À voir à la télévision le lundi 24 novembre - Papa avait raison
Voilà une histoire digne d'un drame sportif mélodramatique: une jeune femme musulmane et citoyenne israélienne devient championne du monde de karaté grâce à son talent et à sa détermination, mais surtout grâce à l'appui indéfectible de son père.
Bien loin du modèle du paternel musulman conservateur qu'on a souvent en tête en Occident, il est le seul dans sa famille à ne pas dénigrer le fait que ses filles (Shadya a une soeur elle aussi karatéka) pratiquent un tel sport qui «montre leurs formes», comme le déplorent ses fils, qui détestent prodigieusement l'indomptable et insouciante Shadya. Ceux-ci finiront par triompher en la mariant à un homme d'abord ouvert aux ambitions de sa future épouse, mais qui changera d'avis une fois qu'il l'aura épousée.
Le hic, c'est qu'il s'agit d'un documentaire. Passionnant. Enthousiasmant dans les premières minutes, puis triste quand on se rend compte que la jeune championne, qui gagnait tout le temps et ne se laissait pas dicter son avenir par le poids des apparences, doit prendre son trou et obéir. Triste quand le papa-poule de Shadya confie à la caméra qu'il n'aurait pas dû marier sa fille si tôt, qu'il n'aurait pas dû se fier aux promesses de son futur gendre de laisser Shadya pratiquer son sport. Et surtout triste lorsqu'on constate que le piège des traditions se referme sur notre héroïne lorsqu'elle perd une dernière compétition, faute d'un entraînement suffisant après son mariage, puis quand son mari décide de mettre fin au tournage dont sa femme est le sujet principal. En filigrane (et surtout dans les scènes de compétitions internationales de karaté), la question israélo-palestinienne revient sur le tatami à quelques reprises et met en relief le déchirement des Arabes israéliens face à ce conflit qui les force à réfléchir à leur identité.
Shadya : musulmane, Israélienne et championne... - Télé-Québec, 21h
Bien loin du modèle du paternel musulman conservateur qu'on a souvent en tête en Occident, il est le seul dans sa famille à ne pas dénigrer le fait que ses filles (Shadya a une soeur elle aussi karatéka) pratiquent un tel sport qui «montre leurs formes», comme le déplorent ses fils, qui détestent prodigieusement l'indomptable et insouciante Shadya. Ceux-ci finiront par triompher en la mariant à un homme d'abord ouvert aux ambitions de sa future épouse, mais qui changera d'avis une fois qu'il l'aura épousée.
Le hic, c'est qu'il s'agit d'un documentaire. Passionnant. Enthousiasmant dans les premières minutes, puis triste quand on se rend compte que la jeune championne, qui gagnait tout le temps et ne se laissait pas dicter son avenir par le poids des apparences, doit prendre son trou et obéir. Triste quand le papa-poule de Shadya confie à la caméra qu'il n'aurait pas dû marier sa fille si tôt, qu'il n'aurait pas dû se fier aux promesses de son futur gendre de laisser Shadya pratiquer son sport. Et surtout triste lorsqu'on constate que le piège des traditions se referme sur notre héroïne lorsqu'elle perd une dernière compétition, faute d'un entraînement suffisant après son mariage, puis quand son mari décide de mettre fin au tournage dont sa femme est le sujet principal. En filigrane (et surtout dans les scènes de compétitions internationales de karaté), la question israélo-palestinienne revient sur le tatami à quelques reprises et met en relief le déchirement des Arabes israéliens face à ce conflit qui les force à réfléchir à leur identité.
Shadya : musulmane, Israélienne et championne... - Télé-Québec, 21h
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