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À voir à la télévision le samedi 8 novembre - Tableau de maître

François Lévesque   8 novembre 2008  Médias
Le cinéaste américain Terrence Malick a réussi à créer, consciemment ou non, une sorte de mythe autour de sa personne, et ce, de son vivant. Rares en effet sont les réalisateurs à atteindre un tel statut avec un nombre si restreint de films. Malick est à la tête d'une filmographie qui en compte quatre. Mais quelles oeuvres! Badlands, Days of Heaven, The Thin Red Line... The New World est son quatrième long métrage en 35 ans.

Quand on s'installe devant l'un ou l'autre de ses films, on peut être assuré que rien n'a été laissé au hasard et que chaque plan a été soigneusement composé. Car l'image occupe un espace prépondérant dans son oeuvre, laquelle se décline en une série de tableaux au fulgurant pouvoir d'évocation. C'est que Malick est au cinéma ce que Monet est à la peinture: un impressionniste hors pair.

The New World, comme ses prédécesseurs, s'intéresse à l'Amérique, en l'occurrence à ses origines. À travers l'improbable histoire d'amour de Pocahontas et de John Smith, Malick révèle une autre facette de ce qui deviendra les États-Unis. Comme toujours chez le cinéaste, la beauté côtoie intimement la violence. Le réalisateur apporte à ces scènes parfois éprouvantes le même soin jaloux.

Jouer dans des conditions si particulières peut sans doute s'avérer complexe pour un acteur, mais Malick en a toujours choisi d'excellents: Sissy Spacek, Brooke Adams, Sean Penn, Nick Nolte, George Clooney, pour n'en nommer que quelques-uns. Avec de telles pointures, difficile de savoir dans quelle mesure la direction d'acteurs est responsable de la qualité de l'interprétation. The New World nous donne finalement un bon indice puisque, aux côtés de l'intense Colin Farrell et du très expérimenté Christopher Plummer, la débutante (et non professionnelle) Q'Orienka Kilcher offre une interprétation d'un naturel éblouissant.

Cinéma / Le Nouveau Monde - Radio-Canada, 23h
 
 
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