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Culture : l'épreuve de la dématérialisation

Stéphane Baillargeon   27 décembre 2008  Médias
Après un siècle de publication traditionnelle, The Christian Science Monitor (CSM) a annoncé le mardi 28 octobre qu'il cesserait de publier en semaine sur le bon vieux support papier pour se concentrer uniquement sur une version en ligne de son journal réputé excellent. Cette dématérialisation ferme la marche d'une lente et longue déliquescence de la très sérieuse publication, passée de 220 000 exemplaires quotidiens en 1970 à tout juste 50 000 aujourd'hui. La décision stratégique annonce aussi de profonds bouleversement en cours et à venir dans le secteur parmi les plus fragiles des industries culturelles ébranlées par la révolution numérique.
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  • Clément Laberge
    Abonné
    samedi 27 décembre 2008 05h39
    Rigueur
    « Je me réjouis que Le Devoir se penche de plus en plus régulièrement sur les bouleversements qui affecteront très bientôt le monde de l'édition - de livres en particulier. Je suis de ceux qui croient que ce sera effectivement dès 2009 que nous pourrons constater les premiers effets importants de la dématérialisation dans ce secteur (ceux dont c'est le métier les constatent déjà).

    Je trouve toutefois déplorable que les premiers articles d'une longue série sur le sujet portent déjà la marque du catastrophisme (ex.: « les effets dévastateurs... »). Je souhaite vivement que mon journal préféré analyse aussi les perspectives stimulantes qu'ouvre la dématérialisation, pour la diffusion de l'écrit québécois partout dans le monde, par exemple - ce qui s'est avéré plutôt difficile avec l'imprimé.

    Il faudra aussi faire preuve de plus de rigueur. À ma connaissance, aucun lien entre Hachette et Sony (référence?) sinon un partenariat commercial classique pour l'introduction du livre numérique en France - via la FNAC - et Bookeen n'a absolument rien à voir avec le « fond Gallimard »: c'est uniquement une société qui développe un livrel - le Cybook gen 3.

    La société française ePagine (filiale de TiteLive) a pour sa part mis en place un partenariat avec Gallimard pour la numérisation de son « fond » (avec une aide importante des pouvoirs publics) - mais aucun lien d'actionnariat entre les deux à ce jour. Le travail rendra possible la lecture du fond Gallimard sur les livrels de Bookeen...

    Sauf erreur, ePagine compte moins de cinq employés à ce jour. Bookeen aussi. Des empires? »

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