À voir à la télévision le vendredi 7 novembre - Sa maman est une salope
Il n'y a que ceux qui ont découvert le côté sombre d'Isabelle Huppert dans La Pianiste, de Michael Haneke, pour croire que l'actrice s'est récemment convertie, sur grand écran, au sadomasochisme, s'adonnant sans complexes ni remords à une sexualité débridée. Que l'on se souvienne de Violette Nozière, de Claude Chabrol, ou encore de Malina, de Werner Schroeter.
Ce n'est pas pour rien que les critiques américains la considèrent comme «la grande dame de la décadence» du cinéma européen. J'ose croire qu'elle y voit le plus beau des compliments.
Dans Ma mère, de Christophe Honoré, elle plonge dans l'univers de Georges Bataille, le cinéaste adaptant un ouvrage de l'auteur aux forts relents autobiographiques et transposé à notre époque, ce qui n'est pas sans difficultés ni incohérences. Hélène, cette bonne bourgeoise installée dans une magnifique demeure dans les îles Canaries, semble irréprochable. À la mort
de son mari, elle avoue à son fils Pierre (Louis Garrel, qui venait tout juste de quitter le monde salace de Bernardo Bertolucci dans The Dreamers) sa vraie nature: salope, lubrique, et plus encore. L'adolescent, hanté par la haine qu'il voue à son père, culpabilisé par son édu-cation répressive dans une école catholique, est par-dessus tout amoureux de cette femme qui accepte, avec l'aide d'amies, de l'initier aux plaisirs de ses nuits mouvementées.
Ce n'est pas un hasard si Bataille reprend du service dans le cinéma français, bien des cinéastes, dont Catherine Breillat et Patrice Chéreau, ayant décidé de repousser à tout prix les frontières de la représentation de la sexualité, même aux limites du ridicule. Avec Ma mère, incontestablement le sexe et la mort sont indissociables, culminant dans une finale sulfureuse et provocante. À moins bien sûr d'avoir abandonné en chemin la grande dame à ses perversités, fort épicées d'ailleurs...
Cinéma / Ma mère - Artv, 23h30
Ce n'est pas pour rien que les critiques américains la considèrent comme «la grande dame de la décadence» du cinéma européen. J'ose croire qu'elle y voit le plus beau des compliments.
Dans Ma mère, de Christophe Honoré, elle plonge dans l'univers de Georges Bataille, le cinéaste adaptant un ouvrage de l'auteur aux forts relents autobiographiques et transposé à notre époque, ce qui n'est pas sans difficultés ni incohérences. Hélène, cette bonne bourgeoise installée dans une magnifique demeure dans les îles Canaries, semble irréprochable. À la mort
de son mari, elle avoue à son fils Pierre (Louis Garrel, qui venait tout juste de quitter le monde salace de Bernardo Bertolucci dans The Dreamers) sa vraie nature: salope, lubrique, et plus encore. L'adolescent, hanté par la haine qu'il voue à son père, culpabilisé par son édu-cation répressive dans une école catholique, est par-dessus tout amoureux de cette femme qui accepte, avec l'aide d'amies, de l'initier aux plaisirs de ses nuits mouvementées.
Ce n'est pas un hasard si Bataille reprend du service dans le cinéma français, bien des cinéastes, dont Catherine Breillat et Patrice Chéreau, ayant décidé de repousser à tout prix les frontières de la représentation de la sexualité, même aux limites du ridicule. Avec Ma mère, incontestablement le sexe et la mort sont indissociables, culminant dans une finale sulfureuse et provocante. À moins bien sûr d'avoir abandonné en chemin la grande dame à ses perversités, fort épicées d'ailleurs...
Cinéma / Ma mère - Artv, 23h30
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