À voir à la télévision le mardi 18 novembre - ...ou la chute de l'ange
Présenté lors de l'édition 2003 du Festival du nouveau cinéma, La Révolte des anges (ou Falling Angels dans son titre original, beaucoup plus approprié) est par la suite un peu passé sous le radar des cinéphile québécois.
C'est dommage, car ce long métrage canadien, tiré d'un roman de l'écrivaine Barbara Gowdy (auteure aussi de la nouvelle We So Seldom Look on Love, à l'origine du film Kissed, avec Molly Parker), vaut largement que l'on y consacre l'heure quarante de sa durée.
Sur le mode de la comédie (parfois très) dramatique, Falling Angels place sa lentille un brin déformante sur une famille comptant plus de névroses que ne peut en accueillir ce topo. Papa est un tyran, un coureur et un con en général, maman noie sa dépression dans l'alcoolisme et leur trois filles, Lou, Sandy et Norma, affrontent ou fuient comme elles le peuvent cette triste vie familiale. Comme si ça ne suffisait pas, nous sommes en 1969 et la guerre froide a cours, comme en témoigne la trappe du bunker, en plein centre du jardin.
Le film s'intéresse équitablement au chemi-nement des trois adolescentes, toutes trois défendues avec conviction et naturel par de jeunes comédiennes douées. Dans le rôle de la caractérielle Lou, Katharine Isabelle (Ginger Snaps) est particulièrement convaincante. L'imbuvable patriarche que défend parfois un peu lourdement Callum Keith Rennie prend cependant souvent des allures de caricature, et l'impact dramatique de certaines scènes s'en trouve amoindri. Le personnage de la mère aurait pu sembler ingrat, eût-il échu à une actrice moins douée. Scotchée au canapé usé, Miranda Richardson (Enchanted April, The Crying Game, Spider) compose, avec très peu de lignes, un personnage bouleversant. Ce que cette grande dame parvient à faire passer dans son seul regard!
Cinéma / La Révolte des anges - Artv, 21h
C'est dommage, car ce long métrage canadien, tiré d'un roman de l'écrivaine Barbara Gowdy (auteure aussi de la nouvelle We So Seldom Look on Love, à l'origine du film Kissed, avec Molly Parker), vaut largement que l'on y consacre l'heure quarante de sa durée.
Sur le mode de la comédie (parfois très) dramatique, Falling Angels place sa lentille un brin déformante sur une famille comptant plus de névroses que ne peut en accueillir ce topo. Papa est un tyran, un coureur et un con en général, maman noie sa dépression dans l'alcoolisme et leur trois filles, Lou, Sandy et Norma, affrontent ou fuient comme elles le peuvent cette triste vie familiale. Comme si ça ne suffisait pas, nous sommes en 1969 et la guerre froide a cours, comme en témoigne la trappe du bunker, en plein centre du jardin.
Le film s'intéresse équitablement au chemi-nement des trois adolescentes, toutes trois défendues avec conviction et naturel par de jeunes comédiennes douées. Dans le rôle de la caractérielle Lou, Katharine Isabelle (Ginger Snaps) est particulièrement convaincante. L'imbuvable patriarche que défend parfois un peu lourdement Callum Keith Rennie prend cependant souvent des allures de caricature, et l'impact dramatique de certaines scènes s'en trouve amoindri. Le personnage de la mère aurait pu sembler ingrat, eût-il échu à une actrice moins douée. Scotchée au canapé usé, Miranda Richardson (Enchanted April, The Crying Game, Spider) compose, avec très peu de lignes, un personnage bouleversant. Ce que cette grande dame parvient à faire passer dans son seul regard!
Cinéma / La Révolte des anges - Artv, 21h
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