À voir à la télévision le mercredi 26 novembre - Identités multiples
Cette série, une des meilleures de l'automne, s'achève avec l'épisode de ce soir, l'avant-dernier, consacré à un sujet vaste et complexe à traiter, celui de l'identité. Micheline Lanctôt ouvre le bal en expliquant comment le chemin parcouru par le Québec a été phénoménal.
«Aucune société n'a assimilé autant de changements aussi rapidement», dit-elle. Car dans les années 60, le cinéma est aux premières loges pour définir le passage de l'identité canadienne-française traditionnelle à l'identité québécoise. Les films de Pierre Perrault explorent le territoire du Québec profond, mais plusieurs films définissent également l'urbanité, comme le célèbre
À Saint-Henri le 5 septembre. L'identité, c'est la question nationale, mais ce sont aussi les rapports économiques de pouvoir dans les films de Gilles Groulx.
Une question traverse tout l'épisode: quelle réalité exactement filme-t-on? Quelle image de l'identité veut-on donner? Car le cinéma, que ce soit dans le documentaire ou dans la fiction, est toujours un processus de fabrication.
La complexité de l'identité est symboliquement illustrée par la famille de Félix Leclerc. Félix, c'est le mythe, bien sûr. Son fils Martin, caméraman, exprime toute son admiration pour Pierre Perrault. Mais son autre fils, Francis, cinéaste, explique n'avoir jamais complètement adhéré aux films de Perrault, laissant entendre comment on peut «arranger» le cinéma-vérité, justement.
La désillusion du référendum de 1980 est également explorée, mais l'épisode aborde un autre thème, celui de la difficulté de s'exprimer, du langage appauvri de Montréal, du silence du père dans le cinéma... Bref, il s'agit d'un épisode riche.
Cinéma québécois / L'Identité - Télé-Québec, 21h
«Aucune société n'a assimilé autant de changements aussi rapidement», dit-elle. Car dans les années 60, le cinéma est aux premières loges pour définir le passage de l'identité canadienne-française traditionnelle à l'identité québécoise. Les films de Pierre Perrault explorent le territoire du Québec profond, mais plusieurs films définissent également l'urbanité, comme le célèbre
À Saint-Henri le 5 septembre. L'identité, c'est la question nationale, mais ce sont aussi les rapports économiques de pouvoir dans les films de Gilles Groulx.
Une question traverse tout l'épisode: quelle réalité exactement filme-t-on? Quelle image de l'identité veut-on donner? Car le cinéma, que ce soit dans le documentaire ou dans la fiction, est toujours un processus de fabrication.
La complexité de l'identité est symboliquement illustrée par la famille de Félix Leclerc. Félix, c'est le mythe, bien sûr. Son fils Martin, caméraman, exprime toute son admiration pour Pierre Perrault. Mais son autre fils, Francis, cinéaste, explique n'avoir jamais complètement adhéré aux films de Perrault, laissant entendre comment on peut «arranger» le cinéma-vérité, justement.
La désillusion du référendum de 1980 est également explorée, mais l'épisode aborde un autre thème, celui de la difficulté de s'exprimer, du langage appauvri de Montréal, du silence du père dans le cinéma... Bref, il s'agit d'un épisode riche.
Cinéma québécois / L'Identité - Télé-Québec, 21h
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