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Bilan de Reporters sans frontières - La censure de la presse s'accentue sur Internet

N/A ZZZN/A   31 décembre 2008  Médias
Paris — La censure s'est accentuée sur Internet cette année tandis que le nombre de journalistes tués ou maltraités dans l'exercice de leur métier a légèrement diminué, relève Reporters sans frontières (RSF) dans son bilan de l'année 2008 dévoilé hier.

Selon le décompte de l'association française, 61 journalistes ou collaborateurs de médias ont été tués en 2008, contre 106 en 2007.

L'Irak (15 tués), le Pakistan (7), les Philippines (6) et le Mexique (4) ont été les pays les plus meurtriers pour les journalistes en 2008.

«Les chiffres sont certes moins élevés que l'année précédente, mais cette baisse masque mal une généralisation de l'intimidation et de la censure, y compris en Occident, ainsi qu'un raidissement des gouvernements les plus autoritaires», écrit RSF dans un communiqué.

En cette année de Jeux olympiques en Chine, Pékin a durci le ton sur Internet, comme plusieurs autres pays.

Un citoyen chinois a été battu à mort en 2008 alors qu'il filmait une altercation entre la police et des manifestants, 10 cyberdissidents ont été «agressés ou menacés», 31 arrêtés et au moins trois condamnés par la justice.

Le cyberdissident Hu Jia, récompensé en octobre du prix Sakharov pour la liberté de pensée par le Parlement européen, entamera l'année 2009 en prison.

Dans d'autres pays tels que la Syrie, la Thaïlande, la Turquie ou l'Iran, les sites de partage de vidéo ou les sites sociaux comme Facebook et Twitter sont régulièrement censurés, bloqués ou filtrés.

«La répression s'est déplacée et diversifiée», dit RSF.

«Il reste que 24 % d'arrestations en moins ne signifient pas que l'envoi de la police dans une rédaction ou au domicile d'un reporter ne continue pas d'être trop fréquent, y compris en France», ajoute l'association.

Le 30 novembre, le journaliste de Libération Vittorio de Filippis a été interpellé chez lui à l'aube et a subi, a-t-il dit, deux fouilles au corps dans le cadre d'une plainte en diffamation. Cette arrestation a suscité l'émoi des syndicats de journalistes.






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