À voir à la télévision le lundi 13 octobre - Prodigieux motels
Le motel, combinaison habile des mots «motor» et «hotel», fait partie intégrante du paysage américain depuis le XXe siècle. Entrevues, analyses et documents d'archives permettent à ce documentaire très bien mené de nous faire mieux comprendre l'implantation et le développement des motels au Québec. Encore aujourd'hui, il existe plus de 1000 établissements du genre ici, même si l'âge d'or de ce type d'établissement — les années 1960 et 1970 — semble désormais bien loin.
Déjà en 1922, soutient un des experts interrogés, les touristes américains rapportent plus au Québec que le secteur de la forêt.
Pour accueillir ces visiteurs, de plus en plus motorisés à mesure que le siècle progresse, les bons vieux hôtels ne suffisent plus. Les «cabines» poussent tout d'abord comme des champignons, en marge des villes, dans une relative anarchie juridique. Puis, après la Seconde Guerre mondiale, les motels apparaissent aussi en bordure des routes de campagne. Avec leurs voitures, les voyageurs y traînent leur vie quotidienne et leurs fantasmes.
En 1958, le Québec compte déjà 450 motels. Dix ans plus tard, il y en a le double, entre autres à cause de l'engouement pour le Québec que suscite l'exposition universelle de 1967. Tout cela donne lieu au développement d'une véritable culture du motel.
Plusieurs des entrevues rassemblées ici sont étonnantes. On y voit des hommes et des femmes qui, tout en se disant libres grâce à la vie des motels, semblent traîner le lourd poids d'une société qui consomme même les voyages. Les images de ce documentaire sont en plus souvent très réussies. Elles permettent de voir, sans méchanceté aucune, un côté kitsch qui va parfois très loin. En un mot, cette série de trois émissions est tout simplement remarquable.
Motel, No Vacancy - Historia, 20h
Déjà en 1922, soutient un des experts interrogés, les touristes américains rapportent plus au Québec que le secteur de la forêt.
Pour accueillir ces visiteurs, de plus en plus motorisés à mesure que le siècle progresse, les bons vieux hôtels ne suffisent plus. Les «cabines» poussent tout d'abord comme des champignons, en marge des villes, dans une relative anarchie juridique. Puis, après la Seconde Guerre mondiale, les motels apparaissent aussi en bordure des routes de campagne. Avec leurs voitures, les voyageurs y traînent leur vie quotidienne et leurs fantasmes.
En 1958, le Québec compte déjà 450 motels. Dix ans plus tard, il y en a le double, entre autres à cause de l'engouement pour le Québec que suscite l'exposition universelle de 1967. Tout cela donne lieu au développement d'une véritable culture du motel.
Plusieurs des entrevues rassemblées ici sont étonnantes. On y voit des hommes et des femmes qui, tout en se disant libres grâce à la vie des motels, semblent traîner le lourd poids d'une société qui consomme même les voyages. Les images de ce documentaire sont en plus souvent très réussies. Elles permettent de voir, sans méchanceté aucune, un côté kitsch qui va parfois très loin. En un mot, cette série de trois émissions est tout simplement remarquable.
Motel, No Vacancy - Historia, 20h
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