À voir à la télévision le vendredi 28 novembre - Un peu plus haut
La réputation de scénariste de Robert Towne n'est plus à faire depuis 1974, année où parut Chinatown, de Roman Polanski. L'intrigue complexe concoctée par le premier enthousiasma le public et la critique du monde entier et, aujourd'hui encore, elle compte toujours parmi les plus habiles jamais portées au grand écran.
Towne s'est plus tard essayé à la mise en scène avec Personal Best, un très bon film s'intéressant à la liaison amoureuse entre deux coureuses. Without Limits (Sans limites en version française), réalisé une quinzaine d'années plus tard, revisite l'univers de la course à pied par le truchement de la biographie de Steve Prefontaine, un jeune prodige sportif dont les exploits ont défrayé la chronique au début des années 1970.
Moins vous en connaissez sur l'homme, plus vous apprécierez le film que Towne lui a consacré. Les histoires vraies et les faits vécus souffrent souvent, du moins à Hollywood, d'une approche sirupeuse, souvent sanctifiante, où la nuance n'a guère sa place. Whitout Limits évite la plupart des écueils de la biographie sportive, peut-être parce que Towne est un excellent scénariste, peut-être aussi parce qu'il a déjà visité le genre, sans doute un peu à cause des deux.
Confier le rôle du charismatique coureur à Billy Crudup, alors un illustre inconnu, s'avéra un choix judicieux. La future vedette d'Almost Famous, de World Traveler et de Big Fish incarne le coureur avec sobriété et parvient, sans effort apparent, à rendre toute la détermination l'ayant animé. À ses côtés, Donald Sutherland brille dans l'une de ses meilleures interprétations récentes, alors qu'il campe Bill Bowerman, l'entraîneur exigeant mais visionnaire de Prefontaine.
Enfin, il convient de signaler la qualité de la sélection musicale, qui évoque efficacement l'époque sans recourir aux tubes d'usage.
Cinéma / Sans limites - Historia, 22h
Towne s'est plus tard essayé à la mise en scène avec Personal Best, un très bon film s'intéressant à la liaison amoureuse entre deux coureuses. Without Limits (Sans limites en version française), réalisé une quinzaine d'années plus tard, revisite l'univers de la course à pied par le truchement de la biographie de Steve Prefontaine, un jeune prodige sportif dont les exploits ont défrayé la chronique au début des années 1970.
Moins vous en connaissez sur l'homme, plus vous apprécierez le film que Towne lui a consacré. Les histoires vraies et les faits vécus souffrent souvent, du moins à Hollywood, d'une approche sirupeuse, souvent sanctifiante, où la nuance n'a guère sa place. Whitout Limits évite la plupart des écueils de la biographie sportive, peut-être parce que Towne est un excellent scénariste, peut-être aussi parce qu'il a déjà visité le genre, sans doute un peu à cause des deux.
Confier le rôle du charismatique coureur à Billy Crudup, alors un illustre inconnu, s'avéra un choix judicieux. La future vedette d'Almost Famous, de World Traveler et de Big Fish incarne le coureur avec sobriété et parvient, sans effort apparent, à rendre toute la détermination l'ayant animé. À ses côtés, Donald Sutherland brille dans l'une de ses meilleures interprétations récentes, alors qu'il campe Bill Bowerman, l'entraîneur exigeant mais visionnaire de Prefontaine.
Enfin, il convient de signaler la qualité de la sélection musicale, qui évoque efficacement l'époque sans recourir aux tubes d'usage.
Cinéma / Sans limites - Historia, 22h
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