Le propriétaire de TQS exhorte à la patience
«Nous avons autant de retombées économiques que le Grand Prix du Canada»
Photo : Jacques Grenier
Maxime Rémillard
«Nous avons besoin de temps pour relancer TQS.» Le nouveau propriétaire de l'entreprise, Maxime Rémillard, exhorte à la patience. Il ne comprend pas pourquoi on remet en question la pertinence d'une deuxième chaîne privée généraliste. «Nous avons autant de retombées économiques que le Grand Prix du Canada», lance-t-il.
Et la décision d'éliminer le service des nouvelles a été uniquement motivée par le désir de sauver l'entreprise: Maxime Rémillard avait même songé à transformer TQS en une chaîne all-news, qui aurait diffusé de l'information du matin au soir, révèle-t-il, avant de se rendre compte qu'il lui aurait été impossible de concurrencer les autres groupes médiatiques sur ce terrain.
Souvent critiqué pour avoir refusé de parler aux médias, Maxime Rémillard s'est lancé dans une opération de charme hier en faisant le tour des journaux.
Officiellement propriétaire du réseau depuis le 5 septembre, il répète qu'«aucune entreprise de diffusion conventionnelle n'a passé à travers ce [que TQS] traverse actuellement». «La faillite a eu un impact considérable et nous a empêchés d'investir dans le produit, a-t-il expliqué. Les fournisseurs ne se bousculaient pas aux portes, et on ne pouvait pas développer de nouvelles émissions tant que le processus n'était pas terminé.»
Le plan d'arrangement avec les créanciers a été accepté, mais les syndicats de TQS mènent encore une action judiciaire pour le contester.
En regardant l'actuelle programmation de TQS, plusieurs se demandent si celle-ci ressemble vraiment à ce que les frères Julien et Maxime Rémillard, propriétaires de Remstar, avaient en tête en achetant le réseau.
La réponse n'est pas nécessairement très claire. «Nous avons voulu acheter TQS parce que c'était une occasion d'affaires, explique Maxime Rémillard, et nous voulons en faire une télévision généraliste de niche.»
Toutes les options ont été examinées, non seulement le all-news, mais aussi la possibilité d'ouvrir la station seulement le soir pour un certain temps. Mais «les ventes étaient déjà engagées avec les annonceurs pour les émissions et nous avions des obligations contractuelles».
La programmation actuelle en est une de transition, reconnaît Maxime Rémillard, qui soutient que c'est en septembre 2009 qu'on pourra voir la véritable image de TQS.
Parmi les projets: créer des émissions québécoises (TQS travaille d'ailleurs avec Patrick Huard sur différents projets). «J'aimerais développer des téléfilms, ajoute M. Rémillard, un créneau peu exploité ici, des films qu'on pourrait développer avec différents partenaires, de jeunes réalisateurs et de jeunes scénaristes.»
La «télévision généraliste de niche» de TQS, c'est une télévision qui veut s'adresser au grand public le jour mais spécifiquement aux 18-49 ans le soir, là où l'on trouve 70 % des revenus. «Nous allons identifier des occasions d'affaires dans différents créneaux le soir pour les 18-49 ans», dit-il. Maxime Rémillard donne comme exemple la nouvelle émission Scrap Métal du vendredi soir, qui rejoint 81 000 téléspectateurs et dont le succès auprès de ce groupe d'âge est élevé. «Nous visons une part de marché de 11 à 12 % chez les 18-49 ans à l'automne 2009», dit-il.
Le nouveau patron de TQS cite aussi comme exemple M6 en France ainsi que Fox aux États-Unis, deux réseaux jeunes qui ont ciblé les jeunes adultes avec des productions qu'on ne trouvait pas ailleurs. «Ils ont rajeuni l'antenne et adopté un positionnement différent de leurs concurrents, et c'est ce que nous voulons faire», dit-il.
Maxime Rémillard comprend mal qu'on critique ses efforts pour relancer une entreprise en faillite, alors que Remstar met sur la table 20 millions pour sauver TQS.
Le réseau emploie près de 200 personnes, soutient-il, crée plusieurs centaines d'emplois dans la production indépendante, investit 30 millions annuellement dans la production québécoise. «C'est un moteur économique important, dont les retombées ressemblent au Grand Prix du Canada», soutient-il.
TQS pourrait-elle refaire de l'information un jour, après avoir retrouvé sa rentabilité? M. Rémillard répète que l'information «n'était pas une option viable» et que la chaîne «ne pourra jamais concurrencer les deux autres réseaux, TVA et Radio-Canada».
Maxime Rémillard s'énerve lorsqu'on soulève le fait qu'André Arthur, un député élu, puisse présenter une émission d'affaires publiques. Il réplique en critiquant la présence de Denis Coderre comme chroniqueur culturel à Télé-Québec, «alors que c'est un député libéral qui veut devenir premier ministre! André Arthur, lui, est un élu affilié à aucun parti politique, et un excellent communicateur dont c'est le premier métier. Je ne vois aucun problème éthique».
Enfin, interrogé sur la rumeur voulant que TQS ait approché Mario Clément, Maxime Rémillard soutient ne mener aucune discussion avec l'ancien directeur des programmes de Radio-Canada.
Et la décision d'éliminer le service des nouvelles a été uniquement motivée par le désir de sauver l'entreprise: Maxime Rémillard avait même songé à transformer TQS en une chaîne all-news, qui aurait diffusé de l'information du matin au soir, révèle-t-il, avant de se rendre compte qu'il lui aurait été impossible de concurrencer les autres groupes médiatiques sur ce terrain.
Souvent critiqué pour avoir refusé de parler aux médias, Maxime Rémillard s'est lancé dans une opération de charme hier en faisant le tour des journaux.
Officiellement propriétaire du réseau depuis le 5 septembre, il répète qu'«aucune entreprise de diffusion conventionnelle n'a passé à travers ce [que TQS] traverse actuellement». «La faillite a eu un impact considérable et nous a empêchés d'investir dans le produit, a-t-il expliqué. Les fournisseurs ne se bousculaient pas aux portes, et on ne pouvait pas développer de nouvelles émissions tant que le processus n'était pas terminé.»
Le plan d'arrangement avec les créanciers a été accepté, mais les syndicats de TQS mènent encore une action judiciaire pour le contester.
En regardant l'actuelle programmation de TQS, plusieurs se demandent si celle-ci ressemble vraiment à ce que les frères Julien et Maxime Rémillard, propriétaires de Remstar, avaient en tête en achetant le réseau.
La réponse n'est pas nécessairement très claire. «Nous avons voulu acheter TQS parce que c'était une occasion d'affaires, explique Maxime Rémillard, et nous voulons en faire une télévision généraliste de niche.»
Toutes les options ont été examinées, non seulement le all-news, mais aussi la possibilité d'ouvrir la station seulement le soir pour un certain temps. Mais «les ventes étaient déjà engagées avec les annonceurs pour les émissions et nous avions des obligations contractuelles».
La programmation actuelle en est une de transition, reconnaît Maxime Rémillard, qui soutient que c'est en septembre 2009 qu'on pourra voir la véritable image de TQS.
Parmi les projets: créer des émissions québécoises (TQS travaille d'ailleurs avec Patrick Huard sur différents projets). «J'aimerais développer des téléfilms, ajoute M. Rémillard, un créneau peu exploité ici, des films qu'on pourrait développer avec différents partenaires, de jeunes réalisateurs et de jeunes scénaristes.»
La «télévision généraliste de niche» de TQS, c'est une télévision qui veut s'adresser au grand public le jour mais spécifiquement aux 18-49 ans le soir, là où l'on trouve 70 % des revenus. «Nous allons identifier des occasions d'affaires dans différents créneaux le soir pour les 18-49 ans», dit-il. Maxime Rémillard donne comme exemple la nouvelle émission Scrap Métal du vendredi soir, qui rejoint 81 000 téléspectateurs et dont le succès auprès de ce groupe d'âge est élevé. «Nous visons une part de marché de 11 à 12 % chez les 18-49 ans à l'automne 2009», dit-il.
Le nouveau patron de TQS cite aussi comme exemple M6 en France ainsi que Fox aux États-Unis, deux réseaux jeunes qui ont ciblé les jeunes adultes avec des productions qu'on ne trouvait pas ailleurs. «Ils ont rajeuni l'antenne et adopté un positionnement différent de leurs concurrents, et c'est ce que nous voulons faire», dit-il.
Maxime Rémillard comprend mal qu'on critique ses efforts pour relancer une entreprise en faillite, alors que Remstar met sur la table 20 millions pour sauver TQS.
Le réseau emploie près de 200 personnes, soutient-il, crée plusieurs centaines d'emplois dans la production indépendante, investit 30 millions annuellement dans la production québécoise. «C'est un moteur économique important, dont les retombées ressemblent au Grand Prix du Canada», soutient-il.
TQS pourrait-elle refaire de l'information un jour, après avoir retrouvé sa rentabilité? M. Rémillard répète que l'information «n'était pas une option viable» et que la chaîne «ne pourra jamais concurrencer les deux autres réseaux, TVA et Radio-Canada».
Maxime Rémillard s'énerve lorsqu'on soulève le fait qu'André Arthur, un député élu, puisse présenter une émission d'affaires publiques. Il réplique en critiquant la présence de Denis Coderre comme chroniqueur culturel à Télé-Québec, «alors que c'est un député libéral qui veut devenir premier ministre! André Arthur, lui, est un élu affilié à aucun parti politique, et un excellent communicateur dont c'est le premier métier. Je ne vois aucun problème éthique».
Enfin, interrogé sur la rumeur voulant que TQS ait approché Mario Clément, Maxime Rémillard soutient ne mener aucune discussion avec l'ancien directeur des programmes de Radio-Canada.
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