À voir à la télévision le jeudi 27 novembre - Derrière l'histoire officielle
Le film qui a lancé la carrière internationale du cinéaste gréco-français Costa-Gavras. OEuvre coup-de-poing, Z frappe d'autant plus fort que son récit est rigoureusement exact. Engagé, certes, biaisé, probablement, mais néanmoins véridique. Tirée du roman factuel de Vasilis Vasilikos, lequel l'a contraint à l'exil, l'intrigue lève le voile sur un assassinat politique que la police grecque tenta de maquiller en accident.
Le juge d'instruction, défendu par le grand Jean-Louis Trintignant, deux ans avant Le Conformiste, doit jouer de pugnacité alors qu'il mène l'enquête sur la mort d'un député que
certains jugeaient encombrant. Partout, l'élite politique couvre ses arrières. La menace, d'abord sourde, se précise...
Dans le rôle de la victime, Grigoris Lambrakis, un influent gauchiste qu'on appelle ici simplement «le député», Yves Montand est complètement crédible. La star française accepta le projet par amitié pour le cinéaste, qui l'avait déjà dirigé avec son épouse, Simone Signoret, dans Compartiment tueurs. Les deux complices se retrouveront par la suite sur L'Aveu et État de siège, tout aussi chargés politiquement que Z avant eux.
Sorti en salle en 1969, Z, sans surprise, fit couler beaucoup d'encre. Mis en nomination dans les catégories du meilleur film, de la meilleure réalisation et du meilleur scénario adapté lors de la cérémonie des Oscars cette année-là, le film de Costa-Gavras repartit avec les statuettes du meilleur film en langue étrangère et du meilleur montage, ce qui était loin d'être des prix de consolation, surtout après la Palme d'interprétation à Jean-Louis Trintignant et, par décision unanime, le Prix spécial du jury décerné au cinéaste, lors du précédent Festival de Cannes.
Certains observateurs ne purent s'empêcher de voir dans ces distinctions des décisions plus politiques qu'artistiques. Sans doute ne s'étaient-ils pas donné la peine de voir le film...
Cinéma / Z - Artv, 21h
Le juge d'instruction, défendu par le grand Jean-Louis Trintignant, deux ans avant Le Conformiste, doit jouer de pugnacité alors qu'il mène l'enquête sur la mort d'un député que
certains jugeaient encombrant. Partout, l'élite politique couvre ses arrières. La menace, d'abord sourde, se précise...
Dans le rôle de la victime, Grigoris Lambrakis, un influent gauchiste qu'on appelle ici simplement «le député», Yves Montand est complètement crédible. La star française accepta le projet par amitié pour le cinéaste, qui l'avait déjà dirigé avec son épouse, Simone Signoret, dans Compartiment tueurs. Les deux complices se retrouveront par la suite sur L'Aveu et État de siège, tout aussi chargés politiquement que Z avant eux.
Sorti en salle en 1969, Z, sans surprise, fit couler beaucoup d'encre. Mis en nomination dans les catégories du meilleur film, de la meilleure réalisation et du meilleur scénario adapté lors de la cérémonie des Oscars cette année-là, le film de Costa-Gavras repartit avec les statuettes du meilleur film en langue étrangère et du meilleur montage, ce qui était loin d'être des prix de consolation, surtout après la Palme d'interprétation à Jean-Louis Trintignant et, par décision unanime, le Prix spécial du jury décerné au cinéaste, lors du précédent Festival de Cannes.
Certains observateurs ne purent s'empêcher de voir dans ces distinctions des décisions plus politiques qu'artistiques. Sans doute ne s'étaient-ils pas donné la peine de voir le film...
Cinéma / Z - Artv, 21h
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

