Prensky va jusqu'à suggérer aux professeurs de proposer à leurs élèves (rebaptisés «passeurs de connaissance»!) d'écrire des articles sur Wikipédia, une encyclopédie sans comité scientifique, bourrée d'approximations et d'erreurs. Sans compter les textes plagiés ou écrits par des groupes de pression. Parlez-en au philosophe Jacques Dufresne, qui a été le premier à se battre, trois ans avant Wikipédia et sans le soutien du Québec, pour créer une véritable encyclopédie numérique (http://agora.qc.ca) capable de «mettre de l'ordre dans le chaos».

Si, grâce aux idéologues d'Internet, le premier élève venu peut se prendre pour d'Alembert ou Diderot, il n'est pas besoin de chercher longtemps les causes du décrochage scolaire. Maintenant vous pouvez écrire tout le mal que vous pensez de mon article. Notre site Internet vous offre tout l'espace qu'il faut pour ça.

crioux@ledevoir.com






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Vos réactions

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  • Sylvio LeBlanc
    Abonné
    vendredi 9 janvier 2009 05h21
    Censure?
    « Pourquoi n'avoir pas fait paraître cet excellent texte dans l'édition du «ledevoir.com» de ce jour? Il fallait le chercher pour le trouver. Censure? »

  • Patrick Charrier
    Abonné
    vendredi 9 janvier 2009 05h44
    Forums de la haine...
    « Vous êtes bien ronchon, mais vous avez raison. Vous sous-estimez d'ailleurs la capacité de nuisance sociale de la toile. L'internet est devenu le lieu où s'exprime souvent la haine la plus abjecte. Dernier exemple en date : le quotidien français Libération a dû fermer son forum consacré aux évènements de Gaza, devant la violence extrême des contributions. C'est l'immédiateté qui fait sombrer la blogosphère dans la stupidité. La première réaction est souvent la pire... »

  • Robert Dumont
    Abonné
    vendredi 9 janvier 2009 08h34
    Merci!
    « Un peu plus et je vous accuserais d'avoir plagié ma pensée... »

  • Alexandrine Gauvin
    Inscrite
    vendredi 9 janvier 2009 08h55
    Premier commentaire
    « Bonjour M. Rioux,
    D'abord, félicitations pour cet article qui va totalement à l'encontre de la tendance actuelle à la louange des blogues. Cependant, ce nouvel outil devient de plus en plus influent, tant dans le monde des médias que celui du commerce. Bien qu'une majorité de blogues présentent des articles de qualité et de pertinence douteuses, certains sont rédigés avec intelligence par des spécialistes de plusieurs domaines et sont considérés comme des rédacteurs influents (voir le numéro spécial sur les communications interactives de la revue Infopresse - décembre 2008). Bien qu'il soit encore difficile de trouver des blogues intéressants et surtout fiables dans cet océan de commentaires impertinents, il faut se rappeler que cette forme de communication n'en est encore qu'à ses débuts. Avec le temps, les spécialistes, étudiants et érudits de ce monde exigeront davantage de qualité et de rigueur (tel que le prouve votre article) et les meilleurs blogues s'élèveront au-dessus de la mêlée. Sur ce, je vous invite personnellement à relever le défi en créant un blogue de qualité sur un thème précis (le journalisme? les communications?) et de faire la recommandation de quelques blogues dont vous appréciez le contenu et la plume. »

  • Pierre Samuel
    Abonné
    vendredi 9 janvier 2009 09h03
    Clichés redondants...
    « Même si vous avez raison à bien des égards, n'est-ce pas votre collègue Stéphane Baillargeon qui, dans un article moins hargneux et mieux documenté, en date du 27 décembre dernier ("Culture: l'épreuve de la dématérialisation"), présentait des arguments beaucoup plus convaincants, prétention en moins!!! »

  • Carole Savard
    Abonné
    vendredi 9 janvier 2009 09h11
    encore une fois
    « Votre regard critique sur les "modes" qui sévissent dans le monde du savoir et de l'éducation ne cesse de me réjouir. Encore une fois, votre article m'a fait plaisir. Je ne cesse de tenter de contrecarrer, auprès de mes étudiants, le culte de la spontanéité qui prévaut dans notre société et qui s'accommode si mal de la nécessaire réflexion que requiert toute maîtrise de la langue et de la connaissance. »

  • Guy Archambault
    Abonné
    vendredi 9 janvier 2009 10h08
    L'humour : aveu d'impuissance.
    « Je vous suis, Monsieur Rioux ! Vous avez mon vote !

    Il m'arrive parfois d'écrire quelques commentaires à certains articles du journal Le Devoir en répondant à l'invitation " Réagissez à ce texte " . J'essaie de bien réfléchir et de bien écrire tout en étant dans l'instantané de la réponse à laquelle le médium utilisé oblige.

    Lorsque je retourne sur Internet pour voir s'il y a eu d'autres réactions au même article je suis curieux de connaître leur teneur et leur forme. Comme ce matin, par exemple. Là, je vois que jusqu'ici (9h00), tout un chacun y a mis du sien pour répondre sainement à votre invitation.

    Mais, plus souvent qu'autrement je suis déçu. Soit que le ton est rempli de hargne, d'insultes ou de mépris, soit que le contenu n'a rien à voir au propos de l'article, ou presque, et n'est prétexte que pour passer ses lubies ou pour réagir uniquement à certains propos des lecteurs qui ont fait part de leurs réactions auparavant.

    Bien sûr, parfois il s'y trouve un texte qui apporte un autre point de vue intéressant. Mais depuis cette découverte de l'inanité presque totale des réactions des lecteurs je m'abstiens la plupart du temps d'émettre mes commentaires. Je préfère les envoyer en direct, par courriel, au journaliste ou au chroniqueur en cause.

    Je suis content d'apprendre que vous les lisez.

    Tout comme votre dernier paragraphe le laisse entendre par la manifestation d'une certaine généralisation facile sur les causes du décrochage scolaire suivi d'une humble pointe d'humour, je partage avec vous un sentiment d'impuissance pour changer quoi que ce soit à ce phénomène de masse. Tout un chacun, doté d'un ordinateur, voit mettre à sa disposition un haut-parleur public, lorsque l'impatience, la rage ou le simple besoin de s'exprimer et d'être entendu le démange; il peut alors crier ses frustrations à un auditoire qui semble tout disposé à lire ses colères, projections, frayeurs et hurlements.

    Il faut beaucoup de patience pour trouver dans le lot de ces commentaires une réaction qui fait réfléchir ou apporte une opinion éclairante. Ou même un opinion qui nous amène à nuancer la nôtre. Parfois, cette patience est récompensée. Plus souvent qu'autrement, elle est déçue.

    Guy Archambault »

  • Mario Asselin
    Abonné
    vendredi 9 janvier 2009 10h24
    Bon bon bon...
    « Et s'il fallait regarder du côté de certaines expériences scolaires?

    Voir ce billet (oui, ça vient d'un blogue, désolé), http://les7duquebec.wordpress.com/2009/01/07/la-blogopedagogie-selon-le-professeur-herve

    Le blogue a ses défauts, mais il a le mérite de favoriser la conversation. C'est à se demander, parfois, si les détracteurs des blogues ne seraient pas contre la conversation, tout court! »

  • Pierre Girard
    Inscrit
    vendredi 9 janvier 2009 10h26
    AU FEU ! AU FEU ! La planète brûle... et nos esprits sont endormis.
    « M. Rioux, internet n'est pas mieux ni pire que l'ensemble de parutions écrites en général. Si vous vous rendez dans un kiosque à journaux, vous en trouverai pour tous les goûts - Allô Police, journaux et revues de potins, magazines de tous genres, images de sexe dans Playboy ou Hustler pour exciter les hommes en mal de sexe, ou des revus pour flatter la supposée beauté de la femme qui se cherche encore et encore des produits pour être encore plus belle, et j'en passe.

    Et je ne parle pas des grands journaux comme le journal "La Presse" où l'on se fait insulter par des éditorialistes supposés chevronnés, si on pense que les 3 tours du WTC ne se sont pas écroulées à cause des avions, mais à cause d'une "INSIDE JOB" le 11 septembre 2001. Y a qu'a lire l'éditorial de Mario Roy d'hier qui manifeste son mépris et sa condescendance envers ceux qu'il qualifie de "conspiracy buffs". Faut croire que M. Roy pense que la tour 7 de 47 étages du complexe WTC, qui s'est écroulée sur elle-même à 17 h 20 le 11 septembre 2001 sans avoir été touché par un avion est juste une affaire de négligence.

    Et Pierre Foglia, oui je dis bien Pierre Foglia, qui fait dans la dentelle de style pour faire son show et garder ses lecteurs dociles - intoxiqués à la fogliamanie - abonnées à La Presse à vie.

    Oui Internet c'est plein d'infos et de Blogs sans style. Entre un beau texte (en apparence) bien construit selon les règles de l'art qui ne cherche qu'à plaire, mais qui masque et embelli trop souvent la réalité, et un petit texte sans envergure qui dit la réalité, moi je préfère celui qui dit la réalité et cherche à le démontrer, parfois maladroitement, parce que la masturbation intellectuelle j'en ai mon tas maintenant - voyant de plus en plus l'abêtissement social que cela génère...

    Combien d'entre vous savez que le bâtiment 7 de 47 étages du complexe WTC s'est effondré sur lui-même le 11 septembre 2001 à 17h 20? Si vous ne le savez pas ben c'est parce que les grands médias n'en ont pas parlé, et ça, c'est spécial. Ils nous ont montré en boucle les 2 tours et pointé Ben Laden sans arrêt, mais ils n'ont pas montré le WTC 7 qui s'écroulait dans un beau et parfait style d'une démolition contrôlée pourtant. Visionnez au moins l'excellent film "911 Mysteries" (sous-titré en français) sur http://ressourcequebec.com/video911_et_crise_financiere.html#1 c'est un minimum il me semble.

    M. Rioux, si les journalistes et gens des grands médias faisaient leur job sans plaire (ne pas déplaire...) à leurs patrons, ou commanditaires, nous serions informés correctement. Ce n'est pas vraiment le cas actuellement. Moi je lis un peu Le Devoir et aussi un petit peu La Presse pour les faits divers, mais je trouve mon information sur http://www.mondialisation.ca/ le site de Michel Chossudovsky qui a reçu un Media Award en décembre. Je ne dis pas que tout est nécessairement vrai sur ce site, mais je dis qu'il n'y a pas la censure que l'on retrouve sur les grands journaux.

    Je vous invite aussi à lire ou à relire " La convergence pèse lourd sur les épaules des journalistes du Québec " publié au Devoir sur : http://www.ledevoir.com/2008/12/06/221431.html?fe=5586&fp=113937&fr=121253 que je laisserai sur mon site Web tant que cet article sera là.

    Informez-vous, mais n'oubliez pas que la dentelle et les caresses c'est peut-être bon pour le romantisme et cela fait vendre des journaux et des magazines, mais cela endort aussi l'esprit à trop grande dose. Regarder la réalité en face et essayer de la montrer c'est plus cru et plus dur, certes, mais c'est nécessaire parfois de la faire.

    Quand il y a le feu, qui demande que ce soit des professionnels formés d'une école de sauvetage avec des tas médailles et de diplôme pour venir nous sauver?

    AU FEU !

    Pierre Girard »

  • Michel Dumais
    Abonné
    vendredi 9 janvier 2009 11h01
    J'ai adoré votre chronique de ce matin
    « Oui, l'auteur de l'entrevue sur Marc Prensky, donc en quelque sorte celui visé par la chronique de matin de monsieur Rioux, applaudit aux propos du chroniqueur. Car dans ce billet, outre quelques clichés brontosauresques, il y a aussi plusieurs vérités qui choqueront la Société de l'Admiration Mutuelle (appelée aussi blogosphère). Et c'est tant mieux.

    Même si je ne suis pas d'accord avec tous les arguments évoqués par Christian Rioux, j'espère qu'il continuera à être aussi critique et à contre-courant. C'est le rôle d'un bon journaliste, c'est le mission d'un excellent chroniqueur, et Christian Rioux en est un.

    Mais c'est surtout la responsabilité d'un quotidien comme le Devoir d'accueillir dans ces pages toutes les opinions afin que les lecteurs puissent se forger leur propre point de vue. Merci encore de ce billet Christian Rioux. »

  • Brun Bernard
    Inscrit
    vendredi 9 janvier 2009 11h40
    Quelle bonne blogue...
    « Si vous lisez un bon texte et que soudain l'auteur vous parle d'une référence, pof... le blogue ou une recherche et vous trouvez. Aristophane, Nerval ou tout ce qui est en papier mais inaccessible parce que pas ou plus édités et qui est très rare etc. Un bonheur. Les blogues? Il y en a des minables, il y en a des magnifiques. Tout est relatif. Le support ne change rien à la connaissance. Avaler une donnée sur caillou, papier ou sur Internet via un blogue ou autre, c'est avaler une donnée.
    Passou dans Le Monde, c'est super non?. Sur le Net, on peut voir André Breton parler en image (cela faisait des année que j'attendais ce moment). Jamais à la télé on avait montré ça ou voir Heidegger parler, Adorno, ou voir Arendt ou Girard ou suivre des conférences de Debray ou Mattéi ou Sloterdijk ou J-P Vernant ou Derrida etc etc... etc...Il n'y a jamais eu d'équivalent avant au regard de la connaissance lourde ou générale. C'est un bonheur pour moi et mon doctorat en philo. Voyez le blogue sur René Girard. Il y a un site sur Rimbaud sublime et l'adresse vient souvent d'un blogueur patenté non seulement comme Passou mais d'autres...Si vous pratiquez de la musique, un bonheur, chanson, partitions, un bonheur pour nous ou pour les futurs jeunes musiciens. En peinture, en cuisine, les blogues sont bienvenus. Bien sur, si vous tombez sur un blogue qui parle de choucroute avec pour principal aliment du riz et des beans, il y a un problème mais on n'est pas si con que ça tout de même.

    Mille excuses pour les noms d'auteurs, ce n'est pas de la frime mais pour que vous puissiez grâce à ces noms, les retrouver pour savoir que ce que je vous écris est possible largement possible.

    Le problème est que le journalisme tel que vous le menez est mort et qu'il n'y a pas de raison que nous ne puissions pas intervenir à compétence égale voire supérieure. Souvent nous lisons des commentaires avisés, bien écrits, plus éclairés que l'article/opinion du journaliste qui fait défaut professionnellement. Les commentaires intelligents aident à la compréhension de ce qui a à savoir et les plus cons aussi car ça bouscule la réflexion. Cela évite d'être pris par la propagande journalistique. C'est en somme une grande liberté et non le lieu où les méchantes personnes dites « ordinaires » s'expriment. On voit que la démocratie et le progrès vous dérangent. On ne disait pas la même chose quand on passait de l'oralité à l'écrit. Il nous faut vivre avec notre temps. Les blogues sont sources miraculeuses d'informations et les commentaires sont sources de belles réflexions et cette révolution là nous aide à échapper au « médiacres » d'où la connaissance est abandonnée pour seul souci de faire de l'audience. Vous n'avez pas remarqué que de plus en plus de journalistes parlent sur plein de sujet dont ils ne connaissent rien mais alors rien du tout? Les commentaires sont là pour aider à comprendre même si c'est critique. Dans le fond le vrai journaliste c'est le commentateur et le journaliste l'opinion ordinaire. D'ailleurs plus c'est critique, plus vous devriez vous poser des questions sur votre compétence. Ça ne peut que déranger votre travail dans le fond car cette fois-ci et en direct, vous avez plus compétents que vous qui réagissent à vos « opinions » journalistiques » très peu éclairées. Votre papier d'opinion d'aujourd'hui est symptomatique du malaise et de la fin du journalisme irresponsable. Vive les blogues, la bonne blague. J'ai aimé les commentaires plus que l'article. »

  • Nadia Roy
    Abonnée
    vendredi 9 janvier 2009 11h59
    Mandarinat journalistique
    « Monsieur Rioux,
    Vous faites hélas preuve de beaucoup de prétention. Avec votre façon de souligner à grands traits que vous lisez Le Monde, VOUS, croyant faire partie d'une espèce d'élite qui devrait être la seule à s'exprimer sur la place publique, méprisant les blogueurs et déplorant un relâchement intellectuel généralisé (vous exclus), favorisé par l'instantanéité d'Internet. Votre petit soupir de regret en mémoire du temps où on prenait le temps de réfléchir et de se relire. Vous êtes-vous relu pour terminer votre papier avec un raccourci logique tel que "n'allons pas chercher bien loin les causes du décrochage scolaire" ? Ha bon ? Il faudrait se décider : vous souhaitez qu'on cherche loin ou qu'on balance la première relation causale qui nous vient l'esprit? À ce que je sache, quand j'étais au secondaire et qu'Internet n'existait pas encore, le décrochage scolaire était déjà un fléau. Le pire de votre chronique est d'avoir poser a priori le postulat "ceux qui s'expriment et réagissent sur les blogues et les tribunes (monsieur-madame-tout-le-monde) sont généralement non informés, ignares et hargneux" et de terminer par "vous pouvez écrire tout le mal que vous voulez de mon papier". Suite logique sous-entendue : si vous remettez en question mon papier, vous êtes des cons. !!!?!?!? Oui, c'est vrai, il se publie de tout sur Internet et il faut faire preuve de discernement. Mais entre nous, il faut peut-être avoir travaillé en édition pour savoir qu'il se publie AUSSI des quantités impressionnantes d'essais creux et de brûlots diffamatoires dans le monde, rédigés et corrigés pourtant avec du recul et un comité éditorial. Je ne donnerai pas d'exemples, vous qui semblez lire et surveiller l'actualité littéraire, vous devez le savoir. Le problème ne tient pas au medium, Monsieur Rioux. Et il ne faudrait prendre tout le monde pour des imbéciles. À propos, il aurait fallu écrire correctement le mot "blogue" dans votre titre.
    Nadia Roy »

  • Monique Lo
    Abonnée
    vendredi 9 janvier 2009 12h34
    vive les blogues
    « Je vais écrire comme on le fait spontanément dans les blogues. Je suis lectrice du Devoir, d'André Gide, de journaux imprimés et électroniques, et blogueuse à mes heures. Je comprends et seconde plusieurs des idées soulevées. Toutefois, je remettrais à Internet et l'apparition du blogue et autres phénomènes générés rapidement par Web 2.0 quelques mérites :
    1) accessibilité rapide à de multipes informations peu importe la qualité de celles-ci mais obligeant l'internaute à développer un sens critique - aujourd'hui, presque rien n'est introuvable! Imaginez l'apport que cela amène aux étudiants de niveau secondaire effectuant des rapports et recherches! Ce n'est pas parce qu'il ne fréquente pas la bibliothèque 10 heures par semaine que mon fils manque de rigueur.
    2) création et facilitation de rapports sociaux virtuels, quoi qu'on en pense. À travers certains blogues, on se joint effectivement à une communauté constituée de réels individus qui ont les facultés de penser, vouloir s'exprimer et le faisant. C'est souvent bien enrichissant tant sur le plan humain que sur le plan informatif.

    L'Internet est une richesse inestimable qui s'intègre merveilleusement à notre monde. Nous sommes plus informés que jamais, plus proches de nos parents et amis vivant à l'étranger et nous pouvons apprécier de la grande - et moins grande littérature, à satiété. »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    vendredi 9 janvier 2009 13h42
    ?????????
    « Il faut que les blogues fonctionnent et comme le disaient Umberto Eco, si vous y connaissez quelque chose dans votre recherche, vous ne risquez pas de vous tromper dans les blogues; si ne vous y connaissez pas trop, il peut éventuellement y avoir de des problèmes.
    Le monde a commencé par le chaos et Dieu a tout arrangé. Idem pour l'Internet. Un livre fermé est un internet non allumé. La connaissance est abstraite par définition, virtuelle. Il ne peut y avoir matérialisation de la connaissance ni dans un livre ni dans un site, les données passent entre le support et le cerveau qui voit et garde...C'est une question d'apprentissage. Libé a un modérateur comme pour Le Monde, c'est de la job mais en même temps tout est possible. Au vu des "émotions" soulevées par cette guerre injuste et fortement critiquée, on comprend qu'on s'exprime si fortement. On y voit les racistes, les antisémites et de tout qui dérange nos sociétés bien propre dans la tête mais pas dans la nature. Un phantasme sas doute. Sinon fermer la possibilité des commentaires. Pierre Assouline dans le Monde a bien réfléchi sur cette question, avec intelligence en laissant toute une place positive aux blogues présents et à venir. Les journaux cités dans Le Monde ont des difficultés avec le juridique et cela se comprend puisque nous sommes en Occident dans une "in-culture" du politiquement correct. Qu'importe, le Net est une liberté très grande pour tout et rien à la fois. Laissant cela aux gens non aux censeurs. On a bien appris des choses bien avant l'écriture et la mémoire fut tellement développée que si on la comparait avec la nôtre avant le Net, nous y verrions une très grande différence. Sachez qu'une opinion bien informée n'est plus une opinion, cf. à Platon.

    « Cela ne m'empêche pas de penser que, si le zappage numérique devait remplacer la lecture du journal et à plus forte raison du livre, cela se ferait au prix d'une grave régression intellectuelle dont nous commençons à sentir certains effets. » Ce n'est pas vrai pur un sou et ça c'est démagogique. Les effets à cause d'Internet? Je n'ai pas l'impression avec toutes les études réalisées à ce sujet que ce soit objectif ce que vous écrivez-là et moult chercheurs vous prouveraient le contraire. On ne fait pas de l'Info avec de la mauvaise foi ou alors c'est de la propagande.

    « Les articles utiles existent. Mais avouons que, pour quelques perles rares, on y trouve un ramassis de banalités et d'énormités souvent sans nom. » Pour pasticher un paragraphe de votre article puisque vous faites de l'Internet afin d'y trouver des idées. En vérité, la véritable démocratie dérange car elle est oui, dérangeante. Ce n'est pas pour rien qu'on met des gens en prison pour cette raison. C'est pourquoi beaucoup d'êtres humains se battent à mort pour y accéder. Êtes-vous contre? Merci.

    http://www.lemonde.fr/la-guerre-de-gaza/article/2009/01/09/bataille-de-commentaires-en-ligne-sur-le-proche-orient_1139804_1137859.html#ens_id=1106055 »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    vendredi 9 janvier 2009 13h52
    Commentaires...En voilà de forts pertinents à lire.
    « Les commentaires d'internautes dans le flou juridique
    LEMONDE.FR | 03.12.08 | 16h24 · Mis à jour le 04.12.08 | 14h3

    Jade
    07.12.08 | 11h38
    Les règles de conduite des réactions du "Monde.fr" sont claires et compréhensibles du commun des mortels(enfin,de ceux qui lisent encore la presse).Avec cette affaire, c'est encore un peu de notre liberté qui s'évapore... Encore combien de lois "liberticides"?(entre autres,celles d'interdiction de fumer,pas d'alcool,... résultat des comptes: plus de resto,plus de p'tit noir au café du coin,plus de shopping dans les centres commerciaux et j'en passe sûrement).1 seule solution:s'enfermer chez soi!

    Frédéric G.
    05.12.08 | 16h07
    Avant qu'il y ait internet, les commentaires haineux et désobligeants n'étaient possibles que par les voies classiques : presse écrite ou lettre anonyme. La première était encadrée par la loi et la seconde n'avait pas d'intérêt car non-diffusée. Avec Internet, on peut se réfugier sournoisement derrière un pseudo et distiller son venin. Empêcher cela me semble indispensable et s'il faut verrouiller les canaux de certains médias peu regardant ou complice, eh bien que ce soit fait.

    filomene
    05.12.08 | 09h08
    Je me souviens, en 1968: Il est interdit d'interdire! Autre temps, autres moeurs! Mais le vent devient très mauvais pour les libertés individuelles!

    benquoi
    04.12.08 | 22h26
    Je tiens à faire savoir publiquement à tous que le sublime planplan de notre bien aimé président, présenté à sa bien aimée nation ce midi pour préserver de la mouise nos bien aimées entreprises prouve de façon éclatante même au plus sceptiques que notre bien aimé souverain est... Douai. J'espère que cette critique qui se veut constructive n'entrainera pas "l'éditeur" de ce texte dans des péripéties judiciaires trop éprouvantes à l'instar de son malchanceux confrère V. de Filippis.

    E.
    04.12.08 | 17h51
    Très bon article sur les problèmes d'adaptation du droit à des technologies nouvelles. La solution de considérer le commentateur comme éditeur, là où il n'est pas envisageable de mettre en place un système de modération a priori, semble être la plus en phase avec le mouvement web 2.0: Une plus grande possibilité et liberté de commenter doit aller de pair avec une responsabilité renforcée de celui qui commente.

    http://kamizole.blog.lemonde.fr
    04.12.08 | 17h33
    La liberté des blogueurs me semble bien plus en péril que celle des journaux en ligne... Les blogs politiques critiques sont dans le sarkollimateurs... je ne me vois pas faire de l'autocensure préventive. On peut être féroce en restant correct dans l'expression. Ceci dit, je modère les commentaires et éradique tous ceux qui sont injurieux, racistes et xénophobes ou contenant des attaques ad hominem sans discernement (vie privée ou injures). Par conviction autant que pour m'éviter des problèmes.

    Rémy Géher
    04.12.08 | 17h22
    M...! Je ne vais plus pouvoir me défouler et dire n'importe quoi! Ne plus me marrer à la lecture des réactions, souvent plus intéressantes que les articles eux-mêmes!

    Ergé
    04.12.08 | 17h17
    Si ça se trouve le fournisseur d'accès à internet de l'internaute "diffamateur d'origine" est Free!

    Sylvie G.
    04.12.08 | 16h05
    @Laure A. : le directeur de la publication a fait ce qu'aurait fait tout directeur de la publication, n'étant pas mis en cause en tant qu'individu, mais en tant que "fonction", il a transmis le courrier relatif à l'affaire aux avocats du journal. Il n'y a aucun problème relatif à l'individu, lequel n'a fait que suivre la procédure normale.

    blanche
    04.12.08 | 13h23
    il faudrait donc être politiquement correct dans nos réactions...cela donne froid dans le dos!!!et pourquoi ce Niel n'a-t-il pas répondu à ce commentaire,tous les lecteurs en auraient pris connaissance ...je trouve un peu fou et inquiétant que la justice ait donné suite à la plainte....

    Pas glop
    04.12.08 | 12h30
    "l'internaute" : le prochain sujet de Mme DATI?

    LAURE A.
    04.12.08 | 11h40
    C'est utile de faire feu de tout bois.C'est aussi pertinent de savoir pourquoi le directeur de publication n'a pas daigné répondre à la convocation du juge. Quelqu'un peut-il expliquer?

    ovni
    04.12.08 | 07h45
    La déclaration universelle des droits de l'homme a-t-elle été aboli dans notre pays dans une des ces dernières reformes ? Il serait judicieux de le savoir.

    Philippe B.
    04.12.08 | 06h25
    Effectivement, on ne connaît pas le fond du sujet, c'est-à-dire le fameux "commentaire de l'internaute" ou, au moins, sa portée. Cela relève-t-il du secret judiciaire ?

    Je Préfère ne pas laisser mes initiales
    04.12.08 | 04h39
    C'est rigolo, je me souviens avoir lu à l'époque ces articles de Libé sur Xavier Niel, cet entrepreneur tellement recommandable (pourquoi me fait il penser au pdg d'NRJ ?). Par contre, je ne me souviens plus avoir laissé ou non un commentaire. J'espère que je ne suis pas l'auteur du commentaire à la source de toute cette histoire. Mon PC n'a pas d'anti-virus, je n'efface jamais l'historique d'IE, et je ne veux pas finir à Cayenne.

    VDM
    04.12.08 | 03h57
    C'est vraiment n'importe quoi cette histoire, la répression à tout bout de champs et les flics partout. Quand je vois les CRS ou la police, je m'éloigne d'eux, trop de cow boys imbus de leurs pouvoirs ! Je m'imagine me faire interpeller parce que sur mon site, j'ai mis un lien vers une chanson subversive... sarko met en place un système de répression digne du paradis communiste de l'époque. Le Goulag : t'es journaliste non accrédité/un immigré/un communiste/socialiste = GOULAG

    Flying+Frog
    04.12.08 | 02h48
    Un petit stage en Chine messieurs les juges et les législateurs ?

    ebolavir
    04.12.08 | 02h19
    On pourrait se rapprocher de la situation chinoise, où les hébergeurs ont l'obligation de supprimer un contenu dès que le ministère de la sécurité (voir cyberpolice.cn ) le demande, avec des délais codifiés (5 minutes, 1 heure etc). C'est au nom de la protection des internautes. Bien sûr, il faut des dizaines de milliers de professionnels qui scrutent tout ce qui passe. Les hébergeurs aussi font de la prévention. Et pourtant, les mécanismes d'inondation permettent aux messages de passer.

    désespoir
    03.12.08 | 22h26
    on ne peut pas s'opposer au pouvoir, espérer d'élections anticipées, on ne va pas s'immoler par le feu: alors le sommet de l'action politique désormais, c'est l'humour dans les commentaires. C'est tout ce qui nous reste: Robert Solé et les commentaires.

    FRANCOIS M.
    03.12.08 | 22h26
    C'est quand même révélateur que la personne qui a intenté cette action répressive soit issue et produit de l'économie d'Internet soit-disant espace de liberté et d'expression (au passage merci Le Monde pour ouvrir des espaces de réaction -rédaction). Pas touche aux nouveaux Moguls !

    patrick eveno
    03.12.08 | 22h10
    Le plus simple et le plus efficace sera, comme toujours, la réaction massive de la société civile qui fera évoluer les pratiques, puis le droit. Dans ce cas d'espèce, une seule réaction possible: le boycott total des sociétés de Xavier Niel, Free et Illiad. Quand ses bénéfices seront en berne, il retirera sa plainte.

    Hélène C.
    03.12.08 | 21h33
    Elle m'a bien rire la reaction de Paulette B. Mais n'empeche qu'il est bien ecrit cet article car j'ai bien compris alors que ca parlait de juridique...!!! Et d'accord avec Jean T. dont la remarque est pertinente. J'ajoute > Quid de la plainte en diffamation d'un internaute contre le commentaire d'un autre internaute ? Arretez j'deviens fou !

    Anakin
    03.12.08 | 21h26
    L'Internet de l'information fait peur au pouvoir par l'extraordinaire espace d'expression libre qu'il ouvre au citoyen. Une peur si viscérale qu'elle pourrait bien expliquer les tentatives de prise de contrôle,via des groupes "amis", de la presse qui s'y déploie. Et l'influence qu'elle exerce déjà par une censure de plus en plus pesante qui a peu à voir avec de quelconques considérations juridiques. Les libertés ne se sont jamais gagnées sans combats, ceux de l'espace numérique sont devant nous.

    Olivier C.
    03.12.08 | 21h22
    J'espère que cette affaire n'ira pas jusqu'à son terme. Car sinon la peur de s'exprimer en France va s'établir. Un état où règne la peur et petit a petit la terreur comme l'ont été l'Allemagne sous Hitler, l'Italie de Mussolini et l'ex-URSS sous Staline (même sous une forme cachée qui serait plus moderne que de s'afficher en tant que tel) est un état, par définition fasciste. A méditer

    PAULETTE B.
    03.12.08 | 19h56
    keskilvarester kom moyen dexpression ? le coudéta ?

    JEAN T.
    03.12.08 | 18h47
    A ma connaissance le Monde n'a jamais publié le fameux et litigieux "commentaire d'internaute". Cela nous aiderait à nous faire une opinion.

    christiane s.
    03.12.08 | 18h29
    Marcia,Tarnac,De Philipis; un dénominateur commun: la peur . C'est la marque des régimes totalitaires.

    Mo. Daire
    03.12.08 | 18h24
    Pourquoi vouloir fermer les sites de commentaires? Il suffit de faire comme le Monde dont les modérateurs font très bien leur travail, si bien que parfois, quand on pense que quelque chose jugé contraire à la loi ou peut-être à la bienséance et refusé mérite, malgré tout, d'être dit, on peut aller le publier chez la concurrence... et ça passe! Il suffit de titrer non "réaction" (qui est un vilain mot) mais "opinion". C'est encore permis d'en avoir non, puisque la propagande existe .

    jules r.
    03.12.08 | 18h12
    est-il possible de connaitre ce fameux commentaire ?(ceci n'est pas un commentaire)

    marie
    03.12.08 | 17h38
    Et la liberté d expression , elle n'existe plus déjà ? Faut donc se taire et subir sans rien dire ?

    CHAMPIGNAC
    03.12.08 | 17h27
    Si un texte "dur" est voté, les commentaires des internautes seront supprimés, par précaution. Le pire est à craindre puisque notre société évolue continuellement vers moins de liberté. Quand je regarde tout ce qui était encore permis en 1960, et maintenant, c'est la peau de chagrin ! Songez qu'en griller une sur un quai de gare, en plein air, en plein vent, est (théoriquement) interdit !

    Michaël G.
    03.12.08 | 17h25
    Le titre de cet article, au moins dans la une du Monde.FR à 15h25, comporte une inexactitude: il ne s'agit pas de la mise en examen d'un journaliste, mais de celle du directeur de la publication de l'époque, responsable de ce qui est publié dans le journal ...

    Lustukru.
    03.12.08 | 17h21
    Va falloir faire super gaffe. A partir de dorénavant, je ne poste plus rien sans la présence de mon avocat. Ou alors, uniquement en contrepèterie. Ou en code.

    Bernard N.
    03.12.08 | 17h13
    "Si on considère que tous ceux qui permettent à des internautes de poster des commentaires sont éditeurs, il vaut mieux fermer tout de suite les zones de commentaires", estime Me Barbry. Oh oui, fermez les zones de commentaires! Il n'y en a pas un sur cent qui apporte quelque chose d'intéressant (bien sûr je ne m'exclue pas du lot)!

    Atchoum
    03.12.08 | 17h10
    Il est quand même étonnant que les groupes de presse n'aient pas évalué leurs risques juridiques pour les commentaires des internautes

    Pierre H.
    03.12.08 | 16h55
    Enfin on aura plus le droit de porter de jugement sur notre cher président,juste le droit de lui adresser des compliments et des félicitations.

    THIERRY G.
    03.12.08 | 16h53
    Je forme le voeux que l'espace de liberté que nous offre Le Monde, ici, ne conduise pas Eric FOTORINO dans les locaux de la PJ, mains dans le dos et fouille au corp. Car dans cette histoire scandaleuse de l'arrestation de M.De Filipis,il s'agit bien d'un dégât collatéral de la politique de NS, qui discrédite les médias et les journalistes (en les traitant de "petit garçon", les bâillonnent en supprimant la pub, les manipule et ensuite joue la veuve effarouchée.

    Jericho Kane
    03.12.08 | 16h51
    Bonjour, je voulais juste laisser le premier commentaire à cet intéressant papier sur les commentaires.

    LUC d.
    03.12.08 | 16h45
    Je vous prie de noter que ceci n'est pas un commentaire :-)) »

  • Jeanne du Lys
    Inscrite
    vendredi 9 janvier 2009 16h23
    Oh, avez maître !
    « Quel être vaniteux et imbu de lui-même !

    Donc si on suit votre logique, les gens ne seraient plus autorisés à communiquer entre eux s'ils ne sont pas des enfants riches et très instruits ? Seulement environ 5% de la population possède un doctorat ou encore peuvent se permettre un secrétaire privé qui écrit à leur place et qui passe huit heures par jour à corriger leurs fautes ? Il n'y aurait qu'eux qui pourraient communiquer, donner leur point de vue, exprimer leurs besoins ?

    Ça signifierait selon vous, que 95% de la population n'aurait plus le droit de parole, n'aurait pas le droit de s'exprimer en société que ce soit (vocal, écrit, ou en personne) parce qu'ils commettent des erreurs d'orthographe ou de diction...

    Pour ce qui est des animaux ? Allez-vous enlever au chien le droit de japper ? De s'exprimer parce que certains font des erreurs de diction dans leur ''jappage'' par rapport à ce que vous déciderez personnellement ce qui est un ''japage'' l'équivalent d'un doctorat de 'jappage'' acceptable ou inacceptable ?

    Qui le définira, au fait ? Mais qu'est-ce qui nous dit que la personne qui décidera qu'elles sont les ''jappages'' acceptables détient la vérité ?

    Et pour Voltaire, Platon, ils n'auraient pas dû s'exprimer ou rédiger la moitié seulement de ce qu'ils ont écrit pour pouvoir se relire une centaine de fois afin de s'assurer qu'il n'y ait aucune faute ? Mais, au fait, une faute par rapport au point de vue de qui et de quelle époque ? De surcroît, qu'est-ce vraiment qu'une faute, à notre époque ou à une autre ? Est-ce que le capitaine d'un bateau ne pourra plus tenir son journal de bord parce qu'il ne dispose que d'une heure par jour pour raconter toute sa journée et n'a donc pas le temps de se relire plusieurs fois ? Les policiers doivent-ils passer une heure par jour à travailler et 7 heures à réviser leur rapport pour corriger les fautes ? Voulez-vous qu'on augmente vos impôts de 25% ont va engagé pour chaque policier un secrétaire privé ?

    Peut-être que ceux qui ne travaillent pas ne sont pas conscients que 95% des gens doivent affronter et vivre dans une dimension qui s'appelle le temps. Il est sûr que lorsqu'on n'a un garage intérieur, une femme ou un homme de ménage, pas ou plus de jeunes enfants et qu'en plus on ne travaille pas, c'est sûr qu'on peut prendre huit heures pour écrire une page et se relire pendant des mois si on le veut. Mais pour 95% des gens ce n'est pas le cas. Ça ne signifie pour autant qu'ils n'ont pas besoin de communiquer...

    On peut constater le ridicule de cette philosophie.

    En plus c'est d'une hypocrisie, vous savez très bien que tous les plus grands auteurs au Québec, en France ou n'importe ou, leur texte est révisé pour corriger leurs fautes par au moins deux correcteurs (trices) avant d'être publié ! Quelle hypocrisie de votre part !

    C'est quoi le problème, pourquoi ça vous dérange après tout ? Pourquoi n'allez-vous pas exclusivement sur le genre de site qui vous intéresse et laisser faire les autres...Serait-ce parce que vous préférez recevoir les honneurs de ce que vous n'écrivez pas vous-même ? Auriez-vous besoin de plus de temps que les gens normaux ? Vous ne voulez pas que les gens sachent que vous faites des fautes ? Répondre instantanément ce n'est pas possible pour vous ? Vous en êtes incapable ? Vous avez besoin d'une panoplie de personnes pour vous dire quoi écrire et comment l'écrire ?

    Soyez autonome et sachez qu'il faut bien plus d'intelligence pour comprendre le sens des erreurs dans l'écriture que pour lire un texte écrit par un ordinateur qui ne pense pas et c'est la raison pour laquelle l'ordinateur ne fait pas de faute d'écriture. Avez-vous peur de vos lapsus ?

    L'écriture naturelle parle et nous en apprend beaucoup sur la personne, sa scolarité ses convictions, etc. avez-vous peur que l'on sache au fond qui vous êtes ? Vous, vous cachez sous une forme très stricte et impersonnelle, presque religieuse, robotique.
    Serait-ce pour ne pas que la forme de transmission de votre pensée trahisse le fond de votre pensée parce ce que ce que vous dites que vous êtes n'est pas ce que vous êtes en réalité ? Vous cachez-vous derrière une forme standard pour cacher votre personnalité ou pour nous tromper sur votre personnalité ?

    Pourquoi cela vous dérange de voir des gens vrais et assez humbles pour parler, même s'ils savent qu'ils ne parlent pas parfaitement. ? Ça vous choque, ça vous remet en question de voir de l'humilité et du vrai ? C'est un miroir dont vous n'aimez pas le reflet.

    Comme le disait la belle-mère de Blanche-Neige si ce n'est pas moi la plus belle qu'elle meurt ! Si ce n'est pas vous le plus vrai et le plus humble, si les gens n'écrivent pas comme vous décidez qu'ils doivent écrire où s'ils ne veulent pas vous applaudir qu'ils meurent !

    Cachez cet animal qui ne sait pas communiquer comme moi je veux ou je crois qu'il faut communiquer...

    Votre fond et votre forme doivent être en harmonie si non c'est mentir à ses interlocuteurs. C'est ce que font les politiciens d'ailleurs.

    Je ne crois pas que Freud serait d'accord avec ça, au grand vous que vous vous êtes ! Le principe de la psychanalyse est de s'exprimer que ce soit par la parole, l'écrit, la peinture, la danse ce n'est pas d'avoir tort ou raison, d'avoir une écriture ou une diction parfaite ce qui est important, mais de laisser sortir l'émotion.

    Demander à 95% de la population de refouler leurs émotions de ne plus s'exprimer provoquerait le chaos, ferait monter l'agressivité, la violence car si on accumule au lieu d'exprimer au fur et à mesure lorsque ça s'exprime c'est beaucoup plus violent. On ne peut pas empêcher indéfiniment un peuple de s'exprimer.

    Quelqu'un qui en plus d'avoir un fond agréable l'exprime pleinement parce qu'il a le temps de prendre le temps de travailler la forme tel une oeuvre d'art. Polir et repolir des jours et des nuits. Façonner encore et encore pendant des mois voir des années chaque virgule. Oui c'est beau et agréable à lire mais ça c'est plus qu'un simple bonjour comment ça va, ce n'est plus que de la communication ça s'est de la poésie c'est de l'art.
    C'est autre chose !

    C'est une expérience merveilleuse d'écouter Mozart. Ce n'est pas parce que peut-être Mozart lui, a atteint la perfection dans son art, que personne au monde qui ne joue pas comme lui n'a le droit de jouer parce qu'ils font des erreurs par rapport à ce que Mozart en penserait. On devrait, selon vous, brûler leur piano et les empêcher de jouer parce qu'ils font des fautes ? Empêcher à son enfant de 5 ans de jouer du piano parce qu'il ne joue pas aussi parfaitement que Mozart le faisait à l'âge de cinq ans ?

    Autoriser que les sites et blogs qui s'adressent à 5 % de la population qui possèdent un doctorat et interdire les tous les sites et blogs à 95% de la population sous prétexte qu'ils font des fautes d'orthographe ?

    C'est ça votre philosophie !

    Ce n'est pas fort...presque de la dictature. De l'intolérance envers les autres et les plus petits que soit.

    De surcroît, pourquoi prétendez-vous détenir la vérité ? Qu'est-ce que la vérité et qui en n'a le propriété absolu ? Qui la détient ? Existe-t-il un brevet sur la vérité ? Qu'est-ce qui nous dit que c'est vous qui détenez la vérité ? Peut-être est-ce moi ? Mon voisin ? Qui a défini un jour ce qu'était la vérité ? Qu'est-ce qui nous dit que celui-ci ne s'est pas trompé ?

    Ce que vous êtes entrain de nous dire c'est que quelqu'un un jour, peut-être y a-t-il 100 ou 200 ans, a décidé que par exemple que le mot réalité ça se terminait par un ''é'' mais une épé ça se terminerait pas avec un ''é'', les deux sont des noms féminins pourtant ?
    C'est illogique ou alors il faudrait que quelqu'un me prouve cette logique. Donc votre vérité à vous c'est que la vérité serait ce que quelqu'un que vous n'avez jamais rencontré, dont vous ne connaissez même pas le nom a décidé un jour vous ne savez même pas quand qu'au mot épé on ajourerait un e à la fin. Vous n'avez même pas cherché à en faire la preuve de cette logique avant d'y adhérer ! Quelle naïveté !
    Vous êtes comme un ordinateur qu'on gonfle de données et d'informations mais qui est cependant incapable de réfléchir par lui-même et de comprendre et/ou d'analyser les informations qu'il a reçues.

    Un ordinateur va corriger un élève qui fait une faute mais ne lui demandez pas pourquoi c'est une faute il ne pourra pas vous répondre. Si je vous demandais pourquoi on doit mettre un e à la fin d'épé et pas à la fin de la réalité ? Vous seriez incapable de me répondre. Vous me diriez parce que c'est comme ça. Mais pourquoi c'est comme ça ? Avant de demander aux gens de vous suivre aveuglément et d'écrire comme vous le faite est-vous bien sûr que votre manière d'écrire ? Vous me répondrez parce que quelqu'un a décidé ça un jour ! Mais qu'est-ce qui nous dit qu'il a eu raison d'écrire ça comme ça.

    On n'a la possibilité de penser et de créer mais vous vous préférez copier sans vous posez de question ? À quoi sert d'être un érudit si on ne pense pas et on ne tente pas de se servir de son savoir pour polir et façonner l'oeuvre de la vie ou de la langue. Ainsi à chaque génération, elle deviendrait de plus en plus belle et harmonieuse.

    Au lieu de prendre vos airs supérieurs à critiquer les autres et vouloir les empêcher de s'exprimer commencer donc par remettre en question celle que vous croyez être la bonne, la perfection et la vérité. Avant de regardez la paille dans l'oeil de ceux qui font leur possible et qui sont allés à l'école publique regardez plutôt la poutre qui est dans le vôtre vous qui avez eu la chance d'avoir de l'instruction de savoir...vous ne faites rien pour façonner cette belle langue? De savoir et de ne rien faire est pire que ne pas savoir.
    Si vous avez un doctorat et vous n'êtes même pas foutu de faire mieux qu'un homme des cavernes qui a décidé un jour que c'était ça. Vous n'êtes même pas capable de remettre la logique de cette langue en question, de la comprendre...

    Dans votre langage supposément d'érudit parfait, le féminin et le masculin ont été attribués de façon aléatoire par l'église catholique. Des mots s'écrivant de la même manière mais ne voulant pas dire la même chose. Pourquoi un féminin et un masculin pourquoi être obligé de mentionner si un individu qui est policier ou policière ou un comptable ou une comptable. Si une personne a un phallus ou un clitoris à chaque fois qu'on parle, c'est quoi le rapport ? On parle du sexe d'un avocat, par exemple, si c'est nécessaire d'en parler ! Avec votre grande liste de diplômes vous n'avez jamais pensé à ça ? Trouvé une solution à la féminisation des mots ?

    J'irais même plus loin qu'est-ce qui vous dit que c'est la manière dont vous, vous écrivez la langue qui est la bonne ? Pouvez-vous nous prouver ça, logiquement ? Nous expliquer pourquoi on doit absolument définir si un employé à un phallus ou un clitoris à chaque fois qu'on en parle pendant la journée. D'écrire sur un mémo interne envoyez-nous trois policiers et policières c'est comme si on n'écrivait envoyez-nous trois policiers ils peuvent avoir un phallus ou un clitoris....le féminin et masculin mentionné dans chaque phrase devient lourd, c'est inutile, voir ridicule.

    Ça été inventé par un misogyne préhistorique à une époque ou les femmes étaient en esclavage enchaîné après les tables de cuisine et que les deux seules métiers qu'elles avaient le droit d'exercer était infirmière ou institutrice au primaire. Si vous, vous trouvé que c'est ça la vérité et la logique absolue que tous devrait suivre ces règles de grammaire créer par un hemme (je veux dire une personne qui possède un phallus. Même prononciation que femme mais avec un h) préhistorique pour ma part je trouve ça tout à fait ridicule. Je me dis aussi que si notre langue était plus logique ça serait peut-être plus facile de faire aimer et apprendre notre langue à ceux qui n'ont pas l'argent d'étudier jusqu'à 30 ans ou encore qui quelques fois on plus de difficulté à comprendre.

    Pourquoi rendre les choses compliquées ?

    Alors avez grand maître connaissant la vérité et étant le seul apte à juger ce qui est juste et bon ainsi qu'à juger tous les hommes (incluant les femmes). Avec tous les diplômes que vous possédez, vous qui ne faites jamais de faute d'orthographe. Pourquoi n'en profitez-vous pas pour faire quelque chose avec vos diplômes en langue ? Mais non, en plus de n'avoir rien fait, de n'avoir trouvé, aucune solution aux nombreux problèmes linguistiques actuels vous vous permettez de critiquer les gens qui essaient de s'exprimer et de communiquer du mieux qu'ils peuvent. Vous ne vous êtes pas aperçu que la société a évolué et que notre langue qui a été créé par des êtres imparfaits, voilà quelques centaines d'années ont peut-être pu commettre des erreurs. Qu'il faudrait peut-être réparer. Il faudrait peut-être la repolir un peu notre langue...

    Faites-moi plaisir, prenez un miroir et regardez-vous avant de critiquer les fautes des autres !

    Mais pourquoi ça vous dérange tant...consulter un psychanalyste !

    À mon avis, celui qui croit détenir la vérité est bien loin de la vérité...

    Dites-moi lorsque votre mère vous appelle avant de lui dire bonjour vous répétez 10 à 12 fois ce mot que vous allez lui dire avant de lui répondre pour être sûr d'avoir la bonne tonalité et la diction parfaite ? Vous faites ça aussi lorsque vous discuter avec quelqu'un dans un resto ?

    Les blogs servent à communiquer. On peut être en ligne des heures avec des membres de sa famille ou des amis peut importe ou ils habitent. C'est un peu comme parler au téléphone sauf que ça coûte moins cher.

    Si vous désirez vous vautrez dans votre snobisme et votre orgueil vous n'avez qu'à aller sur ce genre de site. Vous ne pouvez pas obliger les gens qui communiquent entre eux et qui ne s'intéressent pas à votre genre de communications vaniteuses à vous écoutez et à vous applaudir.

    Je crois qu'avec tous les blogs qui existent maintenant tous peuvent y trouver leur compte. Et il y aura toujours des journalistes vedettes.

    Peut-être qu'un jour les journalistes seront rénumérés au clic de souris par les journaux qui leur offriront le meilleur prix du clic on ne sait pas.

    Le fond dans l'écriture dans le fond c'est le fond, c'est-à-dire le message que l'on veut transmettre. Le fond est la communication. L'outil de transmission de la communication est la forme.

    La forme est le pinceau qui peint, le crayon qui compose une symphonie. C'est l'art dans laquelle cette communication sera transmise qui peut aussi être celle de l'écriture.
    Oui je suis subjuguée quelque fois lorsque je rencontre une belle écriture, de la poésie une magnifique manière de s'exprimer, comme tous le monde. C'est si beau.
    Ça ne veut pas dire pour autant que l'on doit interdire à l'artiste moins expérimenté ou moins talentueux de s'exprimer parce qu'il n'est pas le meilleur...

    Comment deviendrait-il plus expérimenté ?

    Ça s'appelle de la tolérance envers les autres. Si vous désirez que les plus érudits que vous, vous acceptent et vous respectent commencer donc, vous-mêmes, par accepter et respectez les moins érudits que vous.

    Ne vous comportez donc pas avec les autres comme vous n'aimeriez pas que l'on se comporte avec vous.

    Quant aux journalistes ce n'est pas eux qui décident ce que les lecteurs vont lire, les lecteurs lisent ce qu'ils veulent lire. Donc les médias doivent s'adapter si non ils vont disparaître. Ils doivent s'ajuster à la demande. Au fond ce n'est pas eux qui décident c'est le nombres de fois que la nouvelle est lu.

    Vous serez sûrement heureux de savoir que spécialement pour vous je me suis relue deux fois assez vite quand même sauf que je serai en retard dans ma journée de travail et je devrai terminer un peu plus tard...

    Sur ce, sans rancune.

    Sylvie R. Tremblay
    Jeanne du Lys »

  • Georges Paquet
    Abonné
    vendredi 9 janvier 2009 17h04
    Quel culot!
    « Il faut avoir une bien haute opinion de soi-même et une bien piètre estime de ses lecteurs pour écrire, comme le fait M. Rioux que les commentaires qu'il reçoit de ceux qui prennent la peine de le lire et de formuler une réflexion constituent plutôt "un ramassis de banalités et d'énormités souvent sans nom."

    Qui lui fera encore l'honneur de le lire? »

  • Georges Paquet
    Abonné
    vendredi 9 janvier 2009 17h07
    M. Rioux, c'est à vous de décider de continuer...
    « Il y a un dicton qui s'applique à tous les métiers:"If you can not stand the heat, get out of the kitchen" »

  • Manuel Viens
    Inscrit
    vendredi 9 janvier 2009 19h49
    La différence entre un blogueur et un journaliste
    « Après lecture, ma conclusion est que je ne me passerais pas des commentaires des lecteurs, autant sur les blogues (c'est le principe me direz-vous, vous avez bien raison) que sur les sites de journaux en ligne (bravo au Devoir). Mon expérience me dit que même s'ils sont écrits par des non-journalistes experts, ils sont parfois plus pertinents que l'article, même si celui-ci a été écrit par un auteur qui détient le titre de journaliste. Vous venez de m'en faire la démonstration.

    Si la moitié des journalistes étaient aussi arrogants que vous l'avez été dans cet article, il ne resterait plus grand-chose pour définir la différence entre un blogueur et un journaliste. »

  • Michel Thibault
    Abonné
    vendredi 9 janvier 2009 19h55
    Pessimisme
    « Vous ne voyez que le coté sombre d'Internet. Vous me faites penser à mon médecin qui ne voulait rien savoir de l'ordi. et qui attendait sa retraite. Je lui disais < m'enlever l'ordi. serait comme m'enlever ce qui me reste soit les membres (Je fais de l'ataxie) > Que pouvait-il me répondre ?

    L'éducation aura toujours sa place. L'un n'exclut pas l'autre.

    Pour les intéressés de foresterie ou du nouveau régime forestier, le blogue Sylva Libera de F. Brassard et V. Gerardin, deux ing. forestiers et dont l'un a déjà travaillé comme écologue au MDDEP, demande notamment aux forestiers de se réveiller. »

  • Pascal Lapointe
    Abonné
    samedi 10 janvier 2009 20h24
    Quelque chose que vous n'auriez pas pu trouver sur papier
    « "Parmi tout ce que je lis sur Internet, je ne vois pas grand-chose que je n'aurais pu trouver autrefois sur papier", écrivez-vous. Eh bien il y a au moins une exception: les blogueurs en science. La science, je ne vous apprendrai rien, est l'un des parents pauvres des médias; l'information scientifique y est rarissime, et partielle, ce qui mécontente, avec raison, les scientifiques et autres amateurs de science qui ont des choses intéressantes à dire mais désespèrent de trouver des canaux pour s'exprimer.

    Eh bien c'est exactement ce que les blogues leur ont apporté: un canal pour s'exprimer. Peu nombreux encore en français (http://blogue.sciencepresse.info), ils seraient 2000 en anglais selon une estimation qui remonte à déjà plusieurs mois. Bien sûr, ils n'ont pas l'ambition de concurrencer les grands médias: juste d'ajouter leur voix à l'orchestre.

    Et si vous êtes prêt à admettre que cette prise de parole par les scientifiques est un apport bénéfique à la société, alors il vous faudra admettre que beaucoup de blogueurs spécialisés ou semi-spécialisés disent des choses "que je n'aurais pu trouver autrefois sur papier". »

  • martin chenier
    Inscrit
    dimanche 11 janvier 2009 15h29
    Wikipedia bourrée d'approximations et d'erreurs?
    « Pas certain...
    http://news.cnet.com/Study-Wikipedia-as-accurate-as-Britannica/2100-1038_3-5997332.html »

  • Alexis St-Gelais
    Inscrit
    lundi 12 janvier 2009 08h49
    Une occasion pour vous, M. Rioux
    « Bonjour M. Rioux,

    Votre article regroupe l'ensemble des critiques adressées à la blogosphère politique québécoise et est donc représentatif de l'opinion d'une bonne part de la population à cet égard.

    Étant moi-même blogueur, je ne vous cacherai pas que vous avez en partie raison. Certains blogues se présentent sous un jour peu accueillant où les propos injurieux et les opinions gratuites et dogmatiques se mêlent de façon peu élégante. Il existe toutefois, comme vous le concédez vous-même, un échantillon de blogues de qualité qui en valent le détour.

    Il faut d'abord différencier les blogues qui se veulent une source d'informations fiable et ceux qui ne sont que des lieux d'analyse de la politique et de l'actualité. Les "journalistes citoyens" et les "observateurs engagés" sont deux classes bien différentes de personnes. J'appartiens pour ma part à la seconde. Je publie des idées et non des faits.

    Cette distinction établie, il devient plus facile de cibler de bons blogues appartenant à chacune des catégories (blogues "journalistiques" et blogues "éditorialistes"). J'ai une proposition pour vous, M. Rioux. Puisque la blogosphère contient effectivement une certaine quantité de blogues indésirables ou n'en valant pas la peine, vous pourriez mettre votre notoriété au service du public et cibler quelques blogues dont vous attestez de la qualité pour en faire une présentation à vos lecteurs. Ceci vous permettrait de contribuer directement à l'amélioration de la qualité générale de la blogosphère en encourageant les bons blogueurs.

    La balle est dans votre camp, M. Rioux! Mettrez-vous votre plume au service de la qualité?

    Alexis St-Gelais, Saguenay »

  • McComber Éric
    Inscrit
    mardi 27 janvier 2009 13h20
    Ma Parole, on nous fait dessus ?!
    « Ordonner le chaos

    Et vlam. Le chat sort du sac. En toutes lettres, le rêve mouillé de tout un tas de grands commanditaires du Troisième Reich, John D. Rockefeller, Henry Ford et JP Morgan en tête. Le dernier étage de la tour dorée tient à nous fermer la gueule, le plus tôt possible, sous tous les prétextes imaginables. Raser la mauvaise herbe ! Schnell ! Faire de la terre un joli parking bien droit !

    L'argument de la qualité, qu'elle soit littéraire, orthographique ou philosophique est irrecevable venant d'un de ces journaux jadis prestigieux qui font preuve depuis dix ans d'un hallucinant laxisme dans les trois domaines évoqués ci-haut.

    L'outil de commentaire du Devoir ne se foule pas non plus, lui qui n'offre pas de possibilité de révision ou de relecture et nous force à gribouiller dans une microscopique et hideuse fenêtre tout juste bonne à nous rappeler que si nous prenons la parole, c'est uniquement pour légitimer un processus qui a depuis longtemps cessé de nous considérer pertinents, si ce n'est au moment de nous faire passer à la caisse. »

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